Indonésie

L’Agence Française de Développement a été mandatée par le gouvernement français pour intervenir dans les pays émergents en faveur de projets contribuant à une meilleure gestion des "biens publics mondiaux". Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos 

À la une

Conférence sur la microfinance islamique, à Djeddah, co-organisée avec la Banque islamique de développement, les 30 avril et 1er juin

11/05/2012

L'AFD et la Banque islamique de développement, ont organisé à Djeddah (Arabie Saoudite), une conférence internationale sur la microfinance islamique, conjointement avec le CGAP (réseau animé par la Banque mondiale sur la microfinance). Rassemblant des acteurs majeurs de la microfinance islamique, cette conférence a permis de dresser un état des lieux des pratiques et produits de ce mode de financement en plein essor.

 

Un mode de financement de l'économie en plein essor

Les travaux de la conférence ont permis de dresser un état des lieux des pratiques, produits et volumes relatifs à ce mode de financement en plein essor, possédant un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars avec un taux de croissance annuel de 30%. Ils ont également permis de valoriser les résultats d'une étude copilotée par le CGAP et l'AFD. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé en janvier dernier entre l'AFD et la Banque islamique de développement (BisD). 

Les échanges, denses et animés, ont mis en lumière les forces et faiblesses de ces outils de plus en plus demandés dans nombre de pays d'intervention de l'Agence et de mieux cerner les besoins des bénéficiaires, des institutions financières et des banques centrales dont le rôle s'avère primordial en matière de cadre réglementaire et de régulation.

 

Une multitude d'expériences innovantes sur le terrain

Plusieurs constats se sont dégagés : l'existence d'une forte demande pour ce type de produits financiers, notamment de la part des plus pauvres ; la prolifération d'expériences innovantes sur le terrain, souvent mal répertoriées ; la nécessité de lancer des exercices d'étalonnage pour constituer des référentiels techniques, financiers et institutionnels.

 

Une plate forme de connaissances sur le web 

Il a été acté que les différents bailleurs et institutions intéressés, dont la BIsD et l'AFD, accompagnent cette dynamique en promouvant la mise en place d'outils d'informations et d'échanges tels qu'une plate forme de connaissances adossée à un site web dédié et la tenue d'une conférence annuelle. Invitation a été lancée pour que la prochaine se tienne à Paris dans les locaux de l'Agence.

En marge de cette conférence, un entretien bilatéral entre le directeur général de l'AFD, M. Zerah, et le Président de la BIsD, M. Ali, et des rencontres entre les services opérationnels respectifs ont permis de préciser les pistes concrètes de mise en œuvre de l'accord, notamment la possibilité d'un échange de personnels et de premières opérations en cofinancement en Méditerranée.

 

Des choix stratégiques compatibles et des géographies communes

La BIsD et l’AFD ont, en effet, de nombreuses géographies d’intervention communes, dans le bassin méditerranéen, en Afrique sub-saharienne ou encore en Asie centrale et du sud-est. Par ailleurs, le choix de secteurs prioritaires de la BIsD tel que les infrastructures (énergie, transports, urbain), l’agriculture, l’éducation et la santé est parfaitement compatible avec les orientations stratégiques de l’Agence.

Plus généralement, ce partenariat permettra à l’Agence d’amorcer une coordination plus poussée avec ce bailleur majeur dans le paysage des bailleurs arabes et islamiques, et de mieux comprendre le cycle du projet de la Banque (assez similaire entre les différents bailleurs du Golfe).

L'AFD finance la mise en place de plusieurs centrales biogaz à travers sa ligne de crédit à une banque publique indonésienne

05/03/2012

En janvier 2012, l’AFD a contribué à hauteur de 16 millions de dollars au financement de l’installation de centrales biogaz sur 8 sites de production d’amidon de manioc. L’entreprise exploitante a mis en place un système de cogénération d’une puissance installée de 23.6MW à partir des eaux usées contenues dans les bassins acides annexés aux sites de production.

Cette énergie renouvelable, entièrement utilisée par le système de production de l’entreprise, permet une réduction de 534 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Ce projet, d’un coût total de 41.3 millions de dollars, génère chaque année des économies d’achat d’énergie de 5.3 millions de dollars ainsi que des ventes de crédits carbone (CDM) pour 2.7 millions de dollars.

Le projet bénéficie de la ligne de crédit de 100 millions de dollars (non bonifiée) accordée à une banque publique indonésienne en 2010. Cette ligne de crédit soutient des investissements de maîtrise de l’énergie : efficacité énergétique, énergies renouvelables, ainsi que l’usage  du gaz en substitution au fioul et au charbon et s’adresse à des sociétés publiques ou privées.

Cette ligne de crédit contribue à l’émergence de projets sobres en carbone, enjeu essentiel à la réalisation des objectifs ambitieux de l’Indonésie en termes de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (pour mémoire, le gouvernement s’est engagé à une réduction de 26 à 41% des émissions d’ici 2020).

Après avoir parcouru la France, l’exposition « Objectif Développement » a rendez-vous en Indonésie

24/01/2012

Afin de célébrer ses 70 ans d’engagement au plus près du terrain, l’AFD, en partenariat avec Magnum photos, a organisé une grande exposition d’envergure mondiale. Cette exposition vise à susciter un nouveau regard vers les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée.

Les photographies présentées mettent en lumière 7 défis et les réponses du développement. Elles montrent 7 projets financés par l'AFD, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud. 

Après avoir parcouru la France, l’exposition est désormais présentée au public indonésien. L’Institut  Français d’Indonésie lui a en effet ouvert ses portes le 24 janvier 2012 pour un vernissage marquant le début de la présentation des projets de l’AFD au public Indonésien. Les photos prises par les photographes de l’agence Magnum Photos seront présentées à l’IFI Jakarta, du 25 janvier 2012 au 8 février 2012 avant d’être relayées à travers les autres villes majeures du pays.

S’adressant au grand public, l’exposition met en image l’engagement de l’AFD à travers le monde mais surtout en Indonésie où l’Agence finance des opérations destinées à promouvoir une croissance verte et solidaire. Les problématiques liées au changement climatique  ainsi que les solutions apportées par l’AFD sont mises en images par le photographe Jean Gaumy  et éclairées par des commentaires à destination de tous.

Indonésie : évolution des politiques pour lutter contre le changement climatique

29/09/2011

Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé, l'octroi d’un prêt de 100 millions de dollars à la République d’Indonésie pour son Programme de lutte contre les changements climatiques.

L’Indonésie est devenue, principalement du fait de la déforestation, le 3ème émetteur mondial de gaz à effet de serre, après les Etats-Unis et la Chine. La volonté du Gouvernement de faire face à cette situation et à la crise climatique s’est traduite par l’élaboration de plans de plus en plus contraignants, visant à intégrer cette dimension dans les politiques nationales de développement. La JICA (coopération japonaise) et l’AFD ont décidé, dès 2008, avant d’être rejointes par la Banque mondiale en 2010 puis la Banque Asiatique de Développement en 2011, d’encourager par une aide budgétaire cet effort substantiel et novateur d’un pays émergeant. Le programme pluri annuel de financement vise à encourager les évolutions des politiques publiques indonésiennes pour prendre en compte le changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre et adaptation). Les indicateurs de ce programme sont réunis au sein d’une policy matrix, qui évolue au gré des avancées et des négociations du gouvernement avec les bailleurs de fonds. Avec les trois tranches précédentes, le montant cumulé de la contribution de l’AFD s’élève à 900 MUSD.

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

L’AFD s’engage, avec Magnum Photos, pour mettre le développement en images

19/05/2011

A l'occasion de son 70e anniversaire, l'AFD organise une grande exposition photo en association avec Magnum Photos.

Photo : © Jean Gaumy / Magnum Photos

Cette exposition vise à susciter un nouveau regard sur les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée. Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement. Elles montrent des projets, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud.

 
 
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