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L’implication de l’AFD en Egypte s’est concrétisée, dès février 2007, par l’ouverture de l’agence du Caire, qui a permis d’accélérer l’identification et l’instruction des projets et d’établir un dialogue suivi avec l’administration égyptienne et les partenaires potentiels de l’AFD dans les secteurs public et privé. Photo © Ed Yourdon
À la une
Conférence sur la microfinance islamique, à Djeddah, co-organisée avec la Banque islamique de développement, les 30 avril et 1er juin
L'AFD et la Banque islamique de développement, ont organisé à Djeddah (Arabie Saoudite), une conférence internationale sur la microfinance islamique, conjointement avec le CGAP (réseau animé par la Banque mondiale sur la microfinance). Rassemblant des acteurs majeurs de la microfinance islamique, cette conférence a permis de dresser un état des lieux des pratiques et produits de ce mode de financement en plein essor.
Un mode de financement de l'économie en plein essor
Les travaux de la conférence ont permis de dresser un état des lieux des pratiques, produits et volumes relatifs à ce mode de financement en plein essor, possédant un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars avec un taux de croissance annuel de 30%. Ils ont également permis de valoriser les résultats d'une étude copilotée par le CGAP et l'AFD. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé en janvier dernier entre l'AFD et la Banque islamique de développement (BisD).
Les échanges, denses et animés, ont mis en lumière les forces et faiblesses de ces outils de plus en plus demandés dans nombre de pays d'intervention de l'Agence et de mieux cerner les besoins des bénéficiaires, des institutions financières et des banques centrales dont le rôle s'avère primordial en matière de cadre réglementaire et de régulation.
Une multitude d'expériences innovantes sur le terrain
Plusieurs constats se sont dégagés : l'existence d'une forte demande pour ce type de produits financiers, notamment de la part des plus pauvres ; la prolifération d'expériences innovantes sur le terrain, souvent mal répertoriées ; la nécessité de lancer des exercices d'étalonnage pour constituer des référentiels techniques, financiers et institutionnels.
Une plate forme de connaissances sur le web
Il a été acté que les différents bailleurs et institutions intéressés, dont la BIsD et l'AFD, accompagnent cette dynamique en promouvant la mise en place d'outils d'informations et d'échanges tels qu'une plate forme de connaissances adossée à un site web dédié et la tenue d'une conférence annuelle. Invitation a été lancée pour que la prochaine se tienne à Paris dans les locaux de l'Agence.
En marge de cette conférence, un entretien bilatéral entre le directeur général de l'AFD, M. Zerah, et le Président de la BIsD, M. Ali, et des rencontres entre les services opérationnels respectifs ont permis de préciser les pistes concrètes de mise en œuvre de l'accord, notamment la possibilité d'un échange de personnels et de premières opérations en cofinancement en Méditerranée.
Des choix stratégiques compatibles et des géographies communes
La BIsD et l’AFD ont, en effet, de nombreuses géographies d’intervention communes, dans le bassin méditerranéen, en Afrique sub-saharienne ou encore en Asie centrale et du sud-est. Par ailleurs, le choix de secteurs prioritaires de la BIsD tel que les infrastructures (énergie, transports, urbain), l’agriculture, l’éducation et la santé est parfaitement compatible avec les orientations stratégiques de l’Agence.
Plus généralement, ce partenariat permettra à l’Agence d’amorcer une coordination plus poussée avec ce bailleur majeur dans le paysage des bailleurs arabes et islamiques, et de mieux comprendre le cycle du projet de la Banque (assez similaire entre les différents bailleurs du Golfe).
Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"
Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.
Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.
Quels sont les enseignements de l'étude ?
Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.
Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement
- Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
- La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
- Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
- Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
- Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
- Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
- Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.
►Interviews des auteurs de l'étude
►La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.
AFD partenaire du film «La soif du monde»
Signature de deux conventions de prêts de l'AFD pour soutenir les PME et moderniser l'irrigation
Ces deux conventions de prêts dits concessionnels ont été signées le mercredi 11 avril 2012. Le montant total est de 115 millions d'euros, équivalent à environ 920 millions de livres égyptiennes.
80 millions d'euros pour faciliter l'accès au crédit des PME
La première convention est un prêt de 80 M € à taux bonifié pour le Fonds social de développement (SFD), visant à soutenir l'accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises en Égypte. Le Fonds social pour le développement a été créé en 1992 en tant que réseau de sécurité sociale, avec mandat de réduire la pauvreté en soutenant des initiatives au niveau communautaire, d'accroître les possibilités d'emploi, et encourager le développement de la petite entreprise. Le projet consiste à fournir le SFD avec 80 millions euros, facilité de crédit à long terme dans des conditions souples pour être re-prêté par le système bancaire ou directement par le FSD pour les PME. Les prêts doivent bénéficier les petites entreprises exclusivement, c’est-à-dire les entreprises avec un effectif total de moins de 50 salariés et avec un capital versé entre 50 000 et 1 million de livres égyptiennes. Environ 65 000 PME sont ciblées par ce projet, qui contribuera à la création d'emplois.
35 millions d'euros pour soutenir la modernisation de l'irrigation dans le delta du Nil
La deuxième convention est un prêt 35 M € à taux bonifié pour le Ministère de l'Agriculture et de réhabilitation des sols, à l'appui de la modernisation de l'irrigation des fermes dans le delta du Nil, dans les zones où les interventions d’amélioration de l'irrigation ont déjà été mises en œuvre, en termes d'infrastructures (canal de dérivation et des améliorations mesqa ont été effectués) et le renforcement institutionnel (création d'associations d'usagers de l'eau). L'objectif de développement du projet est d'augmenter la rentabilité agricole et améliorer l'équité dans l'accès à plus de qualité de l'eau pour un maximum de 140.000 petits agriculteurs sur un maximum de 200.000 feddans. Les économies d'eau sont également attendues jusqu'à 25%. Cet objectif sera atteint grâce à des investissements constitués de la tuyauterie des canaux Marwa, la mise à niveau et l'électrification des pompes mesqa - qui comprend une extension de la moyenne et basse tension grille - des améliorations technologiques au niveau des exploitations et de diffusion, et le renforcement des services d'appui aux agriculteurs et de la mise en œuvre gouvernementale organismes impliqués dans le projet. Ce projet est cofinancé avec la Banque mondiale, qui contribue de 100 M USD.
Depuis l'ouverture du bureau de l'AFD au Caire en février 2007, l'AFD a déjà approuvé des projets pour un montant total de près de 700 millions d'euros.
Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays
Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.
Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.
Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD
Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).
Ce nouveau financement, sur délégation du Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.
Umojanet prolonge Uhurunet
La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.
La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.
La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
PROPARCO soutient le secteur de l'agro-industrie en Egypte
Le Caire, le 31 janvier 2012. PROPARCO annonce la signature d’un prêt senior de 15M US$ en faveur de WADI Holdings, une société agro-industrielle égyptienne, pour financer la croissance de son activité. Cette transaction, assortie d’un prêt convertible de 5M US$, permettra d’accompagner la société dans son intégration verticale et horizontale. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Musa Freiji, Président du conseil d’administration de WADI et de Marie-Hélène Loison, Directrice générale déléguée de PROPARCO.

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