À la une
Conférence : L'Afrique et les grands émergents. Quels impacts pour le continent africain ?
Depuis le début du XXle siècle, l'irruption des grands pays émergents - la Chine, l'lnde et le Brésil - transforme profondément le continent africain, et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne.
Y-a-t-il une stratégie globale de la Chine qui, en moins de dix ans, a multiplié son commerce avec l’Afrique par dix et redessiné, grâce à ses investissements, le réseau des infrastructures africaines ?
Comment expliquer le dynamisme des entreprises indiennes, qui, à travers une gamme variée de technologies et grâce à des business models frugaux, proposent des alliances d'un type nouveau à leurs partenaires africains ?
Le Brésil est-il réellement porteur d'un modèle alternatif de développement initié par le Président Lula ? Comment est ressentie l'arrivée de ces nouveaux partenaires par les dirigeants et les populations africaines ?
Quel est l'impact réel de ces grandes puissances sur le développement africain ?
Cette conférence sera l’occasion d’aborder ces questions et d’échanger sur les dynamiques à l’œuvre dans ce rapprochement Sud- Sud. Après une présentation du dernier numéro de l’ouvrage A Savoir intitulé « L’Afrique et les grands émergents » se tiendra une discussion entre les panélistes et l’auditoire.
Comment gérer l’instabilité des prix alimentaires dans les pays en développement ?
Les années 2000 ont été marquées par une forte instabilité des prix alimentaires. Pour la réduire et atténuer ses incidences, en termes de sécurité alimentaire, de revenus et nutrition des ménages, des instruments publics et privés sont mobilisés (restriction des exportations, subventions, bons nourriture, assurance récoltes…). La grave crise alimentaire de 2007-2008 a montré les limites de ces outils.
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| Photo : © AFD Luc BONNAMOUR | ||||||||||||||||||||||||||||
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Présentation du rapport annuel 2013 sur les Perspectives Économiques Régionales pour l'Afrique
L'AFD invite le Fonds Monétaire International (FMI) à présenter le 13 mai son rapport annuel sur les perspectives économiques régionales pour l'Afrique. Cette année, la présentation met l'accent sur les défis du développement des subventions dans le secteur de l'énergie.
Très répandues en Afrique, les subventions ont pour but de protéger les consommateurs en maintenant les prix bas. Mais elles coûtent cher à l’État — et donc aux contribuables — et elles peuvent compliquer les efforts que déploient les pouvoirs publics pour réduire les déficits budgétaires et aider directement les pauvres.
Elles entrent aussi en concurrence avec d’autres dépenses publiques prioritaires, notamment celles qui sont allouées à la construction de routes, à l’éducation et à la santé.
Conférence à Sciences Po : "Croissance africaine : quelles réalités ?"
Sciences Po organise le 18 avril de 8h30 à 10h00 une conférence sur le thème de la "croissance africaine : quelles réalités ?". Vanessa Jacquelin, économiste au Département Afrique subsaharienne de l’AFD depuis 2009, y interviendra aux côtés de Frédéric Maury, rédacteur en chef à Jeune Afrique, Romain Pérez, économiste à l'OCDE, Khady Touré, responsable d’un cabinet de coaching à Dakar et Lionel Zinsou, président depuis 2009 de PAI Partners, société leader du Capital-Investissement en France.
La conférence est structurée en quatre parties :
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Croissance africaine : info ou intox
Présentation en avant-première des enseignements de l'édition 2013 de l'Examen mutuel de l'efficacité du développement en Afrique préparée par la Commission économique pour l'Afrique des Nations Unies (CEA-ONU) et l'OCDE. -
Croissance africaine : leviers et freins
Ressources naturelles, démographie, industrie, gouvernance, crise mondiale… Assiste-t-on à un changement de structure du modèle économique en Afrique ? -
Croissance africaine : pour qui ?
Populations locales, entrepreneurs africains, investisseurs étrangers, pouvoirs publics… -
Success story
Le parcours de Khady Touré, jeune entrepreneuse sénégalaise, responsable d’un cabinet de coaching à Dakar.
La conférence se tient dans les locaux de Sciences Po, 27 rue Saint-Guillaume, à Paris.
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Retrouvez Vanessa Jacquelain dans une tribune parue le 16 avril 2013 sur le blog iD4D. Elle s'exprime au sujet de la soutenabilité de la dette des pays d'Afrique subsaharienne. |
Du 23 mars au 1er avril : Yaoundé, dernière escale africaine de l’expo photo Objectif Développement
L'exposition Objectif développement a ouvert ses portes samedi 23 mars au Bois Sainte Anastasie, dans le centre ville de Yaoundé. Le public s'est pressé nombreux tout au long du week-end pour découvrir les 140 photographies de très grand format, prises par les reporters de la célèbre agence Magnum Photos.
Cette exposition a pour objectif de venir à la rencontre de la population pour rendre compte, faire oeuvre de transparence et susciter le dialogue sur les grandes thématiques traitée par l'AFD, au Cameroun, en Afrique et dans le monde.
Des visiteurs nombreux dès l'ouverture de l'exposition © E. Dollfus, AFD
Lors de la journée d'ouverture, un débat a été organisé avec les ONG et la société civile camerounaise. Une occasion d'échanger sur l'aide, l'action de France à travers l'AFD et les défis du développement du Cameroun.
Toute la semaine sera rythmée par les conférences, rencontres, ateliers, débats, animations et projections de films.
Retrouvez ici l'ensemble des films Magnum in Motion.
Vous pouvez visionner le programme ici :
Vidéo : Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives
Que s'est-il dit lors de la conférence Des Idées pour le développement du 8 février, à l'AFD ? La vidéo et la retranscription écrite des interventions et des débats.
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
Intervenants
- Henri-Bernard Solignac-Lecomte, économiste au Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
Jean-Jacques Gabas, Économiste, maître de conférences à l’université Paris 11 et chercheur détaché au CIRAD
- Dr. Roland Amoussou-Guenou, enseignant de droit à Asian Institute of Technology, co-fondateur et président de la fondation Asiafricafoundation
- Thierry Paulais, directeur adjoint du département Afrique de l’AFD
Trois présentations avaient eu lieu, suivies de questions/discussions :
Etats des lieux des relations Chine-Afrique, par Henri-Bernard Solignac-Lecomte
La stratégie des entreprises chinoises en Afrique, par Dr. Roland Amoussou-Guenou
Les coopérations agricoles chinoises en Afrique, par Jean-Jacques Gabas
Ce qui s'y est dit
Si la Chine n’est pas un acteur nouveau en Afrique, sa présence s’est beaucoup renforcée au cours des dix dernières années (Thierry Paulais).
Cette évolution s’inscrit dans un basculement généralisé du centre de gravité de l’économie mondiale, de l’Occident vers le Pacifique et vers le Sud (Solignac-Lecomte).
L’intérêt croissant de la Chine pour l’Afrique fait l’objet de critiques diverses (sur-spécialisation, ré-endettement des économies africaines, renforcement de la corruption,…).
Pourtant, les données statistiques (Solignac-Lecomte) et issues d’enquêtes de terrain (Gabas) montrent que la situation est plus nuancée : les interventions chinoises en Afrique diffèrent selon les pays et les secteurs.
Un document stratégique (Plan d’actions de Beijing 2013-2015) a été défini (Amoussou-Guenou), mais aucun plan coordonné de « colonisation » de l’Afrique n’existerait (Gabas).
La Chine, à travers ses besoins en matières premières, l’octroi de concours financiers, ses apports en expertise (notamment agricole), contribue à la croissance des économies africaines.
Des politiques publiques doivent être désormais élaborées afin de transformer véritablement ces économies ainsi que créer de l’emploi et de la valeur ajoutée sur place (Solignac-Lecomte). L’Afrique doit investir sur la formation des ses ingénieurs et ouvriers et promouvoir un leadership responsable et discipliné (Amoussou-Guenou).
Dans certains pays, les interventions chinoises impactent directement l’activité de l’AFD en raison notamment des différences d’exigences en matière sociale, environnementale, de lutte contre la corruption… Néanmoins, la Chine travaille de plus en plus avec les autres bailleurs pour adapter ses interventions aux normes internationales (Paulais).
Enfin, la coopération chinoise conduit à remettre en question l’efficacité de celle des bailleurs de fonds traditionnels et devrait conduire à la « nécessaire » réforme du système de coopération de ceux-ci, même si une telle réforme ne doit pas faire abandonner ses principes fondamentaux (Solignac-Lecomte).

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Emission "C'est pas du vent" sur RFI, le 15 avril 2012, avec :