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© Photo N. Devernois
Depuis 1994, l'AFD a financé 43 projets. Notre objectif annuel est de 100 millions d'euros en prêt. Ses financements, en "aide déliée", sont ouverts à des appels d'offres internationaux.
À la une
Projection du film « La Soif du Monde » de Yann Arthus-Bertrand : l'enjeu majeur de l'eau et de l'assainissement au Vietnam et dans le monde
« La Soif du Monde » est le nouveau film du célèbre photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand. L’AFD est partenaire de ce film. La projection du 16 mai à l’Espace sera suivie d’un débat avec M. Nguyễn Thái Lai, Vice-Ministre du Ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement (MONRE), M. Trần Quang Hưng, secrétaire général de la Vietnam Water Supply and Sewerage Association et M. Jean-Pascal Torréton, représentant de l’IRD au Vietnam. Ce débat animé par Jean-Marc Gravellini, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) permettra de dresser un pont entre les enjeux au Vietnam, et les réalités vécues dans d’autres régions du monde.
Où et quand ?
Mercredi 16 mai à 18h00, à l’Espace, 24 Trang Tien, Hanoi
La question de l'eau et de l'assainissement
Enjeu international majeur, la question de l'eau et de l'assainissement a des incidences directes sur la santé, l’environnement, la réduction de la pauvreté mais aussi l’égalité des sexes. En 2000, 193 Etats se sont engagés dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à l’eau potable et à l’assainissement. Cette promesse a été rappelée cette année lors du 6e Forum Mondial de l’Eau organisé à Marseille « le Temps des Solutions ». Le Vietnam a fait des progrès considérables pour l’atteinte des OMD : en 2010, 83% des populations rurales avaient accès à l’eau potable, contre 30% en 1990. Cependant, la croissance des besoins en eau, pour des usages urbains, industriels, et agricoles, soulève de nouveaux défis pour le Vietnam. L’impact du changement climatique bouleverse également les équilibres.
L'engagement de la France
Depuis 1997, la France, via ses différents instruments de coopération financière (AFD et Trésor français), a mené 30 projets dans le domaine de l’eau et de l’assainissement en accompagnement des autorités vietnamiennes, représentant près de 350 M€ d’engagements. Que ce soit dans les bassins du Mékong, du Dong Nai, ou du fleuve Rouge, l’AFD a soutenu des projets visant à partager, mieux distribuer et contrôler les eaux de ces rivières. Elle soutient également un projet d’extension et d’amélioration du réseau d’eau potable des villes du delta du Mékong. Depuis 1997, l’AFD a mené 13 projets dans le domaine de l’eau et de l’assainissement au Vietnam, représentant plus de 270 M€ d’engagements.
La Direction Générale du Trésor a financé, pour un montant cumulé de 75 M€ des projets de traitement d’eau potable et d’assainissement dans diverses provinces et villes du Vietnam, ainsi que tout récemment un projet d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau appliqué au bassin du Dong Nai. Les acteurs français du secteur de l’eau et de l’assainissement, qu’il s’agisse des acteurs de la gestion intégrée par bassin, les collectivités locales françaises, les ONG, les professionnels de l’eau et les organismes de recherche et de développement, sont associés, à différents stades des projets ou des réflexions stratégiques dans ce secteur.
Le film "La Soif du Monde"
La Soif du Monde a été diffusé dans le cadre du 6e Forum Mondial de l'Eau. Tourné dans une vingtaine de pays, il révèle le monde mystérieux et fascinant de l’eau douce grâce à de spectaculaires images aériennes tournées dans des régions rarement filmées ; découvertes aussi des plus beaux paysages de notre planète, lacs, fleuves, marais, dessinés par l’eau. Des reportages qui donnent la parole à ceux qui s’engagent et innovent, afin d’apporter l’eau où elle manque, l’utiliser plus intelligemment, l’épurer ou mieux encore, cesser de la polluer.
Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"
Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.
Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.
Quels sont les enseignements de l'étude ?
Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.
Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement
- Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
- La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
- Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
- Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
- Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
- Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
- Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.
►Interviews des auteurs de l'étude
►La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.
Le 9ème forum économique et financier franco-vietnamien et l’intervention de l’AFD/CEFEB sur les PPP
Lieu de débats et d’échange d’informations institué en 2000, le Forum économique et financier franco-vietnamien, organisé par l’ADETEF (opérateur du Ministère des Finances français pour ses missions d’assistance technique), réunit des experts vietnamiens et français et a pour objet d’éclairer les politiques publiques au Vietnam. L’AFD a contribué au financement de ces forums depuis 2009.
Le 9ème forum intitulé « Pour une urbanisation durable de la périphérie des villes vietnamiennes » s’est tenu les 19 et 20 mars à Hanoi sous la présidence de M. Cao Viet Sinh, vice-ministre permanent du plan et de l’investissement du Vietnam et M. Christian Jacob, ancien ministre, député-maire de Provins. Des études réalisées par des experts vietnamiens et français y ont été présentées et un recueil de conclusions et de propositions de politiques publiques sera adressé au plus haut niveau de l’Etat vietnamien. Une première journée a été consacrée à l’étude des risques et des opportunités liés à la transition urbaine dans les zones périphériques. La seconde journée a été consacrée aux outils de gouvernance nécessaires à la gestion du foncier et à la planification urbaine.
L’AFD a ouvert la session sur le financement des services d’infrastructure par une présentation de Sarah Botton (CEFEB) sur les partenariats public-privé. Dans la suite de l’atelier co-organisé par le CEFEB et le PADDI (coopération décentralisée de la région Rhône-Alpes avec Ho-Chi Minh Ville) en décembre dernier, le propos a porté sur les opportunités que pouvait présenter cet outil pour le développement des services urbains au Vietnam, tout en rappelant qu’il ne constituait en rien une formule magique permettant de pallier les insuffisances de ressources des Etats. En effet, le secteur privé ne fait que préfinancer des infrastructures, qui sont nécessairement payées in fine par le tarif ou par l’impôt. Les PPP nécessitent donc notamment le renforcement de capacités des autorités, futures« régulatrices ». Les discussions des experts ont largement repris les termes de la présentation, et le MPI a formulé le souhait que l’AFD poursuive son effort d’accompagnement des autorités sur ce sujet.
De nouveaux équipements pour mieux connaître l'état des ressources en eau du Mékong
Reliées à des terminaux informatiques qui vont analyser les données collectées en temps réel, douze stations hydro-météorologiques, inaugurées le 7 mars à Can Tho, dans le delta du Mékong, vont permettre de connaître en temps réel les ressources du fleuve. Ce système hydrologique régional, dénommé Mékong-HYCOS, de la Commission du Mékong est une première en matière de partage de données entre les quatre pays membres.
C'est en présence de l’ambassadeur de France au Vietnam, du directeur général de la Commission du Mékong, du directeur de l’AFD à Hanoï et de représentants des ministères vietnamiens de l’Environnement et des Tansports, ainsi que des autorités locales de Can Tho que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration des stations hydro-météorologiques du Mekong.
Pourquoi la Commission du Mekong met-elle en place le système hydrologique régional Mékong-HYCOS ?
La finalité du projet est ainsi de promouvoir le développement durable du bassin du Bas-Mékong dans le cadre de l'accord international de coopération signé en 1995 par les quatre Etats riverains (Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et instituant la Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC).
L'objectif spécifique du projet est d'établir un système d'observation hydrologique régional fiable (collecte et partage des données en quasi-temps réel), partagé par les 4 pays membres pour le suivi des ressources en eau du bassin.
Vue du Mekong à Can Tho (photo AFD - J.C. Pires)
Il va ainsi permettre :
- d'établir un système fonctionnel et fiable de collecte et de transmission en temps réel de données hydrométéorologiques (pluies, niveaux d’eau) qui contribuera à améliorer le suivi et les prévisions hydrologiques tant sur le cours principal du Mékong que sur ses principaux affluents
- d'améliorer les systèmes nationaux de traitement et d'archivage des données
- mettre en place des bases de données et des réseaux de communication partagées au niveau régional
- de fournir et diffuser l'information hydrologique aux usagers
- et de renforcer les capacités pour une exploitation durable du système sur le long terme.
Le projet s'inscrit ainsi dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et notamment à la première cible de l'objectif 7 – assurer un développement durable – : « intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales ; inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales ».
Un réseau sophistiqué de collecte et d'analyse des données hydriques
Dans le cadre du projet, les pays et la Commission du Mékong ont sélectionné 32 stations hydrométéorologiques sur les principaux affluents du Mékong, du Tonle Sap et dans le delta du Mékong.
Une station hydro-météorologique HYCOS (photo AFD - M. Parent)
Ces stations ont été améliorées par :
• un appareillage de mesure automatique des niveaux d'eau et de la pluviométrie
• une plate-forme de stockage des données
• un système de télémétrie permettant la transmission des données collectées par voie satellitaire dans la mesure du possible ou tout autre moyen de communication appropriée.
Une collaboration sans précédent dans le partage d'information entre les quatre pays
Dans chacun des quatre services hydrologiques nationaux ainsi qu'au centre régional de la Commission du Mékong à Phnom Penh, des terminaux informatiques ont été installés permettant la réception, le traitement et l'archivage des données transmises depuis les stations de terrain. L'accès à toutes les données brutes est possible simultanément pour tous les terminaux de réception du projet.
C'est la première fois que les pays membres (Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) acceptent d'aller aussi loin dans le partage des données. Ces données brutes acquises en temps quasi réel font l’objet d’un contrôle qualité en temps réel pour permettre une utilisation pour les prévisions de crues tant au niveau de la Commission du Mékong qu'au niveau des services nationaux : chaque pays pourra intégrer directement les informations venant des pays amont dans son propre dispositif de prévision.
Transmettre le savoir-faire
Les services hydrologiques nationaux ont bénéficié de nombreuses activités de formation.
Elles ont été axées essentiellement sur le principe de la formation en continu par compagnonnage, qui est la plus appropriée et la plus efficace pour le genre d'équipement qui a été installé.
Ces formations ont eu lieu chaque fois qu'un expert international était présent dans la région, soit au niveau régional auprès de l'équipe régionale du projet, soit au niveau national auprès des experts locaux à chaque visite sur le terrain, ou lors de la mise en place des stations de réception (terminaux). En complément à cette formation continu, des stages classiques de formation ainsi que des ateliers de travail ont été organisés.
S’agissant du Vietnam, 12 stations de mesures hydrométéorologiques ont été financées par le projet ainsi qu’un appui dégressif à leur exploitation maintenance.
Qui finance et qui met en oeuvre ?
Le projet Mékong-HYCOS est un projet régional financé par l’AFD et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour un montant total de 3M €, 2 M€ de l'AFD et 1 M€ du FFEM. Il est mis en œuvre par la Commission du Mékong et les ministères techniques des quatre pays membres : Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Il bénéficie de l’expertise scientifique et technique de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). L’Organisation Mondiale de la Météorologie a également apporté sa caution scientifique au projet.
Le projet entre dans sa dernière phase
Le projet entre dans sa dernière phase, phase qui lui permettra de maintenir l’effort sur la formation des parties prenantes, de mettre en place une politique régionale de maintenance et de valorisation des données hydrologiques ainsi que de constituer un stock de pièces détachées.
Le report de la fin du projet à fin 2012 permet par ailleurs à la MRC d’organiser un événement sur l’hydrologie du bassin du Mékong avec pour double objectif de valoriser les résultats du projet (film, plaquettes, paroles d’usagers, …) et de porter ainsi aux politiques de la sous-région la problématique de la pérennité du réseau.
Le coût total du projet est de 3 M€ dont 2 M€ de l’AFD et 1 M€ du FFEM.
Pour en savoir plus sur ce projet régional, visitez le site de la Commission du Fleuve Mékong
Vietnam : AFD sur le terrain des ONG
Régis Mabilais, en charge des dossiers Asie à la division ONG de l’AFD, a effectué une visite de terrain au Vietnam du 13 au 17 février dernier, pour rencontrer les ONG françaises bénéficiaires des financements de l’AFD, mais aussi les services nationaux compétents, la plate-forme d’ONG internationales (VUFO-NGO Resource Center) et la délégation de l’Union Européenne. Sa mission l’a conduit à visiter des projets portés par Entrepreneurs du Monde, Planet Finance, IECD, Enfants et Développement. A cette occasion, il a tenu à Ho Chi Minh Ville le 17 février une rencontre d’information, sous la présidence du Consul général de France, réunissant une quinzaine d’ONG françaises basées dans le Sud du pays, portant sur les procédures de financement de l’AFD.
Au Vietnam, l’AFD a accompagné depuis 2008 le financement de 11 projets d’ONG françaises, pour un montant total supérieur à 3 millions d’euros. Près d’une centaine d’ONG françaises, soit 10% des ONG internationales enregistrées dans le pays, sont actives. Généralement, elles mettent en œuvre des projets de taille moyenne.
Malgré les efforts des autorités vietnamiennes pour produire des conditions propices à leur installation, on a pu constater le départ de certaines ONG françaises. Les raisons sont multiples : stratégies des ONG non compatibles avec le passage du Vietnam dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire, résultats déjà enregistrés par le Vietnam en matière de développement, ce qui les amène à regarder vers d’autres géographies jugées plus prioritaires.
Néanmoins, l’agence d’Hanoi va continuer en 2012, en lien avec le SCAC, la promotion des outils de financement de l’AFD afin d’appuyer une communauté d’ONG françaises dynamiques et de plus en plus professionnalisées.
Un atelier de formation sur les partenariats public-privé dédié aux collectivités locales vietnamiennes
Plus d'une cinquantaine de participants, issus principalement de huit provinces vietnamiennes et d u ministère du Plan et de l’investissement, ont participé à l'atelier de formation sur les partenariats public-privé dans les services urbains (eau et transports), orga nisé par l’AFD Vietnam et le centre de formation de l'AFD (Cefeb) à Hô-Chi-Minh-Ville, conjointement avec le PADDI (coopération décentralisée Rhône Alpes-Hô-Chi-Minh-Ville).
Accompagner le développement des Partenariats public-privé
Cet atelier s’inscrit dans le contexte actuel de volonté du gouvernement vietnamien de développer les partenariats public-privé ( PPP) dans le secteur des infrastructures et des services publics. Le ministère du Plan et de l’investissement a lancé un processus de sélection de projets pilotes à partir du cadre juridique de la décision 71/2010 du Premier Ministre qui invite les collectivités locales et les ministères techniques à présenter des projets de PPP.
De ce fait, il est essentiel de les accompagner, via des actions de renforcement des capacités, sur le diagnostic des services, l’évaluation des opportunités mais aussi le choix des modèles de PPP, puis, dans un second temps sur la conception technique et financière, la gestion des appels d’offres, l’élaboration et le suivi des contrats.
Formation et recommandations
L’atelier s’est conclu sur la formulation de recommandations aux autorités qui seront adressées au MPI et aux comités populaires des provinces participantes. Il a également été l’occasion de valoriser de nombreuses publications AFD en vietnamien et donnera lieu à une publication bilingue reprenant les principaux enseignements de cet atelier.
Au travers de différents outils, l’AFD Vietnam poursuit les activités d’appui pour la promotion des PPP au Vietnam.
Cet atelier s'est tenu à du 5 au 9 décembre 2011.
Pour plus de détails :

![English [English]](/jsp/jahia/engines/images/flags/en_off.gif)
![Tiếng Việt [Vietnamese (Vietnam)]](/jsp/jahia/engines/images/flags/vi_VN_off.gif)