À la une
2 millions d’euros du fonds de garantie bancaire ARIZ en faveur des PME-PMI locales
Le 12 février 2013, l’AFD a signé une convention de sous-participation en risque de 2 millions d'euros avec Orabank Gabon. Cette convention vise à accompagner la politique de soutien aux PME/PMI gabonaises, dans un contexte de croissance soutenue de l’économie locale. Elle permettra à Orabank d’octroyer des prêts d’investissement aux PME/PMI, entrepreneurs individuels et professions libérales, pour un montant pouvant aller jusqu’à 200 millions FCFA (env. 300.000 EUR) par dossier.
Orabank Gabon est la 3e banque à bénéficier d’une garantie de portefeuille ARIZ au Gabon. Le fonds de garantie ARIZ facilite l’accès au crédit des entreprises et des institutions de micro-finance. Mais l’AFD travaille déjà depuis deux ans avec cet organisme dans le cadre de son éligibilité à la garantie individuelle. La banque dispose désormais d’un éventail complet de garanties pour sa clientèle d’entreprises.
Depuis son lancement en 2009 au Gabon, l’agence a signé des conventions ARIZ pour un montant total de 19 millions d’euros. ARIZ a permis de soutenir près de 70 PME/PMI locales, et de créer ou maintenir plus de 2.000 emplois, dans des secteurs très variés, allant du BTP à des structures de santé privées, et d’entreprises forestières à des compagnies de transport.
Le document a été signé par Mamoudou Kané, Directeur Général d’Orabank Gabon et François Parmantier, directeur de l’agence AFD à Libreville, en présence de Jean-François Desmazières, Ambassadeur de France au Gabon et de Patrick Mestrallet, Directeur Général d’Oragroup.
Plus de moyens pour contrôler l’exploitation forestière au Gabon
Depuis 2001, le Gabon s'est engagé dans une politique d’exploitation durable de la forêt. Mais son administration manque de moyens pour assurer un contrôle efficace de l’exploitation forestière. C’est dans ce but que la France et le Gabon ont décidé d’un financement de 12 millions d’euros pour un projet permettant de doter l’administration de moyens de contrôle accrus.
La forêt occupe plus de 80% du territoire national
La forêt gabonaise couvre environ 22 millions d’hectares, soit plus de 85 % du territoire national. Le Gabon possède ainsi le plus fort taux de superficie forestière par habitant en Afrique, et la forêt a toujours joué un rôle important dans le développement du pays. Sur le plan économique, le secteur forestier même s’il est faiblement contributeur occupe le 3ème rang, après les ressources pétrolières et minières, dans les recettes de l'Etat . Enfin, le Gabon est un des rares pays forestiers à n’avoir pas subi de déforestation massive (la surface de couverture forestière actuelle est sensiblement équivalente à celle des années 2000).
Le domaine forestier exploité occupe une surface de 14 millions d’hectares.
Des outils pour gérer plus durablement la forêt
Depuis 2001, le Gabon s'est engagé dans une politique d’exploitation durable de la forêt, avec un code forestier qui prévoit que toute exploitation forestière doit suivre un plan d'aménagement validé par l'administration.
Ces plans décrivent, entre autre, des surfaces de coupes annuelles équivalentes à environ 1/25 de la surface exploitable concédée à l’exploitant, les autres surfaces restant inexploitée pendant cette même durée. Ces rotations assurent la repousse des arbres durant les 25 années de jachère (les forestiers travaillant selon ces pratiques coupant 1 à 5 arbres par hectare).
Les plans d’aménagement : une question d’arbres, d’hommes et de faune
Ces plans intègrent le respect de normes en matière de ressource humaine (respect du droit du travail, fournitures des minimas de services sociaux, etc.), de respect des communautés présentes sur l’exploitation, d’exploitation à faible impact sur la biodiversité, de gestion de la faune dans les exploitations (le Gabon abrite aujourd’hui près de 50% des éléphants de forêt en Afrique), etc.
Aujourd’hui, dix millions d’hectares sont entrés dans le processus d’aménagement, sur les quatorze millions d’hectares que couvre le domaine forestier exploitable.
Le Gabon, une des sources de bois illégal en Afrique centrale
Cette gestion de la forêt est essentiellement déclarative ; un rapport du PNUE indique que le Gabon détiendrait aussi un triste record : dû jusqu’à présent à la porosité des ses frontières (flux de bois des pays frontaliers passant par le Gabon) et aux limites de l’administration (insuffisance de personnel, de moyens, etc.), il serait une des sources de bois illégal en Afrique centrale, exporté notamment vers l’Asie.
Le projet « Contrôle de l’Aménagement Forestier (CAF) » a pour finalité d’assurer que, sur le terrain, les engagements pris par les forestiers dans les plans d’aménagements déposés à l’administration sont effectivement tenus. Cela suppose que l’administration dispose d’agents disponibles sur le terrain, qu’ils soient formés, équipés et disposent de méthodes et d’outils permettant de contrôler efficacement les exploitations forestières, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui.
Mieux doter l’administration de contrôle et ses agents
Le projet est organisé autour des axes suivants :
- Doter les services déconcentrés du ministère des Eaux et Forêts d’infrastructures permettant aux agents de séjourner à proximité des lieux à contrôler (logements, bureaux, etc.)
- Doter les agents d’équipements leur permettant d’effectuer de manière indépendante les contrôles (véhicules de terrain, GPS, etc.)
- Doter les échelons centraux et déconcentrés d’outils et de démarches assurant des procédures normées de contrôles (l’idée est ici de se baser sur le code forestier mais aussi d’intégrer d’autres référentiels reconnus internationalement comme le référentiel FSC , de même que des bonnes pratiques observées au Gabon).
- Mettre en place des mécanismes et des supports de vérification interne du contrôle (tracking de véhicule, centralisation et communication sur les relevés de contrôle, méthode de suivi post contrôle, etc.)
- Mettre en place des mécanismes de vérification du contrôle externe et indépendant (porté par exemple par des ONG internationales présentes au Gabon)
Le projet se concentrera sur trois territoires forestiers représentants 9,4 millions d’hectares qui ont été diagnostiqués comme étant les moins bien pourvus en matière de contrôle forestier.
Ce projet de renforcement du contrôle de l’aménagement forestier s’élève à douze millions d’euros, et sera financé par le biais de l’accord de conversion de dettes signé en la France et le Gabon en 2008 (montant total de l’accord : 50 millions d’euros), entièrement dévolu à la gestion durable des écosystèmes forestiers gabonais.
Afrique Contemporaine n°244 | Les classes moyennes en Afrique | Inégalités et croissance, entretien avec François Bourguignon
L’éclosion des « classes moyennes » en Afrique subsaharienne est-elle une réalité ? Le point de vue est en tout cas partagé dans de nombreuses publications spécialisées et par nombre d’analystes d’institutions financières publiques et privées.
En réunissant les analyses d’éminents spécialistes et les résultats issus d’enquêtes de terrain dans des pays aussi variés que le Togo, le Cameroun, le Mozambique, le Gabon, le Kenya, le Niger et l’Afrique du Sud, Afrique contemporaine part « à la recherche des classes moyennes » en Afrique.
La notion de « classe moyenne » est difficile à saisir et recouvre des réalités très variées. L’importance du secteur informel, le cumul systématique des activités par un même individu, la non-fiabilité des répertoires professionnels établis par les États et le poids écrasant de la pauvreté ne cessent d’en diluer l’existence.
Derrière la question délicate mais cruciale du repérage se pose celle de savoir dans quelle mesure la vitalité économique et le dynamisme démographique modifi ent la donne sociale et politique. Le processus conduit-il à la formation d’une demande solvable de biens de consommation et de services publics de meilleure qualité ?
Retrouvez la collection "Afrique contemporaine" ici
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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Education : miser sur les partenariats entre les ONG et les secteurs public et privé
À l’occasion des trente ans de l'ONG "Aide et Action", la conférence "Tous acteurs de l'éducation. Un partenariat multi-acteurs pour l'Éducation" a été l'occasion de découvrir, à travers des retours d'expériences de terrain, les bénéfices des partenariats associant société civile, secteurs public et privé. Les échanges ont également mis au jour des pistes d’amélioration pour une plus grande efficacité de ces partenariats.
"Aide et Action" et l'AFD : le bilan d'une décennie de travail en commun avec pour objectif la scolarisation pour tous
Afin de mutualiser leurs moyens et d'offrir un accès accru et équitable à une éducation de base de qualité dans les régions les plus défavorisées, l'ONG Aide et Action et l'AFD ont signé en 2001 un accord de partenariat dans le contexte de la mise en place du programme "Éducation pour tous", convenu lors du forum de Dakar en 2000 et visant à atteindre la scolarisation primaire universelle en 2015.
Dans une première phase, les deux partenaires ont soutenu conjointement plusieurs projets dans différentes régions du Sénégal, du Niger, de la Guinée et du Togo.
Aide et Action est principalement intervenu dans la mobilisation des collectivités et des parents d’élèves ainsi que dans l’accompagnement des services éducatifs locaux. Par la suite Aide et Action et l’AFD ont inscrit leurs interventions dans le cadre des programmes nationaux d’éducation.
Classe d'école à Djourbel (Sénégal) / Crédit photo : AFD
Renforcer le dialogue entre bailleur de fonds et ONG
L’AFD est attachée au renforcement du dialogue avec la société civile. Son partenariat avec Aide et Action (A&A) permet de développer de fortes synergies en faveur de l’éducation. A&A possède une bonne connaissance des réalités du terrain, en particulier dans les zones où l'accès à la scolarisation reste difficile.
Pour illustrer cette collaboration, deux projets ont été présentés lors de la conférence :
Le premier projet, "Éducation pour tous au Togo" (EPTT), a été, comme l'indique sa dénomination, mis en oeuvre au Togo où l’AFD s’est occupée du volet institutionnel (renforcement des capacités des ministères au niveau national) tandis qu’A&A a pris en charge le volet social via la mobilisation des familles et le renforcement des capacités des acteurs locaux (encadrement des écoles).
Ce projet a permis une nette amélioration des taux de scolarisation de la région des Savanes, au Nord du Togo, région la plus pauvre et la moins scolarisée du pays.
Le second projet, d’appui à la décentralisation dans sept pays d’Afrique de l’Ouest où, là aussi, A&A a apporté son expertise aux acteurs locaux (élus, collectivités, communautés, responsables d’écoles) afin de permettre une meilleure mise en œuvre des politiques nationales au niveau local.
Promouvoir le partage des expertises entre le Sud et le Nord
A&A a également présenté au cours de la conférence deux nouvelles formes de partenariats :
D'une part, les partenariats entre les secteurs public et privé et les bénéfices associés dans le domaine de l’éducation, en termes de financement, d'expertise et d'innovation ; d'autre part, les partenariats Sud/Nord, illustrés par la collaboration entre A&A Afrique et la ville d’Argenteuil sur un projet d’accompagnement du parcours scolaire d’enfants en difficulté.
Ces différentes interventions ont mis en lumière les avantages de partenariats tissés entre la société civile, le secteur public et le secteur privé. Elles ont rappelé la nécessité de définir les rôles, les responsabilités et les attentes de chacun pour que le dialogue et la collaboration se déroulent dans les meilleures conditions. Au cours des débats a été également souligné le fait que des leçons peuvent être tirées d’initiatives développées au Sud par les acteurs du Nord, même dans des contextes très différents.
Forts de ses échanges et de ses collaborations, Dov Zerah, directeur général de l’AFD, et Claire Calosci, directrice d'Aide et Action, sont convenus d’approfondir le dialogue dans le domaine de la formation et de l’insertion des jeunes, problématiques sur lesquelles A&A travaille déjà en Inde.
Éducation et formation en Afrique : quels enjeux ? Quels nouveaux outils ?
Où en est aujourd'hui l'Afrique subsaharienne en matière d'éducation et de formation professionnelle ? Est-elle en mesure d'accompagner ses futures générations vers l'emploi ? De quels atouts et outils dispose t-elle? Quatre experts de la division éducation (EDU) nous apportent dans une interview vidéo des éléments de réponse à travers un panorama de la problématique éducative et formative en Afrique subsaharienne.
Crédit photo : 2iE, AFD
En Afrique, les deux tiers de la population ont moins de 24 ans
L’éducation est à la fois un droit fondamental et l’une des clés du progrès social et du développement économique, essentiel à la lutte contre les inégalités. En
Afrique
, 2/3 de la population a moins de 24 ans. Cette jeunesse est l’avenir du continent, son plus grand espoir mais constitue aussi un énorme défi pour le développement puisque 20% des jeunes sont actuellement au chômage.
Cette croissance doit à tout prix rester un atout pour bâtir une Afrique innovante, productive, économiquement solide et socialement solidaire, et non devenir un obstacle à ses chantiers de développement. Pour y parvenir, il lui faut miser en priorité sur l'éducation et la formation professionnelle.
Éducation de base mais aussi formation professionnelle
Avec cette tendance démographique et la montée du chômage, il est nécessaire d'intégrer dans notre approche non seulement les préoccupations relatives à
l'éducation de base
mais également à l'enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle, avec un accent mis sur
l’insertion et l’emploi des jeunes
. Face à ces défis, l'AFD au cours des dix dernières années a investi plus d'un milliard d'euros dans le secteur de l'éducation/formation, dont 2/3 sur le continent africain. Et dans les trois prochaines années, ses financements dans l'éducation devraient s'élever à plus de 500 millions d'euros, toujours majoritairement sur le continent africain.
(Synthèse de l'intervention de Virginie Bleitrach).
L’effectif scolarisé a augmenté de 31% en dix ans
Depuis une dizaine d’années, des progrès considérables ont été faits en termes d’accès à l’école primaire. L’Afrique subsaharienne a enregistré les résultats les plus importants ces dix dernières années.
Entre 1998 et 2009, l’effectif scolarisé a augmenté de 31% (soit 58 millions d'élèves supplémentaires).
En dépit de ces résultats, 1/4 des enfants qui devraient être à l’école n'est toujours pas scolarisé. C’est désormais aux autres cycles d’enseignement qu’il faut améliorer l'accès, notamment le cycle secondaire. Seuls 34% des enfants y accèdent à l'heure actuelle.
Le défi de la qualité de l'enseignement
Actuellement, 47 millions de jeunes en Afrique subsaharienne ne disposent pas des compétences de base pour lire et écrire. L’AFD s’est attachée ces dernières années à soutenir les réformes nationales éducatives en appui avec les autres partenaires techniques et financiers.
(Synthèse de l'intervention de Marion Butigieg)
La formation professionnelle est un secteur en pleine expansion dans la majorité des pays d'Afrique subsaharienne. Leurs dirigeants ont placé parmi leurs priorités la formation professionnelle et l'insertion des jeunes.
Cela dit, l'on part de loin, car beaucoup de pays ont des dispositifs de formation sous-dimensionnés, des équipements obsolètes, des formateurs n'ayant pas bénéficié de recyclage de formation continue depuis très longtemps.
Faire correspondre l'offre et la demande sur le marché du travail
Il résulte des éléments précédemment énoncés qu'un grand nombre de jeunes en fin de cursus, bien qu'effectivement formés, ont un profil en inadéquation avec les besoins du marché du travail qu'il faut, par ailleurs, identifier et anticiper. La situation est difficile, mais reste cependant encourageante puisque de nombreux pays ont mis ce point leur agenda politique.
L'AFD reçoit de plus en plus de demandes visant à réunir les conditions d'un rapprochement de la formation professionnelle et du marché de l'emploi. Cela passe par une mise en relation entre les centres professionnels et les entreprises (par le biais de partenariats publics-privés), de façon que les secondes puissent indiquer aux dispositifs de formation et d'apprentissage quels sont exactement leurs besoins de compétences actuels et les emplois à venir.
Revaloriser la formation aux métiers
Cette volonté se traduit par la mise en place de dispositifs de formations plus souples, courtes, orientées vers le métier, certifiées et reconnues et qui, de facto, vont bénéficier d'une image plus positive qu'elle ne l'est actuellement. En effet, dans ces pays, l'apprentissage ou la formation aux métiers est encore considéré comme peu valorisant par les parents et par les jeunes eux-mêmes.
Fédérer les compétences pour faire de la formation un outil complet
Dans la plupart des pays, on peut constater que seulement 5% du budget de l'Éducation nationale est alloué à la formation professionnelle. Ce qui est totalement insuffisant. Pour relever ces défis, nous essayons de travailler en synergie avec d'autres types de compétences que les nôtres - la formation professionnelle n'étant qu'un outil dans le paysage de l'aide au développement. Il faut des synergies avec, par exemple, les départements et les divisions qui s'occupent de l'appui au secteur privé et de la microfinance, ou encore les départements spécialisés dans l'appui au développement agricole et aux métiers en milieu rural.
L'AFD a appuyé un peu plus de 60 projets dans une quinzaine de pays pour un montant d'environ 280 millions d'euros et la demande est de plus en plus forte.
(Synthèse de l'intervention de Christian Fusillier)
Les NTIC, une solution pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation et de la formation ?
De manière générale, les problèmes identifiés ont trait à la qualité de l'éducation, au delà de l'accès proprement dit, et à l'adéquation des formations avec les besoins des secteurs productifs. À l'AFD, nous sommes convaincus que les outils numériques sont tout à fait adaptés au développement et à l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la formation en Afrique. Aujourd'hui, beaucoup de freins sont levés. Le taux de pénétration du téléphone mobile en dix ans est considérable. On était au début des années 2000 à 10% de taux de couverture géographique en Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, nous sommes à 80%. Cela représente par ailleurs 30 % de la population.
L'investissement dans les NTIC, un indicateur de performance des systèmes éducatifs ?
L'OCDE élabore des études et tests de performances des élèves, le PISA (acronyme de "Programme for International Student Assessment "), en français, "Programme international pour le suivi des acquis des élèves". Celui-ci montre que les pays qui utilisent de manière poussée les outils numériques sont les plus performants. Les jeunes Finlandais qui bénéficient d'un ordinateur pour deux élèves au collège sont les premiers en maths au test PISA, les Sud-Coréens, très bien équipés également, sont seconds alors que les français arrivent au 17ème rang parmi la soixantaine de pays évalués.
L'investissement dans les technologies joue un rôle déterminant dans les performances des élèves et donc des systèmes éducatifs. En Corée du sud, pays qui a fortement investi pour ses technologies en éducation dès le début des années 90, les enseignants utilisent les TIC pour enseigner. Avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), nous mettons en place des programmes et des dispositifs pour accompagner et sensibiliser les enseignants à la prise des nouvelles technologies de l'information
Trop de projets isolés, pas assez de coordination
Il existe aujourd'hui beaucoup de projets pilotes sans suite, sans écho du fait d'un manque de coordination entre les bailleurs de fonds et les programmes sectoriels de l'éducation mis en oeuvre par les gouvernements. Cette coordination est pourtant une condition pour que ces projets puissent être déployés à l'échelle d'un pays ou d'un système éducatif.
L'AFD a donc réuni un groupe de travail avec des bailleurs de fonds, des utilisateurs du sud, des universitaires et des chercheurs pour essayer de formuler des propositions qui aideront à passer du stade de l'expérimentation des projets à leur mise en oeuvre effective dans les systèmes éducatifs africains.
(Synthèse de l'intervention de Jean-Christophe Maurin)
