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Quels sont les axes de l'intervention de l'AFD à La Réunion ?

 

 

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L'AFD accompagne les entreprises réunionnaises à tous les stades de leur développement grâce à une palette d'outils diversifiés en propre ou en représentation d'OSEO

 

 

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Dans le secteur de la santé, l'AFD contribue à améliorer l'offre de soin et soutient les investissements pour l'amélioration des équipements

 

 

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Qualicarry enchante les papilles de la Réunion

02/05/2013

Dans le secteur de la restauration collective, spécialité secteur hospitalier, la PME qui s’impose à la Réunion comme la référence est Qualicarry. Avec déjà 17 employés, la PME a pu se développer depuis 2007 grâce au soutien d’Oséo et de l’AFD. Laurence Galaup, la gérante de Qualicarry, nous explique comment son entreprise a bénéficié de cette aide.

Depuis 2007, la PME Qualicarry régale tous les patients des hôpitaux de l’île de la Réunion. Avec plus de 500 repas préparés et servis chaque jour, elle a su s’imposer dans le paysage de la restauration réunionnais. Son objectif : servir des repas « qualitatifs et adaptés ». Ainsi, la démarche de l’entreprise repose sur deux principaux axes : utiliser des produits locaux, et garder leurs nutritionnelles, et s’adapter aux besoins des personnes servies, en particulier dans le secteur hospitalier. Qualicarry a aussi mis en place de multiples partenariats - université, nutritionnistes - afin de développer sa gamme de produits.


Un double soutien de la part d’Oséo et de l’AFD


Laurence Galaup a reçu le prix de l’entrepreunariat féminin en 2008 pour Qualicarry. Elle explique l’aide qu’elle a reçu d’ Oséo et de l’AFD. « Le soutien d’Oséo-AFD a été essentiel pour le développement de ma société. Dans un premier temps, cela m’a permis d’accompagner le financement d’un programme de recherche et développement dans le domaine de la dénutrition des personnes âgées. Dans un second temps, Oséo-AFD s’est porté caution auprès de ma banque pour un emprunt lorsque nous avons voulu nous élargir. »



Publication du bilan macroéconomique de La Réunion 2000-2010

26/04/2013

Une crise conjoncturelle ou les limites d’un modèle de croissance ?

Au cours des deux dernières décennies et jusqu’à la crise débutée courant 2008, l’économie réunionnaise s’est caractérisée par des performances exceptionnelles pour une région française. Entre 1993 et 2008, le produit intérieur brut (PIB) du département a progressé de 4,5 % en moyenne par an en euros constants, soit plus du double de la croissance observée sur l’ensemble du territoire français (+ 2,1 %).

Ce développement économique a reposé sur une demande intérieure soutenue et dynamique. La consommation des ménages a porté cette expansion, relayée dès 2004 par l’investissement et le boom de l’immobilier. Cependant la crise économique en 2009 a fortement fragilisé l’économie réunionnaise et remet en cause son modèle de croissance.

 

 

La consommation des ménages : premier moteur de l’économie de l’île

La consommation finale des ménages a contribué à hauteur de 5,8 points par an à l’évolution du PIB entre 2000 et 2007. Elle a progressé de 6,8 % par an en moyenne entre 2000 et 2005, soit le taux le plus élevé depuis 20 ans. Elle s’est néanmoins essoufflée dès 2006, avant la crise. Le modèle économique réunionnais, basé principalement sur la satisfaction d’une demande forte de consommation des ménages, semble en effet avoir atteint certaines limites. La plupart des taux d’équipement des ménages réunionnais (véhicules, électroménager, matériels électroniques, etc.) rejoignent progressivement les niveaux nationaux, rendant ces marchés moins dynamiques.

 

L’investissement prend le relais de la croissance

Le boom de l’investissement a permis de compenser cette décélération de la consommation, dès 2005. La Réunion s’est en effet engagée dans un processus d’amélioration de grande ampleur de ses équipements publics et privés. L’investissement privé a été particulièrement favorisé par les différentes mesures fiscales de soutien dont ont bénéficié les économies domiennes, notamment la « loi Girardin » et l’aide de l’Union européenne via les fonds structurels.

Dans le secteur de la construction, le développement s’est fait en décalage avec les besoins d’une grande partie des ménages réunionnais : les prix des biens vendus progressant deux fois plus vite que les revenus.

 

La crise se fait ressentir dès 2009

À partir de 2009, La Réunion n’a pas échappé à la crise internationale. Le secteur du BTP a ainsi connu un véritable trou d’air d’activité, avec une baisse de 39 % de son chiffre d’affaires entre 2008 et 2010. Le resserrement de l’accès au crédit, associé à un net ralentissement de la demande en biens immobiliers alimenté par les incertitudes liées à l’élaboration de la Lodeom, ont quasiment gelé les ventes de biens immobiliers neufs et les mises en chantier. L’achèvement de chantiers de grande envergure, au premier rang desquels figure la route des Tamarins, et l’abandon ou le report de nombreux projets par les collectivités locales, ont également contribué à cette chute. Par ailleurs, la dégradation brutale du moral des acteurs économiques nationaux ou internationaux a agi directement sur le courant d’affaires réunionnais, gelant les investissements et pesant sur le dynamisme des entrepreneurs locaux.

Les gains réalisés sur le marché de l’emploi ont été en grande partie annulés. Le taux de chômage retrouve ainsi en fin de période, avec près de 30 % de la population active, son niveau de 2005.

Le retournement de conjoncture a accéléré le déclin du modèle de croissance réunionnais, basé sur une consommation dynamique et un investissement stimulé par des aides fiscales et une commande publique forte. La Réunion doit ainsi faire face aujourd’hui à une rupture de son modèle économique, qui nécessite d’identifier de nouveaux relais de croissance.
 
Cette étude est réalisée dans le cadre du partenariat Cerom (AFD, IEDOM, Insee), qui consiste à mettre en place un cadre statistique permettant d’analyser les évolutions récentes de la situation économique des Outre-mer français.

 

► Accéder à la publication sur le site de CEROM



Lancement de trois nouveaux produits de soutien à l’innovation

02/04/2013

Trois nouveaux dispositifs OSEO en faveur de l’innovation des entreprises, représenté par l’AFD à La Réunion, sont désormais disponibles. Il s’agit de l’appui au premier projet innovant (APPI), du préfinancement du crédit d'impôt recherche (PREFICIR) et du prêt pour l’innovation (PPI).

Ils ont été présentés aux acteurs de l'innovation à La Réunion le 28 mars lors d'une réunion de lancement, en partenariat avec la Technopole de La Réunion et en présence de la Région Réunion.

Elisabeth Peguillan, directrice de la Technopole de la Réunion, Philippe Arnaud, Vice-président de la Technopole et Frédéric Cadet, Vice-président de la Région Réunion lors de la réunion de lancement le 28 mars © AFD

 

Trois outils de financement qui complètent la gamme OSEO Innovation à La Réunion

L'APPI, le PREFICIR et le PPI permettent de couvrir plusieurs des étapes clés de la chaine de l’innovation : la formulation du projet, son expérimentation et sa concrétisation commerciale.

L’APPI est porté localement par la Technopole de La Réunion, organisme régional d’accompagnement du développement technologique et de l’innovation. En tant que "tête de réseau", la Technopole bénéficie de la part d'OSEO d'une subvention de 150K€ et est chargée de l’instruction des dossiers et de la sélection des projets. Cette subvention doit permettre d'accompagner une quinzaine de projets d'entreprises "primo-innovantes" dans le cadre de leur démarche d'innovation impliquant un partenariat technologique.

Financés à 80% du montant HT de la prestation facturée, dans une limite de 10 000€, le montant de l’aide ne pourra être supérieur à 50% des dépenses HT réalisées pour le programme (dépenses internes et externes). La subvention sera versée directement au prestataire, lui permettant ainsi de ne débourser que sa quote-part, sans avance de trésorerie pour le reste de la prestation.

 

Pour connaître les modalités de l'APPI et inscrire son projet, contacter la Technopole de La Réunion à innovation@technopole-reunion.com

 

Aider au développement du projet et au lancement inductriel et commercial d'un produit : PREFICIR et PPI

Le PREFICIR  permet aux entreprises innovantes de disposer d’une trésorerie suffisante pour couvrir leurs dépenses en Recherche & Développement dès l’année où elles sont engagées, sans attendre la récupération l’année suivante de leur Crédit Impôt Recherche (CIR) correspondant.
 

 

  © AnakaoPress - AFD

Afin de rendre opérationnel un projet, le Prêt Pour l’Innovation (PPI) finance les dépenses matérielles et immatérielles liées au lancement industriel et commercial d’une innovation. Le PPI offre ainsi aux entreprises la possibilité de financer les dépenses nécessaires à la mise sur le marché d’un produit.Il  s’adresse prioritairement aux entreprises porteuses d’une innovation à commercialiser et bénéficiaires depuis moins de trois ans d’une aide à la RDI ou d’un accompagnement public soutenant cette innovation.

Toutes les infos auprès de l’AFD à La Réunion : 0262 90 00 66 – afdsaintdenis@afd.fr


Signature d’un accord-cadre avec le Conseil Régional sur l’insertion économique régionale

28/03/2013

L’AFD a signé le 25 mars 2013 un accord-cadre de partenariat avec le Conseil régional de La Réunion visant à renforcer l’insertion économique de La Réunion dans la zone océan Indien. Il permettra la mise en œuvre des conditions nécessaires à la synergie et la complémentarité de leurs interventions respectives, en réponse aux enjeux de la région.

En tant qu’acteur de premier plan du développement économique local, la collectivité territoriale a inscrit l’insertion économique régionale comme un axe majeur de sa politique.

La Région Réunion souhaite en effet impulser une véritable dynamique de soutien aux projets d’ouverture à l’international portés par les entreprises locales.

 

Didier Robert, président de la Région Réunion, et Marc Dubernet, directeur de l'AFD Réunion

 

Un nouveau partenariat pour promouvoir les liens économiques régionaux

 A travers l’échange d’informations et le cofinancement de projets, ce partenariat se concentre sur le développement du secteur productif, en particulier par l’appui à la structuration de filières régionales, de clusters et à l’émergence de projets dans les secteurs du numérique, du tourisme, de l’agroalimentaire ou des biotechnologies. La recherche de synergies et d’effets de levier en matière d’ingénierie financière et d’outils de financement au profit de l’insertion économique régionale constitue également un enjeu central et transversal du partenariat.

Au titre de vecteurs de développement durable à l’échelle des pays de la région, l’accord-cadre concerne également la promotion des initiatives de préservation des Biens Publics Régionaux (biodiversité, climat, prévention des risques), l’éducation et la santé (notamment à travers le soutien à l’échelon multilatéral de la Commission de l’océan Indien).

Ce partenariat entre l’AFD et le Conseil régional de la Réunion s’inscrit dans le cadre des missions définies par la stratégie de coopération régionale ultramarine de l’AFD, dont la déclinaison océan Indien a été adoptée en septembre 2012 .

 

Voir la vidéo de la signature sur le site de la Région Réunion



L'AFD atteint un niveau historique d’activité en Outre-mer : près de 1,5 milliard d'euros engagés en 2012

19/03/2013

L’année 2012 a marqué un véritable changement d’échelle pour l’AFD dans les Outre-mer : ses autorisations d’engagement ont atteint 1,48 milliard d’euros en 2012, un niveau d’activité historique ; soit une progression de 24 % par rapport à 2011, qui confirme l’engagement de l’Agence en faveur des territoires ultramarins.

Implantée dans 9 collectivités et départements d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne les acteurs publics et privés dans leurs projets de développement local. Son action s’inscrit dans les objectifs fixés par le Conseil interministériel de l’Outre-mer.

 

Secteur privé : des financements multipliés par deux en 2012

Les financements de l’AFD en faveur du secteur privé ultramarin ont été multipliés par 2 en 2012 pour atteindre un montant inégalé d’1 milliard d’euros. Ces financements, directs ou indirects, en prêts ou en garanties, long-terme ou court-terme, ont permis d’aider 1800 entreprises.

Pour contribuer au développement de l’activité de crédit aux entreprises, l’AFD a créé en 2012 une facilité globale de refinancement de 300 millions d’euros à taux de marché, en faveur des établissements financiers dans les Outre-mer. Ce nouvel outil doit favoriser l’investissement privé et in fine la création d’emplois.

Pour dynamiser l’offre de crédit, l’AFD propose de garantir les banques contre les risques d’investissement des petites entreprises. En 2012, elle a permis de catalyser plus de 1400 crédits à l’investissement pour un montant total de 230 millions d’euros.

Représentante d’Oséo dans les DOM, l’AFD accompagne les entreprises à tous les stades de leur existence, en proposant aux entrepreneurs toute la palette des produits d’intérêt économique général. Le dispositif à permis d’apporter 312 millions de financements complémentaires en 2012.

L’AFD avec l’aide de PROPARCO, sa filiale secteur privé, vient renforcer les fonds propres des entreprises, au travers de la création de structures de capital-investissement. En outre, au travers de son partenariat avec l’ADIE, l’AFD encourage depuis 10 ans l’implantation d’organismes de microfinance en Outre-mer. Fin 2012, l’AFD a octroyé une ligne de financement à l’ADIE d’un montant de 5 M€ qui permettra de refinancer environ 3 000 microcrédits sur la période 2012-2014.


L’AFD, premier partenaire du secteur public local : près d’un demi-milliard d’engagement en 2012

Collectivités territoriales, hôpitaux, sociétés d’économie mixtes, syndicats intercommunaux… En 2012, les engagements financiers de l’Agence en faveur du secteur public local ont atteints 467 millions d’euros, dont près des trois quarts relèvent de prêts bonifiés. Ceux-ci ont connu une hausse de 6% en un an.

Dans un contexte de ralentissement de l’offre de financement des investissements par les banques commerciales, les ressources de l’AFD ont permis en 2012 au secteur public local ultramarin de mener à bien ses programmes d’investissement annuels en répondant à hauteur de 40% à ses demandes d’emprunt.

 

Contribuer à la cohésion sociale et au dynamisme de l’économie locale et régionale

L’Agence finance des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations en Outre-mer. Sa présence dans le capital de sept sociétés immobilières (SIDOM) lui permet d’agir directement sur la construction de logements sociaux et intermédiaires.

En adoptant en 2012, 5 stratégies de coopération régionale, l’AFD se donne pour objectifs de favoriser les échanges économiques, promouvoir les biens publics mondiaux à l’échelle régionale et l’influence française ultramarine.

Dov Zerah, Directeur Général de l'AFD : Le plan d’orientations stratégiques 2012-2016 de l’AFD réaffirme notre volonté de faire encore plus pour le développement des Outre-mer. Cela s’est traduit par une augmentation très significative de nos financements, à près de 1,5 milliard d’euros. Cette forte croissance de notre activité, de plus de 40% en deux ans, s’explique principalement par notre effort accru en faveur du secteur privé. Celui-ci a bénéficié d’un milliard d’euros de notre part, grâce à la mise en place de nouveaux outils financiers : prêts directs aux entreprises, intervention de PROPARCO,… L’Agence confirme ainsi son rôle pivot dans le financement des économies ultramarines.



‘‘L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers.’’

19/03/2013

Avec un engagement record en 2012 (1,5 Md€) et une priorité stratégique accordée au secteur privé en 2013, l’AFD affirme en Outre-mer son rôle et sa spécificité : jouer des synergies entre ces collectivités et les pays voisins pour apporter des réponses régionales. Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du département Outre-mer sur les enjeux et les persectives de ces territoires d'exception.

 

L’Outre-mer, les Outre-mer : quelles disparités économiques et sociales recouvre ce terme générique ?

Le glissement du singulier au pluriel reflète une réalité : les Outre-mer sont disparates à bien des égards. D’un point de vue démographique d’abord : la Guyane est le département le plus jeune de France avec un fort dynamisme alors que les Antilles sont en passe de devenir les plus vieux départements français.
Du point de vue migratoire ensuite : les Réunionnais ont tendance à rester à La Réunion tandis que les Antillais actifs diplômés travaillent plus facilement dans l’Hexagone ou à l’étranger.
On peut aussi raisonner en termes d’avantages comparatifs. Là encore, les Outre-mer ne sont pas sur la même ligne. Alors que la Nouvelle-Calédonie peut compter sur d’importantes réserves de nickel, qui contribuent à sa croissance et donc au niveau élevé du PIB par habitant, les autres territoires sont en recherche de relais de croissance leur permettant de s’intégrer davantage dans leur environnement.
Pour bien analyser les écarts de développement, nous avons publié une étude l’an dernier calculant les indices de développement humain (IDH) des Outre-mer. Les résultats sont édifiants : les indices de la Guyane et surtout de Mayotte sont, par exemple, sensiblement moins élevés que ceux de la Guadeloupe ou de la Nouvelle-Calédonie. Et au cours des vingt dernières années, la progression de l’IDH, qui reflète le rattrapage de ces territoires, n’a pas concerné la Polynésie.

Les Outre-mer ont malgré tout des défis communs à relever?

Si différents soient-ils, les Outre-mer partagent des problématiques communes par rapport à l’Hexagone. Saint-Pierre-et-Miquelon mis à part, ils sont situés dans la zone tropicale et équatoriale. Ils regroupent 10% des récifs coralliens mondiaux et quatre « points chauds » de biodiversité : les Caraïbes, les îles de l’océan Indien, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie. En outre, ils constituent des économies fermées, notamment au plan énergétique. Leur mix énergétique est très carboné, au contraire de celui de l’Hexagone qui bénéficie du nucléaire et de l’hydroélectricité, moins polluant.
Les Outre-mer sont directement confrontés à des tendances lourdes comme la hausse du prix des matières premières (agricoles, hydrocarbures…), le réchauffement climatique (montée des températures et du niveau de la mer) et la disparition de la biodiversité. Au delà de ces tendances à long terme, ils sont confrontés à des chocs de différentes natures : économiques, liés à la spéculation sur le coût des matières premières et minières ; sociaux, en raison de la vie chère, du nombre d’inactifs, du manque de logements et d’infrastructures ; climatiques (cyclones, sécheresse…) ; géologiques (volcanisme, séismes, tsunamis…) ; épidémiologiques (chikungunya, dengue, grippe aviaire…). Ce contexte se révèle extrêmement abrasif pour de petites économies isolées.

Que peut apporter l’AFD à ces collectivités ultramarines ?

Des réponses adaptées à des problématiques de très court et de long terme. Comment mieux anticiper les crises, comment les gérer, comment s’en remettre ? Le contexte des Outre-mer (économies fermées, environnement tropical avec toutes les implications climatiques…) est celui de nombreux Etats étrangers dans lesquels nous intervenons. Il s’agit de partager les solutions institutionnelles, organisationnelles et financières à apporter.

 

‘‘L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers.’’

 

Dans quels secteurs en particulier ?

L’AFD est très active sur la question de la transition énergétique : maîtrise de la demande, efficacité énergétique et énergies renouvelables. En utilisant moins d’énergie carbonée, on diminue l’impact sur le climat et on augmente la résistance aux chocs spéculatifs.
L’Agence a également une expertise en termes d’aménagement urbain. Elle finance des villes plus durables et mieux conçues pour la population, par la création de transports en commun, d’éco-quartiers…
L’AFD participe en outre à la réflexion sur l’agenda climat et l’agenda biodiversité au plan national et international. Sur ces deux sujets au cœur de sa stratégie, elle peut opérer une synergie entre l’expérience des Etats étrangers et l’expérience ultramarine pour proposer une approche qui passerait par les écosystèmes comme axe central d’adaptation aux changements climatiques.
La coexistence de ces différentes zones d’intervention au sein d’un même établissement public se révèle être une force. Partager les expériences des Outre-mer et des Etats étrangers permet de générer une activité économique, de stimuler la consommation, la production et la diffusion de biens et services. En outre, l’exportation d’idées ultramarines est un moyen de mettre en valeur la France et son expertise, et donc contribuer à une politique d’influence.


L’échange de bonnes pratiques est-il un facteur d’intégration régionale ?

Oui, il s’agit d’un moteur important d’intégration. Quand la Commission de l’océan Indien lance un système d’alerte et de réponse aux catastrophes naturelles, quand se met en place un réseau de surveillance et d’investigation des épidémies dans l’océan Indien, on est dans cette dynamique régionale. On peut citer aussi le dispositif géothermique financé par l’AFD en Dominique, qui contribuera à alimenter en énergie renouvelable la Martinique et la Guadeloupe.
Nous sommes persuadés que si un certain nombre de réponses sont territoriales (mix énergétique, maîtrise de la demande, aménagement urbain…), d’autres sont régionales (protection de la biodiversité, maîtrise des épidémies, prévention et gestion des catastrophes naturelles…). D’où l’intérêt d’être présents à la fois en Outre-mer et dans les pays voisins.
L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers : un incubateur et un développeur de réponses régionales.



 
 
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