ACTUALITÉS

ACTUALITÉS

Nos vidéos du moment

À la une

Conférence AFD-EUDN 2012 : "Malaise dans l'évaluation : Quelles leçons tirer de l'experience du Développement" - 26 mars 2012, à Paris

20/03/2012

A l'heure où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, les plus grands spécialistes mondiaux s'interrogeront et débattront avec le public sur le rôle de l'évaluation tel qu'il est conçu aujourd'hui, dans le champ de l’aide au développement. Participez à la 9ème édition de la conférence co-organisée avec European Development Network (EUDN).

L'efficacité de l'aide et son évaluation en question

La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.

La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.

Quels enseignements pour l'action ?

L'évaluation des politiques publiques n'est pourtant ni une idée ni une pratique nouvelle. La question se pose cependant de savoir si elle est correctement menée, si elle donne effectivement lieu à une accumulation de savoir, qui peut être utilisé ou non, par les décideurs, ou si le contexte dans lequel les politiques sont mises en œuvre change trop rapidement pour que les expériences d'hier puissent permettre de tirer des enseignements pour demain.

La conférence se tiendra au Centre de Conférences Pierre Mendès-France du Ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie, à Paris.

L’AFD est autorisée à intervenir dans six nouveaux pays d'Asie

15/11/2011

Le Comité d’Orientation Stratégique de l'AFD du 23 juin 2011 avait autorisé l’Agence à intervenir dans trois pays d'Asie (Kazakhstan et Ouzbékistan, Bangladesh) et à mener des actions de prospection dans trois autres pays du sud Caucase (Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan).
A l’occasion du déplacement du Président de la République dans le sud Caucase les 6 et 7 octobre 2011, la signature des protocoles d’accord donne le feu vert à l’Agence pour y intervenir.

Il existe une forte convergence des thématiques touchant au développement des pays de l’Asie centrale et du Caucase qui ont acquis leur indépendance il y a près de vingt ans, après l’éclatement de l’Union soviétique. Leurs trajectoires politiques et économiques présentent cependant des divergences significatives.

Les pays du sud Caucase aspirent plus spécifiquement à un arrimage européen, et les grands enjeux de développement de la région s’articulent autour d’une consolidation des reformes conduites dans le sens d’un rapprochement aux standards européens, y compris en termes de transparence et de conformité environnementale et sociale. Dans ce contexte, l’arrivée d’un bailleur de fonds comme l’Agence Française de Développement revêt un sens particulier.

De son coté le Bangladesh est confronté à de fortes problématiques énergétiques, de transport, d’eau et d’assainissement, et plus généralement environnementales.

Les six pays relèvent du mandat de l’AFD visant à la promotion d’une croissance verte et solidaire et sont intéressés par le savoir-faire de l’Agence notamment dans le domaine des infrastructures urbaines et plus particulièrement des transports. Les secteurs de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets nécessiteront en particulier de lourds investissements dans les années à venir. L’expertise de l’Agence est également attendue en appui du secteur privé et sur les problématiques de restructuration des secteurs agricoles.

"L'agribusiness pour la prospérité de l'Afrique", débat le 10 novembre

02/11/2011

A l’occasion de la présence à Paris de Kandeh K. Yumkella, Directeur général de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel et de la sortie de « Agribusiness for Africa’s Prosperity » auquel M. Yumkella a contribué, l’AFD et l’ONUDI organisent un débat autour de la présentation de cet ouvrage.

La réunion débutera par une intervention du Directeur Général adjoint de l’AFD, Didier Mercier et sera suivie par la présentation de « Agribusiness for Africa’s Prosperity » par Kandeh K. Yumkella, puis par des réactions d’experts de l’agribusiness. Cette session sera suivie par une discussion avec la salle.

L’objectif de cette rencontre est de partager avec une audience française composée de directeurs de grands groupes, de la société civile impliquée dans l’agri business, des fondations et des bailleurs ainsi qu’avec le Ministère de l’agriculture et le Ministère des affaires étrangères et européennes

Cette séance permettra de débattre sur le sujet de l’agribusiness, d’expliquer l’action des différentes parties prenantes dans ce secteur et de faire se rencontrer les différents partenaires qui collaborent sur ce sujet à la frontière de l’agriculture et de l’entreprise.

Ce débat se tiendra jeudi 10 novembre 2011 de 14 heures à 18 heures, au siège de l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris 12e.

Pour s'inscrire au débat

L'ouvrage

Le livre se penche sur les façons pour l’Afrique de migrer  d'une stratégie de croissance tirée par l'agriculture vers une stratégie de développement du secteur agro-industriel dans laquelle la demande est tirée par le marché.  Il démontre  que les efforts doivent  se concentrer sur l’augmentation  de  la valeur ajoutée et l’amélioration de la  productivité dans l'ensemble des chaînes de valeurs agricoles ; il suggère que l'attention doit se porter vers tous les acteurs dans les chaînes de valeur, fournisseurs , producteurs,  transformateurs et  distributeurs  sur les marchés locaux, régionaux et internationaux.

 

Pour découvrir l'ouvrage en ligne :

 

Pour en savoir plus sur l'agribusiness

« Un continent que l'on regarde autrement »

22/09/2011

Une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire... L'Afrique subsaharienne, au centre des regards, fait face à des défis considérables, nous dit Yves Boudot, directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Yves Boudot a passé 27 ans de sa vie professionnelle dans une dizaine de pays  d’Afrique. Il a été nommé depuis quelques semaines directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Peut-on dire que l’Afrique est le continent prioritaire pour l’AFD ?
L’Afrique est la première priorité de la politique française de coopération*. L’AFD est chargée de la mise en œuvre de cette vision. Cette priorité donnée au financement du développement en Afrique subsaharienne répond à l’importance des enjeux et des défis posés par l’émergence du continent.
Cette priorité est également le fruit de l’histoire même de l’aide publique au développement française et de notre maison.
C’est en Afrique subsaharienne que plongent les racines opérationnelles, financières et affectives de l’AFD. Cette spécificité dans le paysage des bailleurs de fonds en fait d’ailleurs sa principale expertise et sa première valeur. L’Afrique au sud du Sahara concentre près de 40% de l’activité globale de l’AFD, et 60% de l’effort budgétaire de l’Etat.

Quel regard peut-on porter sur le contexte africain aujourd’hui ?
Il faut se méfier de la tendance que nous avons à généraliser dès que l’on parle de ce continent. Les généralités sur l’état et l’avenir de l’Afrique font osciller sans nuance et depuis trop longtemps entre une vision pessimiste ou résignée et un optimisme béat. L’Afrique au sud du Sahara est diverse, complexe et inégale.
Ce qui ne fait en revanche plus aucun doute aujourd’hui, c’est que l’Afrique subsaharienne est au centre des enjeux et des défis globaux d’aujourd’hui et des décennies à venir.
Tel est peut être le véritable contexte africain.
La dynamique démographique inédite, la croissance économique forte et résiliente depuis quelques années, le potentiel des ressources naturelles, toujours rappelé mais encore peu mis en valeur, et la progression continue de la paix et de la démocratie en font effectivement un continent que l’on regarde autrement.
L’Afrique du Sud en est une illustration saisissante. Qui aurait pu prévoir en 1990, lorsque Nelson Mandela est sorti de prison, que ce pays serait vingt ans plus tard la puissance économique qu’il est en train de devenir ?

Quels sont pour les pays au sud du Sahara les principaux défis à relever ?
Ils sont considérables. L’Afrique devra nourrir près d’un milliard de personnes supplémentaires d’ici 2050. Le rythme d’accroissement de sa population est estimé à près de 15 millions de personnes supplémentaires par an. Son agriculture devra alimenter les villes qui vont rester en forte croissance et faire vivre les campagnes.
En 2050, deux milliards d’Africains devront avoir accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation ou à la santé, alors que les capacités de production et de distribution ne suffisent aujourd’hui pas à satisfaire les besoins.
Enfin, la croissance économique africaine, bien supérieure à la croissance actuelle de nos économies, devra d’abord être synonyme de création massive d’emplois pour la jeunesse du continent, et de ressources fiscales pour les Etats. L’émergence d’un secteur privé formel est un enjeu majeur pour l’Afrique au sud du Sahara.

Quels sont les grandes orientations stratégiques de l’AFD en Afrique subsaharienne ?
Encore une fois, elles dépendent de la situation économique et sociale des pays que l’on accompagne. Elles dépendent donc d’abord de la demande et des besoins des bénéficiaires de nos financements mais également de la capacité des Etats à s’endetter pour financer leurs investissements.
Trois grands axes, définis par le gouvernement français, guident aujourd’hui l’activité de l’AFD en Afrique subsaharienne : le financement des grandes infrastructures, le développement d’une agriculture plus productive et l’accompagnement d’une croissance plus inclusive.
Le premier consiste donc à accompagner le développement des grandes infrastructures et de rendre accessibles les services essentiels aux populations des villes et des campagnes. Ils concernent l’accès à l’énergie, aux transports, à l’eau, à l’irrigation, à l’éducation et à la santé.
Une étude récente de la Banque mondiale a mis en lumière le déficit de ces infrastructures, le prix élevé de leur accès et les montants additionnels considérables nécessaires à un rattrapage de la situation actuelle sur dix ans.
L’énergie et les transports en sont objectivement les deux premières priorités. Ces deux secteurs nécessitent des investissements lourds, Il faut, pour les mettre en œuvre, faire converger les efforts des bailleurs, des partenaires privés et des Etats. Par exemple, le potentiel hydroélectrique est considérable et les projets, nécessairement régionaux, s’inscrivent dans un temps long. Il nous faut dès à présent concentrer nos efforts dans ce secteur.
Le transport ferroviaire, quant à lui, a été abandonné au profit de la route depuis la fin des années 1970. Sur les corridors commerciaux principaux et pour le transport des matières premières issues de l’activité minière, il est pourtant le mode de transport adapté aux besoins.

Le développement de l’agriculture vivrière et des filières agro-alimentaires sont le second axe prioritaire pour les années à venir. Le secteur représente 13% du PIB d’Afrique subsaharienne et concerne près de 70% de la population active. Il favorise la création de valeurs, la stabilisation des populations en milieu rural et la lutte contre la désertification. L’agriculture africaine doit être plus productive pour assurer la sécurité alimentaire des villes et des campagnes, et générer des surplus d’exportation. Ces enjeux sont au cœur du rapport des mouvements entre les villes africaines en expansion et les campagnes

Enfin,  il n’a échappé à personne que les taux de croissance économique du continent sont, depuis maintenant près de dix ans, bien supérieurs à ceux de nos propres économies.
Cette croissance régulière est notamment tirée par l’évolution favorable des cours des matières premières, notamment minières et pétrolières. Elle est d’ailleurs souvent inégale d’un pays à l’autre.
Il est indispensable de favoriser le développement d’une croissance plus inclusive, portée par un secteur privé formel dans des secteurs fortement créateurs d’emplois.
L’AFD poursuit donc son effort pour favoriser le développement d’un système bancaire et financier tourné vers le développement de ce secteur privé.


A-t-on des priorités géographiques ?
En termes de répartition de l’effort budgétaire de l’Etat français, l’activité de l’AFD est fortement concentrée sur les 14 pays prioritaires de la coopération française .
Mais l’AFD est aujourd’hui présente dans tous les pays d’Afrique subsaharienne et y adapte son action et décline ses outils en fonction des besoins exprimés et de notre capacité à y répondre.
La véritable priorité consisterait à penser autrement l’approche géographique du continent au sud du Sahara. Il nous faut d’abord penser régionalement, pour les grands projets d’infrastructures notamment, tout en conservant une action nationale dans d’autres secteurs.
La dimension des défis que nous venons d’évoquer et la taille critique des ensembles économiques sont telles qu’une approche régionale est inévitablement indispensable.
Cela est vrai pour le financement des grands projets d’infrastructures d’énergie ou de transports, mais également pour le développement d’espaces économiques cohérents et intégrés générateurs de dynamisme et d’émulation, en synergie avec les Unions régionales qui émergent progressivement.


* Cette priorité a effectivement été rappelée dans le document cadre de la Coopération au Développement du Ministère des affaires étrangères et européennes pour 2011.


** Les 14 pays prioritaires en Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Comores, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo


Kenya : Lutter contre le cancer et les maladies cardiaques avec la fondation Aga Khan

25/07/2011

Alors que les maladies cancéreuses et cardiovasculaires sont de plus en plus fréquentes au Kenya, l’AFD appuie la création du centre de cardiologie et de cancérologie de l’hôpital universitaire Aga Khan.

Le centre de cardiologie et de cancérologie de l’hôpital de l’université de l’Aga Khan a été inauguré le 25 juillet par M. Mwai Kibaki, président de la République du Kenya, en présence de Son Altesse l'Aga Khan, M. Etienne de Poncins, ambassadeur de France au Kenya et M. Dov Zerah, Directeur général de l’AFD.

► Lire le discours de Son Altesse l'Aga Khan

 

Ce centre et ses unités de diagnostic réparties à travers le Kenya sont des références de haut niveau en matière de cardiologie et d'oncologie tant au Kenya qu’en Afrique de l'Est. Alors que les maladies cardiovasculaires et cancéreuses sont de plus en plus fréquentes au Kenya, le pays fait face à un manque de structures médicales spécialisées. Ce nouveau centre sera une structure centrale dans le système de santé publique kenyan. Il offrira des soins de qualité aux patients souffrant de cancer et de maladies cardiovasculaires ainsi que des formations de haut niveau et des installations de recherche sur ces pathologies. D’un coût total de 50,4 M  $, ce centre a bénéficié d’un prêt bonifié de l’AFD de 35,3 M $.

Présente au Kenya depuis 1997, l’AFD, acteur central de l'aide au développement de la France, soutient le pays dans ses efforts pour promouvoir le développement durable économique et social. L'amélioration de la qualité et de l’accès aux soins de santé est l'une des priorités de la coopération bilatérale pour le Kenya et la France.

Brésil : Un bus à haut niveau de services pour préserver l'environnement à Curitiba

19/07/2011

L’AFD a signé une convention avec la ville de Curitiba (Brésil), le 19 juillet, pour le financement d'une nouvelle ligne de bus rapide. D’un montant de 36,15 millions d’euros, ce financement s’inscrit dans le programme de développement des transports collectifs et de préservation de la biodiversité de la municipalité brésilienne.

Le projet vise à construire une ligne de  bus rapides à haut niveau de services (BHNS ou BRT, Bus Rapid Transit), le long de la linha verde, une ancienne autoroute requalifiée en « boulevard urbain ». Il permettra de préserver un corridor écologique au cœur de l’agglomération, sur les rives du Barigüi, en réaménageant des espaces naturels et en réintégrant la flore locale.

Un bus à haut niveau de service (BHNS), ou service rapide par bus (SRB) (parfois désigné par le sigle anglais BRT, bus rapid transit), est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.

On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.

Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.

L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.

 

Avec 1,7 million d’habitants, la municipalité de Curitiba, capitale de l’Etat du Paraná, a opté depuis les années 1960 pour un plan d’urbanisme particulièrement novateur qui comprend notamment un métro de surface constitué de bus articulés se succédant chaque minute.

Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes utilisent ces bus chaque jour. Ce système de transport très performant, avec un billet unique, est aujourd’hui relayé sur le continent latino-américain, notamment en Colombie avec le Transmilenio.

Cette première signature de l’AFD au Brésil ouvre la voie à d’autres financements en faveur de collectivités brésiliennes autour du thème de la ville durable. Conformément à son mandat dans les pays émergents, l’AFD intervient au Brésil pour financer des politiques publiques qui promeuvent une croissance plus sobre en ressources naturelles, plus économe en gaz à effet de serre et plus équitable, tout en favorisant le lien avec l’expertise française. Présente dans le pays depuis 2007, l’Agence concentre ses actions dans les secteurs du développement urbain, des transports publics, de l’énergie, de l’eau et l’assainissement.

Vidéo : "Curitiba, une ville durable"

 

 
 
1 
2  3  4  5 
 
 
Archives