Haïti

 

Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, l’AFD a engagé plus de 100 M€ pour la reconstruction du pays, tout en poursuivant les projets déjà en cours.

 

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Reconstruction

 

L'AFD a été autorisée à intervenir en République d'Haïti en 1976. Ses activités ont été interrompues en 1991 à la suite du coup d’Etat militaire, puis ont repris en 1995. 

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L'AFD en Haïti

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À la une

Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.

Inauguration du centre de Santé de Tikajou par Médecin du Monde France

26/04/2012

La France, à travers l’AFD, a financé pour le compte du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), une clinique à Mahotière (Commune de Carrefour) pour un montant de 110 000 euros. 

Améliorer la qualité des services de santé

Le financement de cette clinique s’inscrit dans le cadre d’un programme d’amélioration de la disponibilité et de la qualité des services de santé de la reproduction et de la périnatalité d’un montant total de 6 M €. Le Centre de santé d’une superficie totale de 220 m2, est adapté à l’activité des services médicaux et administratifs, ainsi qu’aux patients s’y présentant, permettant un travail de qualité dans l’accueil et la prise en charge.

La clinique est conçue conformément aux normes antisismiques et anticycloniques et aux recommandations du MTPTC. Il s’agit d’une structure en bois, posée sur des plateformes en béton armé à surface lisse. Elle se compose de 4 bâtiments, pensés pour faciliter le circuit du patient et éviter les encombrements, ainsi que pour accueillir les patients dans un espace couvert et ventilé.

L’ONG française Médecins du Monde France a été le maître d’ouvrage de la construction de la clinique de Mahotière.  L’ONG était déjà présente dans la zone grâce à l’implantation d’un poste temporaire de santé, très actif notamment lors de l’épidémie de choléra.

Ce centre de santé sera ouvert 5 jours sur 7 de 8h à 16h et devrait couvrir une zone de 38 000 habitants dont 5700 enfants de moins de 5 ans et 9500 femmes en âge de procréer.

 

La cérémonie

La remise officielle de ce centre de santé a été l'occasion d’une cérémonie le jeudi 26 avril 2012, en présence de M. Yvon Gerôme, Maire de Carrefour, du Dr Hans Legagneur, représentant de la Ministre de la Santé Publique et de la Population, de M. Didier Le Bret, Ambassadeur de France en Haiti, de M. Yves Malpel, Directeur de l’AFD en Haïti, de Mme Elke Leidel, Chef du bureau d’ECHO, de M. Ernesto Bafile, Coordinateur général de Médecins du Monde France et de l’association locale  AJEUDEEC.

 

(découvrez les images de l'inauguration en cliquant sur le diaporama)

Inauguration par le Président M. Martelly de 7000 hectares de terres agricoles irriguées

16/02/2012

Le Président M. Martelly accompagné du Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural, M. Hebert Docteur ont inauguré le 16 février, en présence de S.E Monsieur Didier Le Bret Ambassadeur de France en Haïti, de Monsieur Carlo de Filippi, Chargé d’affaires de la Délégation de l’Union Européenne en Haïti, de M. Yves Malpel directeur de l’Agence française de Développement à Port au Prince, de deux barrages d’irrigation à Matheux et à Courjolle dans la commune de l’Arcahaie.

Ces travaux ont été financés grâce à des subventions, totalisant 9,6 M€ ( 13MUS$ environ), accordées par l’AFD et l’Union européenne dans le cadre d’un programme sectoriel de renforcement de l’irrigation dans les plaines de l’Arcahaie, de Montrouis et de Saint Marc, et de construction et valorisation de lacs collinaires dans le plateau central. 

Pour les seuls systèmes d’irrigation de Arcahaie et Montrouis-Saint Marc, les travaux ont consisté notamment en la réhabilitation et la construction de 2 barrages, 2 bassins de dissipations, 5 prises d’alimentation du réseau, 11 aqueducs, plus de 20kms de canaux primaires et secondaires, des confortements par gabion, et des dizaines de petits ouvrages. Tous ces travaux , mis en œuvre par la Direction des Infrastructures Agricoles du MARNDR, ont été réalisés en totalité par des entreprises haïtiennes, avec une ingénierie constituée d’un groupement entre un bureau haïtien et un bureau spécialisé français.

Grace à ces financements, l’irrigation de 7000 hectares a été sécurisée, permettant une augmentation de la production agricole (banane plantain essentiellement) ; 45% des bananes consommées à port au prince est originaire de cette zone.   Un accent particulier est mis dans ce programme sur la responsabilisation des bénéficiaires, regroupés, dans l’Arcahaie,  au sein d’une association forte de 8000 membres (l’Association des Irrigants de la Plaine de l’Arcahaie - AIPA). Cette association, comme celle créée à Montrouis-Saint Marc,  sera responsable de l’entretien des ouvrages et de la gestion de l’eau. 

Un suivi agronomique est assuré dans le cadre du financement par la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV), appuyée par les experts en bananes du Centre de recherche français (Cirad ) depuis sa base martiniquaise.

Partenaire constant du Ministère de l’Agriculture, l’AFD intervient dans le secteur agricole en Haïti depuis les années 80. L’Union européenne a soutenu ce programme sectoriel irrigation en 2009 dans le cadre d’une facilité spéciale, dont elle a délégué à l’AFD la mise en œuvre dans un souci d’efficacité et de coordination de l’aide.

Deux ans après le séisme : 101M€ engagés par l’AFD pour la reconstruction en Haïti

12/01/2012

La priorité a été donnée à la reconstruction de l'Etat haïtien, à l'éducation, la santé et l'agriculture. Explications en vidéos avec les interviews d'Yves Malpel, directeur de l'agence AFD de Port-au-Prince et Pierre Duquesne, ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement. Voir le dossier

Pour retrouver le détail de tous les projets et les montants engagés, cliquer ici.

Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, l’AFD a engagé 101M€ pour la reconstruction du pays, tout en poursuivant les projets déjà en cours.
Elle a financé des projets de développement dans les domaines de l’aménagement urbain, de la prévention des risques, de la santé, de l’éducation et de l’agriculture, à hauteur de 64 M€.
L’agence a également apporté un appui budgétaire à l’Etat haïtien d’un montant de 37 M€.

Interview d'Yves Malpel, directeur de l'agence de Port-au-Prince 

Yves Malpel rappelle tout d’abord l’ampleur du désastre, 200 000 morts, 1,5 million de personnes qui ont perdu leurs logements. « Dans un pays sans Etat, sans ressources, sans banques, sans classes moyennes », la situation de la population sinistrée est extrêmement difficile.
La première année et sa mobilisation sans précédent, a laissé place à une année de doute : les  difficultés techniques et juridiques de reconstruction et surtout une crise politique qui a complément bloqué l’avancement des opérations en Haïti pendant une année entière. Donc ce n’est que maintenant, en janvier 2012, que les fondamentaux de l’action publique sont en place, et que va vraiment commencer le chantier de reconstruction.
Même si l’AFD maintient ses projets antérieurs au séisme, le gros volume de ses activités implique des projets lancés après : la reconstruction de l’hôpital et de deux quartiers pauvres de Port-au-Prince. Mais pas seulement : l’agence maintient son appui au secteur agricole.
C’est d’ailleurs, d’après M. Malpel, l'une des réussites les plus encourageantes.

 

 


Les Haïtiens se plaignaient beaucoup que le secteur productif ait été un peu oublié par les bailleurs de fonds. Cette intervention pour soutenir une agriculture sinistrée – du fait d’un défaut d’infrastructures, d’une trop grande ouverture sur l’extérieur, etc. – pour créer de l’activité, de la richesse, surtout compte tenu du potentiel agricole du pays d’Haïti, est très appréciable et appréciée.
Aujourd’hui, les priorités de l’AFD aujourd’hui sont la mise en œuvre des projets de reconstruction dans les quartiers avec toutes les dimensions, construction des logements, construction des infrastructures, reconstruction de l’hôpital… Ce dernier chantier est un énorme projet qui ne se fait pas seul : l’AFD travaille en partenariat avec USAID qui finance 50% du projet.
Le projet de reconstruction des quartiers, colossal également, se fait en cofinancement avec l’Union européenne.

A la question sur l’état d’esprit sur le terrain, M. Malpel tient à souligner le courage des Haïtiens qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles et qui travaillent énormément. « Il y a [chez eux] un enthousiasme partagé par les bailleurs de fonds, les ONG qui sont sur place. Certes, les résultats ne sont pas très visibles mais c’est maintenant que véritablement les graines qui ont  été semées vont commencer à sortir de terre. Le chantier à démarré et demande toute notre énergie ».
 


Reconstruire en mieux , vidéo de 14 mn 52

Ce petit film présente le spectre d'intervention de l'AFD en Haïti en donnant la paroles aux acteurs, haïtiens et français. Il dresse un premier bilan des actions de l'AFD depuis le séisme.

 

 

L'action de l'AFD depuis le séisme en 18 photos

 

Interview de Pierre Duquesne, ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement.

Dans cet entretien, M. Duquesne rappelle que deux ans après le séisme, la reconstruction est loin d’être terminée. En termes financiers, la France avait annoncé un effort budgétaire considérable 326 millions d’euros, donc 260 d’aide bilatérale française, le reste étant dans le budget communautaire.
Sur ces 260 millions plus de 70% ont été à la fin 2011, à peine 18 mois après le lancement effectif des opérations, ont été transférés. L’ambassadeur estime que c’est un très bon résultat, supérieur à ce que l’on constate au plan mondial où on est plutôt autour de 53%.
Certes, les chiffres n’englobent pas la réalité mais "ils veulent dire que la France tient ses promesses".
Parallèlement aux chantiers de reconstruction, la priorité reste le soutien de l’action publique en Haïti, la (re)construction des institutions. M. Duquesne prend l’exemple du cadastre sans lequel aucune reconstruction viable et juste n’est réellement possible.
La complexité de la tâche tient au fait qu’il faut mener simultanément des action de court, de moyen et de long termes.


 

 
"Personne n’imaginait que les choses seraient faites au bout de deux ans. Quand vous voyez qu’au bout de deux ans 50% des gravats ont été déblayés d’un volume de quelque 10 m3, alors  que le déblaiement du World Trade Center, à New York, six fois moins volumineux, a nécessité deux ans de déblaiement. Il y avait 1.6 million personnes dans les camps, il y en a plus que 500 000. Même si c’est, bien sûr, 500 000 de trop."

L’innovation en matière d’aide a été l’intense coordination entre les acteurs de la coopération nationale et internationale, et notamment avec l’ensemble des acteurs non-gouvernementaux, les ONG bien sur mais également les collectivités, les entreprises, la diaspora haïtienne et même les établissements universitaires.

A ce titre, M. Duquesne rappelle la création, en son temps, d’un outil novateur : la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), avec un conseil de 28 membres, dont 14 Haïtiens qui ne représentaient pas que l’exécutif mais l’ensemble d’Haïti, et 14 internationaux dont la France. Cette commission (qui s’est tenue jusqu’à la fin octobre 2010, comme prévu par la loi qui l’a instituée) a permis aux différents de coordonner leur action et de favoriser la collaboration entre eux, comme le montre celle entre la France et les Etats-Unis autour de la reconstruction de l’hôpital de Port-au-Prince.

Subvention au comité national solidarité laïque pour l'éducation et le renforcement de la société civile en Haïti ( le comité ONG du 13 décembre 2011)

06/01/2012
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 13 décembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 678 261 € au comité national solidarité laïque.
Cette subvention va permettre le financement d’un programme destiné à l’amélioration du système éducatif formel et de la formation professionnelle, au développement de l’éducation populaire et à celui de la société civile et de son dialogue avec les autorités publiques. Ce programme est centré sur les départements de l’Ouest, de la Grande Anse et du Nord et s’appuie sur un dispositif qui regroupe des acteurs de la société civile française, de la société civile haïtienne ainsi que les autorités publiques nationales et locales. Il comprend des actions de formation à l’attention des enseignants et de leurs formateurs, des jumelages entre établissements scolaires français et haïtiens, un appui aux lycées professionnels de Port au Prince, des programmes de formation destinés aux animateurs sociaux et aux jeunes du service civique, et des activités de promotion du dialogue civil et social.

"Reconstruction de Port-au-Prince : les chantiers s'animent"

02/12/2011

En dépit des difficultés liées aux successions de crises politiques et au choléra qui frappe toujours le pays, la reconstruction de Port-au-Prince, suite au séisme du 12 janvier 2010, commence à prendre forme. Ainsi, le chantier de l’Hôpital Universitaire que l'AFD finance en partenariat avec les Etats-Unis, à travers USAID, en est un très bon exemple. 

La démolition des bâtiments irrécupérables a commencé et notre directeur en Haiti, Yves Malpel,( ici en compagnie du Directeur technique de l'Hôpital, M.Laroche) assistait au lancement de cette opération le 28 novembre dernier .

Les travaux d'études, de mise en place des appuis à la maitrise d'ouvrage et de préparation des réformes de fond se poursuivent activement. Moins visibles que la démolition, ils font totalement partie du projet et nécessitent un fort investissement des équipes de l'AFD (SAN et agence).qui intervient pour que le nouvel hôpital dispose des outils de gouvernance et des moyens financiers nécessaires à son bon fonctionnement.

 
La tâche à accomplir est énorme et sera délicate à mener mais  le moral reste intact... 
 
 
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