© Fabrice Dufresne, AFD
Financement des collectivités locales, accession à la propriété et développement des petites et moyennes entreprises sont les trois grands axes d'intervention de l'AFD à Saint-Pierre-et-Miquelon.
À la une
L'AFD atteint un niveau historique d’activité en Outre-mer : près de 1,5 milliard d'euros engagés en 2012
L’année 2012 a marqué un véritable changement d’échelle pour l’AFD dans les Outre-mer : ses autorisations d’engagement ont atteint 1,48 milliard d’euros en 2012, un niveau d’activité historique ; soit une progression de 24 % par rapport à 2011, qui confirme l’engagement de l’Agence en faveur des territoires ultramarins.
Implantée dans 9 collectivités et départements d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne les acteurs publics et privés dans leurs projets de développement local. Son action s’inscrit dans les objectifs fixés par le Conseil interministériel de l’Outre-mer.
Secteur privé : des financements multipliés par deux en 2012
Les financements de l’AFD en faveur du secteur privé ultramarin ont été multipliés par 2 en 2012 pour atteindre un montant inégalé d’1 milliard d’euros. Ces financements, directs ou indirects, en prêts ou en garanties, long-terme ou court-terme, ont permis d’aider 1800 entreprises.
Pour contribuer au développement de l’activité de crédit aux entreprises, l’AFD a créé en 2012 une facilité globale de refinancement de 300 millions d’euros à taux de marché, en faveur des établissements financiers dans les Outre-mer. Ce nouvel outil doit favoriser l’investissement privé et in fine la création d’emplois.
Pour dynamiser l’offre de crédit, l’AFD propose de garantir les banques contre les risques d’investissement des petites entreprises. En 2012, elle a permis de catalyser plus de 1400 crédits à l’investissement pour un montant total de 230 millions d’euros.
Représentante d’Oséo dans les DOM, l’AFD accompagne les entreprises à tous les stades de leur existence, en proposant aux entrepreneurs toute la palette des produits d’intérêt économique général. Le dispositif à permis d’apporter 312 millions de financements complémentaires en 2012.
L’AFD avec l’aide de PROPARCO, sa filiale secteur privé, vient renforcer les fonds propres des entreprises, au travers de la création de structures de capital-investissement. En outre, au travers de son partenariat avec l’ADIE, l’AFD encourage depuis 10 ans l’implantation d’organismes de microfinance en Outre-mer. Fin 2012, l’AFD a octroyé une ligne de financement à l’ADIE d’un montant de 5 M€ qui permettra de refinancer environ 3 000 microcrédits sur la période 2012-2014.
L’AFD, premier partenaire du secteur public local : près d’un demi-milliard d’engagement en 2012
Collectivités territoriales, hôpitaux, sociétés d’économie mixtes, syndicats intercommunaux… En 2012, les engagements financiers de l’Agence en faveur du secteur public local ont atteints 467 millions d’euros, dont près des trois quarts relèvent de prêts bonifiés. Ceux-ci ont connu une hausse de 6% en un an.
Dans un contexte de ralentissement de l’offre de financement des investissements par les banques commerciales, les ressources de l’AFD ont permis en 2012 au secteur public local ultramarin de mener à bien ses programmes d’investissement annuels en répondant à hauteur de 40% à ses demandes d’emprunt.
Contribuer à la cohésion sociale et au dynamisme de l’économie locale et régionale
L’Agence finance des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations en Outre-mer. Sa présence dans le capital de sept sociétés immobilières (SIDOM) lui permet d’agir directement sur la construction de logements sociaux et intermédiaires.
En adoptant en 2012, 5 stratégies de coopération régionale, l’AFD se donne pour objectifs de favoriser les échanges économiques, promouvoir les biens publics mondiaux à l’échelle régionale et l’influence française ultramarine.
| Dov Zerah, Directeur Général de l'AFD : Le plan d’orientations stratégiques 2012-2016 de l’AFD réaffirme notre volonté de faire encore plus pour le développement des Outre-mer. Cela s’est traduit par une augmentation très significative de nos financements, à près de 1,5 milliard d’euros. Cette forte croissance de notre activité, de plus de 40% en deux ans, s’explique principalement par notre effort accru en faveur du secteur privé. Celui-ci a bénéficié d’un milliard d’euros de notre part, grâce à la mise en place de nouveaux outils financiers : prêts directs aux entreprises, intervention de PROPARCO,… L’Agence confirme ainsi son rôle pivot dans le financement des économies ultramarines." |
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‘‘L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers.’’
Avec un engagement record en 2012 (1,5 Md€) et une priorité stratégique accordée au secteur privé en 2013, l’AFD affirme en Outre-mer son rôle et sa spécificité : jouer des synergies entre ces collectivités et les pays voisins pour apporter des réponses régionales. Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du département Outre-mer sur les enjeux et les persectives de ces territoires d'exception.
L’Outre-mer, les Outre-mer : quelles disparités économiques et sociales recouvre ce terme générique ?
Le glissement du singulier au pluriel reflète une réalité : les Outre-mer sont disparates à bien des égards. D’un point de vue démographique d’abord : la Guyane est le département le plus jeune de France avec un fort dynamisme alors que les Antilles sont en passe de devenir les plus vieux départements français.
Du point de vue migratoire ensuite : les Réunionnais ont tendance à rester à La Réunion tandis que les Antillais actifs diplômés travaillent plus facilement dans l’Hexagone ou à l’étranger.
On peut aussi raisonner en termes d’avantages comparatifs. Là encore, les Outre-mer ne sont pas sur la même ligne. Alors que la Nouvelle-Calédonie peut compter sur d’importantes réserves de nickel, qui contribuent à sa croissance et donc au niveau élevé du PIB par habitant, les autres territoires sont en recherche de relais de croissance leur permettant de s’intégrer davantage dans leur environnement.
Pour bien analyser les écarts de développement, nous avons publié une étude l’an dernier calculant les indices de développement humain (IDH) des Outre-mer. Les résultats sont édifiants : les indices de la Guyane et surtout de Mayotte sont, par exemple, sensiblement moins élevés que ceux de la Guadeloupe ou de la Nouvelle-Calédonie. Et au cours des vingt dernières années, la progression de l’IDH, qui reflète le rattrapage de ces territoires, n’a pas concerné la Polynésie.
Les Outre-mer ont malgré tout des défis communs à relever?
Si différents soient-ils, les Outre-mer partagent des problématiques communes par rapport à l’Hexagone. Saint-Pierre-et-Miquelon mis à part, ils sont situés dans la zone tropicale et équatoriale. Ils regroupent 10% des récifs coralliens mondiaux et quatre « points chauds » de biodiversité : les Caraïbes, les îles de l’océan Indien, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie. En outre, ils constituent des économies fermées, notamment au plan énergétique. Leur mix énergétique est très carboné, au contraire de celui de l’Hexagone qui bénéficie du nucléaire et de l’hydroélectricité, moins polluant.
Les Outre-mer sont directement confrontés à des tendances lourdes comme la hausse du prix des matières premières (agricoles, hydrocarbures…), le réchauffement climatique (montée des températures et du niveau de la mer) et la disparition de la biodiversité. Au delà de ces tendances à long terme, ils sont confrontés à des chocs de différentes natures : économiques, liés à la spéculation sur le coût des matières premières et minières ; sociaux, en raison de la vie chère, du nombre d’inactifs, du manque de logements et d’infrastructures ; climatiques (cyclones, sécheresse…) ; géologiques (volcanisme, séismes, tsunamis…) ; épidémiologiques (chikungunya, dengue, grippe aviaire…). Ce contexte se révèle extrêmement abrasif pour de petites économies isolées.
Que peut apporter l’AFD à ces collectivités ultramarines ?
Des réponses adaptées à des problématiques de très court et de long terme. Comment mieux anticiper les crises, comment les gérer, comment s’en remettre ? Le contexte des Outre-mer (économies fermées, environnement tropical avec toutes les implications climatiques…) est celui de nombreux Etats étrangers dans lesquels nous intervenons. Il s’agit de partager les solutions institutionnelles, organisationnelles et financières à apporter.
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‘‘L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers.’’ |
Dans quels secteurs en particulier ?
L’AFD est très active sur la question de la transition énergétique : maîtrise de la demande, efficacité énergétique et énergies renouvelables. En utilisant moins d’énergie carbonée, on diminue l’impact sur le climat et on augmente la résistance aux chocs spéculatifs.
L’Agence a également une expertise en termes d’aménagement urbain. Elle finance des villes plus durables et mieux conçues pour la population, par la création de transports en commun, d’éco-quartiers…
L’AFD participe en outre à la réflexion sur l’agenda climat et l’agenda biodiversité au plan national et international. Sur ces deux sujets au cœur de sa stratégie, elle peut opérer une synergie entre l’expérience des Etats étrangers et l’expérience ultramarine pour proposer une approche qui passerait par les écosystèmes comme axe central d’adaptation aux changements climatiques.
La coexistence de ces différentes zones d’intervention au sein d’un même établissement public se révèle être une force. Partager les expériences des Outre-mer et des Etats étrangers permet de générer une activité économique, de stimuler la consommation, la production et la diffusion de biens et services. En outre, l’exportation d’idées ultramarines est un moyen de mettre en valeur la France et son expertise, et donc contribuer à une politique d’influence.
L’échange de bonnes pratiques est-il un facteur d’intégration régionale ?
Oui, il s’agit d’un moteur important d’intégration. Quand la Commission de l’océan Indien lance un système d’alerte et de réponse aux catastrophes naturelles, quand se met en place un réseau de surveillance et d’investigation des épidémies dans l’océan Indien, on est dans cette dynamique régionale. On peut citer aussi le dispositif géothermique financé par l’AFD en Dominique, qui contribuera à alimenter en énergie renouvelable la Martinique et la Guadeloupe.
Nous sommes persuadés que si un certain nombre de réponses sont territoriales (mix énergétique, maîtrise de la demande, aménagement urbain…), d’autres sont régionales (protection de la biodiversité, maîtrise des épidémies, prévention et gestion des catastrophes naturelles…). D’où l’intérêt d’être présents à la fois en Outre-mer et dans les pays voisins.
L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers : un incubateur et un développeur de réponses régionales.
Approche comparée des évolutions économiques des Outre-mer français sur la période 1998-2010. Document de travail n° 13 1
L’Outre-mer français, mise à part la Polynésie française, a connu au cours de la décennie qui a précédé la crise de 2008 une croissance économique remarquable portée par le secteur marchand. Malgré ce dynamisme, des retards en matière d’équipement, d’aménagement et de certains services publics, par rapport aux régions de métropole, subsistent. En Guyane et en Polynésie française, les gains de croissance sont plus faibles que l’accroissement de la population, d’où un PIB par habitant qui stagne. La crise économique récente, qui a touché fortement la plupart des territoires ultramarins, montre que cette croissance est fragile.
De Claude Parain (INSEE, La Réunion) et Sébastien Merceron (ISPF, Polynésie française). Contacts AFD : Virginie Olive et Françoise Rivière
La présente étude est une analyse comparative des données macroéconomiques disponibles pour les départements et collectivités d’Outre-mer sur la période 1998-2010. Les résultats ont été présentés le 25 novembre 2011, lors de la troisième conférence économique AFD-CEROM sur le thème : « Créer de la valeur ajoutée et de l’emploi en Outre-mer ».
Françoise Rivière, TERRES AUSTRALES ET ANTARCTIQUES FRANCAISES, Guyane française, Réunion, Analyses macroéconomiques et diagnostics pays, Documents de travail, Collectivités locales, Economies insulaires, Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Wallis et Futuna, Guadeloupe, Outremer, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie
Quel niveau de développement humain dans les outre-mer ?
L’AFD a révélé aujourd’hui les résultats de l’étude « Quel niveau de développement des départements et collectivités d’outre-mer, une approche par l’Indice de Développement Humain». Menée par Olivier Sudrie pour l’AFD, l’étude calcule le niveau de développement de tous les outre-mer* grâce à l’Indice de Développement Humain*(IDH) et les compare entre eux, avec celui des pays voisins et avec la métropole sur la période 1990-2010.
Les outre-mer, parmi les territoires les plus développés de la planète
Le rapport indique que le niveau de développement humain atteint par les départements et collectivités d’outre-mer (DCOM) en 2010 les place dans la catégorie des pays à développement humain très élevé (Guadeloupe, Martinique et Nouvelle-Calédonie) ou élevé (Guyane, Réunion et Polynésie). Un seul département français (Mayotte) figurait, en 2005, dans le groupe des pays à développement humain moyen.
A l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à proximité du continent nord-américain, les DCOM affichent un niveau de développement humain bien supérieur à celui prévalant dans leur environnement régional. Ainsi, les départements français d’Amérique possèdent le plus haut niveau de développement humain de la Caraïbe et la Guyane devance le Brésil et le Suriname. Le niveau de développement de Mayotte, pourtant le plus bas de tous les DOM, était, en 2005, 50 % plus élevé que celui des Comores.
20 ans d’écart en moyenne avec la métropole
L’étude estime l’année au cours de laquelle la France métropolitaine avait atteint, le niveau de développement actuel des DCOM. Ainsi, l’IDH de la Guadeloupe en 2010 serait celui de la France métropolitaine de 1998, soit 12 années d’écart. Il est de l’ordre d’une génération pour la Guyane (27 années), de 25 années à La Réunion et de 28 années pour la Polynésie française.
Graphique : nombre d’années d’écart de développement par rapport à la métropole
Classement par département : la Guadeloupe entre le Pas-de-Calais et l’Yonne
En termes relatifs, les IDH des territoires ultramarins (0,775 en moyenne en 2010) sont tous faiblement inférieurs à celui de la France métropolitaine (0,883) : moins de 12% en moyenne. Cependant, territoire par territoire, on note une différence de 17% entre la métropole et la Polynésie et de 7% avec la Guadeloupe. Le classement départemental place la Guadeloupe à côté du Pas-de-Calais (à 3% d’écart IDH) et de l’Yonne (5% d’écart).
Des performances sociales élevées, mais un IDH tiré à la baisse par l’indice de revenu
A l’échelle mondiale, les pays plus économiquement développés sont ceux qui affichent aussi le plus haut niveau de développement social. Une évidence qui ne se vérifie pas pour les territoires ultramarins, ou ces dimensions ne sont pas corrélées. En effet, la valeur de l’IDH dans les DCOM est tirée à la hausse par sa dimension sociale et à la baisse par les performances économiques (revenu par tête). Plus précisément, ces performances sociales doivent beaucoup aux valeurs élevées de l’indice de la santé (espérance de vie) plutôt qu’a celles de l’éducation : dans le domaine de la santé, l’écart moyen avec la métropole était de l’ordre de 5% seulement en 2010, alors qu’il était de 25% en matière d’éducation.
Tableau : Valeur des indices constitutifs de l’IDH (et rang mondial)
* L’Indice de Développement Humain (IDH) est un indice composite sommaire qui mesure les réalisations moyennes d’un pays dans trois aspects fondamentaux du développement humain : une vie longue et saine (santé), l’accès aux connaissances (éducation) et un niveau de vie décent (revenu). La disponibilité des données définit la couverture d’un pays par l’IDH ou pas. Pour permettre des comparaisons parmi les pays, l’IDH est, dans la mesure du possible, calculé sur la base des données provenant des agences de données internationales les plus importantes et d’autres sources de données crédibles disponibles au moment de la rédaction.
*Les territoires ultramarins français concernés par cette étude sont : (i) pour les DOM : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte ; (ii) pour les COM : la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ; (iii) la Nouvelle-Calédonie.
A propos de l’étude :
Les analyses et conclusions de cette étude son formulées sous la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent en pas nécessairement le point de vue de l’Agence Française de Développement ou de ses institutions partenaires.
Le développement humain et la cohésion sociale dans les Outre-mer. Conférence le 23 novembre au Sénat
Quels sont les enjeux du développement humain et de la cohésion sociale dans les Outre-mer ? Quels ont été les progrès réalisés ? Comment se situent les territoires par rapport à leur environnement régional ? Comment anticiper les bouleversements démographiques qui s’annoncent dans certains d’entre eux en termes de santé, d’éducation, d’emploi ? Autant de questions abordées lors de cette conférence organisée par l'AFD à l’initiative de la délégation sénatoriale à l’Outre-mer.
Depuis 2009, les crises sociales dans les Outre-mer se succèdent et se ressemblent ; d’un océan à l’autre, elles touchent tous les territoires. Ces tensions démontrent l’écart persistant entre les aspirations et les besoins des populations ultramarines et la réalité quotidienne.
La focalisation du débat sur les seuls indicateurs économiques n’est pas pertinente ; les problématiques de développement humain, de cohésion sociale et de répartition des richesses doivent être, encore plus qu’hier, au cœur des préoccupations des pouvoirs publics nationaux et locaux.
Il s’agit de mettre en résonance des travaux récents sur les principales dynamiques en cours avec les expériences concrètes d’élus et d’acteurs de terrain.
Résultats de deux nouvelles études
La conférence est ainsi l’occasion de présenter les résultats de deux nouvelles études.
La première propose une mesure exhaustive du niveau de développement humain des différentes géographies ultramarines et son évolution dans le temps, en s’appuyant sur la méthodologie mise en place par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Elle conduit à montrer que, si le rattrapage par rapport la France hexagonale a été effectif ces dernières décennies, la poursuite de cette dynamique nécessitera de résorber les inégalités économiques et sociales qui perdurent et parfois se creusent.
La seconde étude présente les mutations démographiques en cours en matière de vieillissement, de composition familiale, de mouvements migratoires au départ et à destination des Outre-mer ainsi que leur impact prévisible sur le tissu social.
Conférence Le développement humain et la cohésion sociale dans les Outre-mer
23 novembre 2012
De 9h à 13h
Palais du Luxembourg (15, rue de Vaugirard 75006)
Salle Clemenceau
S'INSCRIRE
Programme prévisionnel
9h00 : Accueil des participants
9h30 : Ouverture par Serge Larcher, sénateur de la Martinique, président de la Délégation sénatoriale à l’Outre-mer
Propos introductif par Dov Zerah, directeur général de l’Agence Française de Développement
9h45 :
Table ronde n° 1 : « Développement humain et inégalités »
Introduction par Olivier Sudrie, consultant, maître de conférences à l’Université de Saint Quentin-en-Yvelines
Sophie Élizéon, déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer
Éric Fruteau, maire de Saint-André, président de l’union départementale des centres communaux d’action sociale de La Réunion
Georges Patient, sénateur de la Guyane
Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte
Débat avec la salle
11h00 :
Table ronde n° 2 : « Les nouveaux défis de la cohésion sociale »
Introduction par Claude-Valentin Marie, sociologue, démographe et conseiller pour l’Outre-mer à la direction de l’Institut national d’études démographiques
Juliette Corré, chef du département de la cohésion sociale, de la santé et de l’enseignement au ministère des Outre-mer
Jacques Moineville, directeur délégué de l’Agence Française de Développement
Katia Vespasien, directrice de l’autonomie du Conseil général de la Guadeloupe
Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte
Débat avec la salle
12h15 : Clôture par Sophie Élizéon, déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer
12h30 : Cocktail
Animation générale par François-Xavier Guillerm, journaliste.
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Soutenir la télémédecine pour offrir aux habitants un accès à des soins de qualité
À l'occasion de la construction d'un nouveau Centre hospitalier à Saint-Pierre, l'AFD participe au financement d’un projet de télémédecine qui prévoit l'acquisition d'équipements biomédicaux et informatiques nécessaires à la mise en service des outils de téléconsultation, télé-dialyse et télé-radiologie.
La convention d’ouverture de crédit, d'un montant de 3 M€, à été signée le 21 septembre par Martine Béguin-Kerboul, directrice du Centre hospitalier François Dunan (CHFD), en présence de Bruno Clavreul, directeur de l'IEDOM à Saint-Pierre et représentant de l'Agence dans l'archipel (cf. photo ci-dessous).
Le projet d’établissement vise à assurer aux patients de l’archipel un accès à des soins de qualité, comparable à celui offert à la population résidant en métropole, à garantir une prise en charge rapide et à reconsidérer les coûts actuels de l’offre de soins, notamment ceux générés par les évacuations sanitaires (EVASAN) pour de simples avis de médecins spécialistes. Pour atteindre cet objectif, la télémédecine devient ainsi un levier essentiel en permettant au CHFD de mieux structurer sa mission de second recours spécialisé, en la rendant permanente et non plus seulement dépendante des visites des missionnaires ou des EVASAN.


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