Communiqués
Décisions relatives à la lutte contre le réchauffement climatique et la maîtrise de l'energie
Conseil d'Administration du 17 décembre : l’AFD déploie près de un milliard d’euros en faveur des pays émergents et en développement et participe à lutte contre le réchauffement climatique et maîtrise de l’énergie
Afrique du Sud : financement d’entreprises pour la maîtrise de l’énergie
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un financement de 120,7 millions d’euros (ligne de crédit de 120 millions d’euros ouverte aux banques participantes et subvention de 700.000 euros à la South African National Energy Development Institue - SANEDI) pour un programme d’appui à la maîtrise de l’énergie en faveur des entreprises privées du secteur industriel et commercial.
L’Afrique du Sud est le 20ème pays émetteur de gaz à effet de serre (GES) et occupe la 10ème place en matière de GES émis par le secteur de l’électricité. Cette situation résulte de la part considérable du charbon dans la production d’énergie primaire (75% du bilan énergétique national). Les délestages croissants opérés par Eskom, l’opérateur national, témoignent par ailleurs de l’insuffisance de la capacité de production d’électricité. La mobilisation du secteur bancaire dynamique sud-africain apparait comme une condition nécessaire à l’accélération de l’investissement des entreprises en matière de maîtrise de l’énergie et pour réduire l’emprunte carbone de l’activité économique et amorcer la diversification du bouquet énergétique du pays.
La ligne de crédit de l’AFD permettra aux principales banques de proposer aux entreprises des financements à long terme incitatifs. Les projets d’efficacités énergétiques financés auront un ratio d’économie d’énergie d’au moins 20%. Les conditions du concours de l’AFD permettront aux banques de couvrir une partie des coûts de promotion de ces financements et de l’assistance technique requise à leur niveau et pour leurs clients. Le volet d’appui permettra enfin de renforcer les capacités des banques participantes et de leurs clientèles et d’accompagner les évolutions institutionnelles du secteur. La répartition de la ligne entre les banques se fera au gré de leurs demandes d’imputation et la SANEDI, agence gouvernementale en cours de création (ou toute structure ayant la capacité requise), assurera la maitrise d’ouvrage de la facilité d’appui.
Chine : financement de projets énergétiques
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 120 millions d’euros à la République populaire de Chine pour le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.
La croissance de la demande énergétique chinoise est très élevée, en raison du poids d’un secteur industriel dynamique dont les performances énergétiques sont médiocres. Depuis 2008, la Chine est ainsi devenue le premier émetteur mondial de CO2. En 2006, l’AFD a approuvé une première ligne de crédit de 60 millions d’euros destinée à financer les projets d’efficacité énergétiques et d’énergie renouvelable proposés par trois banques locales. Cette ligne sera terminée à fin 2009 et aura permis d’éviter l’émission de plus de 1.900.000 tonnes de CO2 par an.
Forts de ce succès, l’ensemble des partenaires ont souhaité poursuivre et amplifier cette dynamique avec une seconde ligne, d’un montant doublé à 120 millions d’euros. Un volet d’assistance technique doit accompagner la formation des équipes bancaires et l’analyse des projets. Les trois banques partenaires (HuaXia Bank, China Merchant Bank et SPDB) sont basées à Pékin, Shenzhen et Shanghai et possèdent de puissants réseaux nationaux.
Inde : financement de projets énergétiques
L’Inde, qui est le 5ème émetteur de gaz à effet de serre, affiche l’un des taux de croissance de ces émissions les plus élevés du monde (65% sur les cinq dernières années). La production d’électricité, essentiellement d’origine fossile, est responsable de la moitié de ces émissions. La demande énergétique indienne continue à croitre fortement (+ 6% par an) et les ressources du pays ne suffisent plus à alimenter la demande. Il en résulte une dépendance accrue aux importations d’énergie fossile ainsi qu’une instabilité du réseau électrique.
Le projet vise à soutenir les efforts du gouvernement dans l’exploitation de son potentiel d’énergie sobre en carbone. La démarche passera par IREDA, institution financière publique spécialisée dans la distribution de crédits, pour créer un effet d’entrainement et promouvoir des investissements de production d’électricité à base d’énergies renouvelables (éolien, petite hydroélectricité, cogénération, bioélectricité, solaire). Un volet permettra à IREDA de renforcer son savoir-faire sur les technologies innovantes et l’appuiera dans le développement des filières. Le projet permettra d’éviter l’émission de 300 à 400 mille tonnes de CO2 par an.
Inde : financements d’entreprises pour la maîtrise de l’énergie
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 50 millions d’euros à la Small Industries Development Bank of India (SIDBI) pour le refinancement de prêts consentis aux PME destinés à des investissements de maîtrise de l’énergie.
La mobilisation du potentiel indien en énergies renouvelables constitue un levier d’action essentiel pour atténuer, puis inverser, les impacts de l’économie indienne sur la consommation d’énergie fossile et le climat. Le secteur industriel, et notamment les PME, représente un potentiel d’investissement très significatif et encore largement inexploité. Par ailleurs, le secteur bancaire considère l’efficacité énergétique comme un levier de croissance, notamment à la suite de l’impulsion donnée par les institutions financières publiques, telles que la SIDBI.
Le projet vise, par le biais d’institutions financières spécialisées, à inciter et à accompagner les PME indiennes à mener des actions d’efficacité énergétique. La ligne de crédit permettra à la SIDBI de développer son offre de crédits incitatifs. Cette institution pourra s’appuyer sur d’autres banques partenaires. La ligne financera environ 250 entreprises et permettra d’éviter l’émission de plus de 400.000 tonnes de CO2 par an.
Indonésie : financement d’entreprises pour la maîtrise de l’énergie
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 100 millions de dollars US à la Pt Bank Mandiri (Persero) Tbk pour le refinancement de prêts consentis aux PME et destinés à des investissements de maîtrise de l’énergie.
Le gouvernement de l’Indonésie, qui est actuellement le troisième émetteur de gaz à effet de serre au monde, souhaite se positionner comme un acteur important de la protection du climat et a élaboré un plan national de lutte contre le changement climatique.
Le projet vise à accompagner la banque publique Mandiri, premier établissement financier du pays, dans le financement de projets ayant un impact sur la protection des biens publics mondiaux (BPM) en lui fournissant des ressources à long terme pour refinancer les projets labellisés BPM. Les projets de conversion au gaz naturel, d’énergie renouvelables (en particulier la géothermie) et d’efficacité énergétique seront concernés. Une assistance technique permettra de renforcer les capacités de la banque et de l’accompagner dans le financement de ces projets.
Mexique : lutte contre le changement climatique
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 185 millions d’euros à la République du Mexique pour son programme spécial de lutte contre le changement climatique.
Le Mexique, 13ème émetteur mondial de Gaz à Effet de Serre (GES), contribue à hauteur de 1,6% à ces émissions. Le pays s’est engagé très tôt dans la lutte contre le changement climatique et la politique volontariste menée par le gouvernement s’est traduite par la publication d’une Stratégie nationale de changement climatique et l’élaboration d’un Programme Spécial pour le Changement Climatique 2009-2012, lequel constitue l’un des plans climat les plus développés à l’échelle mondiale. Ce programme, qui fixe un objectif de réduction des émissions de GES de 51 millions de tonnes de CO2 d’ici 2012, aura des effets environnementaux, économiques et sociaux.
Multi-pays : lutte contre le réchauffement climatique
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 203 millions d’euros à Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) pour la contribution de la France au Clean Technology Fund (CTF).
Le 9 juillet 2008, les présidents des pays participant au sommet du G8 ont décidé de créer deux Fonds climatiques d’investissement, le fonds stratégiques pour le climat (Strategic Climate Fund – SCF) et le fonds pour les technologies propres (Clean Technology Fund – CTF). Cette initiative vise à mobiliser des financements additionnels et à accélérer la réalisation d’initiatives participant à la lutte contre le changement climatique. Le CTF a pour objet le financement des actions qui contribuent à la démonstration, au déploiement et au transfert de technologies qui ont un fort potentiel d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Sont concernés des projets et des programmes sectoriels, à l’échelle régionale, nationale ou locale, dans l’ensemble des pays en développement et mis en œuvre par les secteurs privé ou public, ou des partenariats public-privé. Le CTF est régi par un Comité du fonds, où siègent huit représentants des pays donateurs et huit représentants des pays en développement. Ses ressources sont gérées par la Banque mondiale et les banque multilatérales de développement.
Etablissement public dont la mission est définie par le gouvernement français, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement des pays du Sud. Présente sur le terrain dans plus de 60 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs, soutien aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2008, l’Agence a consacré 4,5 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements ont notamment concerné la scolarisation de 7 millions d’enfants et l’approvisionnement en eau potable de 4,4 millions de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 3,3 millions de tonnes de CO2 par an. www.afd.fr
Relations presse :
AFD : Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr
Anne-Sophie Morizot (Hopscotch), asmorizot@hopscotch.fr
Comité des Etats Outre-mer du 16 décembre : l’AFD engage 75 millions d’euros en faveur de l’Outre-mer
Education et santé à La Réunion, investissements urbains et projets de développement en Martinique et à Mayotte, l’AFD engage 75 millions d’euros en faveur de l’Outre-mer
L'AFD intervient auprès des collectivités françaises d'Outre-mer, dans son métier traditionnel d’institution financière, lorsque celles-ci sollicitent un financement auprès d’elle. Les lignes directrices de la politique générale de l’AFD sont définies en étroite collaboration avec le Ministère chargé de l’Outre-mer, qui est l’un des représentants de l’Etat à son Comité de l’Outre-mer et à son Conseil d’administration.
Dans le cadre de son activité habituelle, le Conseil d’administration du 17 décembre 2009 a décidé :
La Réunion : soutien du secteur éducatif
Le conseil d'administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 20 millions d’euros au Département de la Réunion pour contribuer au financement de son programme d’investissement 2009-2010 dans le secteur de l’éducation secondaire.
Le secteur de l’éducation secondaire compte 101 000 élèves et 534 établissements.
Ce programme d’investissement de 61 millions d’euros comprend la construction de huit collèges, l’extension de trois et la restructuration de sept, ainsi que des travaux de rénovation, d’amélioration et d’aménagement.
Malgré une amélioration continue ces dernières années, le secteur de l’éducation à la Réunion reste marqué par un fort taux de sortie sans qualification (16% contre 8% en métropole), qui est l’une des causes d’un chômage élevé chez les jeunes de moins de 25 ans.
Par ce financement, l’AFD contribuera à l’amélioration des conditions d’accueil et de formation des élèves scolarisés dans les collèges, qui doit se traduire par une meilleure efficacité du système scolaire réunionnais (recul du taux de sortie sans qualification et du taux de redoublement en 6ème, augmentation du taux de réussite au BEPC et du taux d’accès au niveau V de formation). Par ailleurs, le caractère HQE (haute qualité environnementale) des constructions permettra une meilleure maîtrise de l’énergie.
La Réunion : appui du secteur de la santé
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 15 millions d’euros au Centre Hospitalier Félix Guyon (CHFG) pour le financement de l’achèvement de son Plan directeur d’investissement.
Avec un bassin d’attraction couvrant 305 000 habitants, le CHFG est le principal établissement public de santé du Nord et de l’Est de l’île de la Réunion. Il exerce à la fois des missions d’hôpital de proximité pour les soins courants (obstétrique, chirurgie…) et des missions de recours au niveau régional. La réalisation du plan directeur du CHFG lui permettra de proposer une offre de soins plus complète et de meilleures qualités dans le cadre de bâtiments fonctionnels et attractifs. Ce plan comprend la construction et la réhabilitation de bâtiments, la réhabilitation des blocs opératoires et la création d’une hélistation et d’un parking.
Martinique : réhabilitation du site de la décharge de la Trompeuse
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 16 millions d’euros à la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) pour le financement d’un programme Energie et Environnement, dans le cadre de la réhabilitation du site de la décharge de la Trompeuse.
Depuis plus de 40 ans, la décharge de la Trompeuse, située en bordure de la baie de Fort de France, accueille chaque année des dizaines de milliers de tonnes de déchets. En 2002, son exploitation est officiellement confiée à la CACEM qui entame un vaste programme de réhabilitation du site en Centre d’Enfouissement Technique. Après la réhabilitation de la première moitié Sud finalisée en 2008, la moitié Nord du site doit être réhabilitée en vue de la fermeture définitive de la décharge prévue fin 2012. A l’horizon 2015, ce site accueillera un Parc Technologique et Environnemental intégrant le développement d’énergies renouvelables (un parc photovoltaïque et une unité de valorisation énergétique du biogaz).
Le programme financé par l’AFD permettra la création ou la requalification d’une trentaine d’emplois et contribuera à l’augmentation de la capacité génératrice et à la diversification du mix énergétique par des énergies renouvelables (5.000 tonnes de CO2 économisées par an), tout en améliorant l’autonomie énergétique de l’île.
Martinique : appui à l’investissement de la ville de Fort de France
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 4 millions d’euros à la ville de Fort de France pour le financement de son programme d’investissements 2009.
Avec près de 100 000 habitants, la ville de Fort de France est le chef-lieu de la Martinique. Elle est engagée dans une dynamique d’investissement visant à améliorer son attractivité et poursuivre son projet de « réconciliation urbaine ».
Le financement de l’AFD accompagne cet effort d’investissement, Il s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre la ville de Fort-de-France et l’AFD portant sur l’amélioration des finances communales.
Mayotte : appui à l’investissement de la collectivité
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 20 millions d’euros à la Collectivité Départementale de Mayotte (CDM) pour le financement partiel de son budget d’investissement 2009.
La CDM est aujourd’hui en phase de transition vers la départementalisation et est, avec l’Etat, le principal moteur de l’économie mahoraise. Les pouvoirs publics ont la volonté de rattraper l’important retard dont souffre Mayotte par rapport aux départements français. La situation financière de la CDM a continué à se détériorer depuis 2008 et un plan de redressement est actuellement mis en œuvre. Le concours de l’AFD permettra à la collectivité de boucler son budget d’investissement 2009.
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans neuf collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. Ces projets peuvent être portés par les pouvoirs publics locaux, les entreprises publiques ou le secteur privé et associatif.
En 2008, l’Agence a consacré plus d’un milliard d’euros au financement d’actions dans l’Outre-mer (sur un total de 4,5 milliards) selon quatre axes d’intervention : l’accompagnement des politiques publiques, le financement des PME, la préservation de l’environnement et la coopération régionale. Ces financements ont concerné l’amélioration de services de santé qui bénéficieront à 220 000 patients par an, la mise à disposition de lignes de crédit qui profiteront à 35 000 entreprises et concerneront 13 000 emplois, la construction ou la réhabilitation de 2 000 logements sociaux pour 8 500 personnes.
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Relations presse :
AFD : Laure Weisgerber,
weisgerberl@afd.fr
- Tél.: 01.53.44.30.57
Anne-Sophie Morizot (Hopscotch), asmorizot@hopscotch.fr – Tél. : 01.58.65.00.88
CEE du 16 et CA du 17 décembre : l’AFD déploie près d'un milliard d’euros en faveur des pays émergents et en développement
Education et santé au Bénin, au Congo, au Togo, dans les Territoires palestiniens et à Saint Domingue, eau au Burkina Faso et aux Comores, formation professionnelle au Gabon, gestion urbaine au Ghana, au Kenya, et aux Philippines : à l’occasion de son Conseil d’administration du 17 décembre 2009, l’AFD déploie près de un milliard d’euros en faveur du développement durable.
Bénin : développement du secteur éducatif
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 9 millions d’euros à la République du Bénin pour soutenir son Plan Décennal de Développement du Secteur de l’Education (PDDSE).
Bien que la proportion d’élèves achevant le cycle primaire reste insatisfaisante, le Bénin est l’un des rares pays de la sous-région qui tend vers la scolarisation de tous ses enfants à l’école. Le pays affronte par ailleurs une dégradation rapide des conditions de scolarisation dans les enseignements moyens et supérieurs, dont les structures n’ont pas suivi la forte croissance des effectifs.
Les bailleurs de fonds ont soutenu la première phase du PDDSE, centrée sur le développement du secteur primaire et ont mis en œuvre leurs concours dans le cadre d’un seul et même Fonds commun de soutien au PDDSE depuis 2008. Ce fonds sera mobilisé pour développer les enseignements post primaires. Dans ce cadre, le concours de l’AFD sera affecté aux dépenses relatives aux collèges (constructions d’établissements, acquisition des manuels et requalification des enseignements) et contribuera à un développement plus équilibré du système éducatif.
Burkina Faso : eau et assainissement en milieu rural
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 7 millions d’euros à la République du Burkina Faso pour soutenir son Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et Assainissement (PN-AEPA) en milieu rural.
Le PN-AEPA traduit la vision et la démarche du Burkina Faso pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement, et notamment l’objectif n° 7, qui vise à réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de personnes n’ayant pas un accès satisfaisant à l’eau potable et à l’assainissement.
Le projet se présente sous deux composantes : un renforcement des capacités, notamment au niveau des communes, et des investissements (adductions, forages équipés, latrines familiales et dans les marchés). Il permettra à 100 000 personnes d’accéder à une source d’eau potable améliorée et à 200 000 personnes de bénéficier d’un système d’assainissement, ce qui aura également des effets positifs sur l’économie et l’environnement.
Burkina Faso : raccordement électrique des centres secondaires
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 32 millions d’euros à la Société Nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour consolider son réseau moyenne tension de transport de l’électricité.
Le projet doit permettre à la SONABEL, société publique en charge du secteur, de diminuer ses coûts d’exploitation. Il s’agit de raccorder au réseau principal trois centres secondaires du nord du pays (Ouahigouya, Dori et Djibo), aujourd’hui alimentés par des centrales thermiques isolées, couteuses et polluantes, ainsi que des localités situées sur le parcours de ces lignes et non encore électrifiées (soit au total 12 localités, rassemblant 240 000 habitants). Un appui à la politique de subventionnement des branchements permettra par ailleurs d’accroitre l’accès des particuliers à l’énergie (20 000 abonnés supplémentaires). Enfin, le programme développera un projet de centrale solaire photovoltaïque.
Comores : approvisionnement en eau potable à Anjouan
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 4,2 millions d’euros à l’Union des Comores pour approvisionner en eau potable la péninsule de Sima, à Anjouan.
Les nombreuses faiblesses du secteur de l’eau aux Comores sont à l’origine d’importances défaillances dans le fonctionnement des réseaux, avec pour conséquence une vulnérabilité accrue des populations aux risques de maladie et de mortalité. L’intervention concernera principalement l’approvisionnement en eau potable de 16 600 habitants sur la péninsule de Sima, à Anjouan, avec la mise en place d’un service public de l’eau potable complet, durable et accessible à tous. Des petits investissements d’urgence seront également réalisés sur le plateau de Djandro, à Mohéli. Ce projet aura des effets économiques directs et indirects sur les villageois, ainsi que des impacts favorables en matière d’environnement, sociale et institutionnelle.
Comores : soutien de la Banque de développement des Comores
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3 millions d’euros (800.000 euros à la Banque de Développement des Comores (BDC) et 2,2 millions d’euros à l’Union des Comores) pour relancer les activités de la BDC.
Le capital de la BDC est réparti équitablement entre l’Etat comorien d’une part et la Banque centrale des Comores, la BEI et l’AFD d’autre part. La banque a pour objectif de contribuer au développement économique du pays à travers le financement à moyen terme des activités de production et des prises de participation. Depuis 2007, elle intervient dans la méso finance, les transactions commerciales et les opérations à court terme. Ce nouveau financement doit permettre à la BDC de poursuivre son redressement économique, de dépasser sa seule mission de banque de développement traditionnelle et, à terme, de rendre possible sa privatisation.
Congo : appui au secteur de la santé
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 6 millions d’euros à la République du Congo pour un projet de renforcement des ressources humaines dans le secteur de la santé.
Selon le rapport du PNUD 2005, les indicateurs de santé au Congo sont très mauvais, malgré un taux élevé d’utilisation des services de santé. La défaillance de la qualité des soins est en partie responsable de cette situation. Le projet vise à mettre en place un système efficace de gestion des ressources humaines dans ce secteur et à réformer en profondeur la formation initiale des professionnels paramédicaux. Il aura un impact durable sur les indicateurs sanitaires.
Gabon : appui à la formation professionnelle
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 12 millions d’euros à la République du Gabon pour améliorer l’offre de formation professionnelle et l’adapter à la demande du secteur productif.
Avec neuf Centres de formation et de perfectionnement professionnel (CFPP), le système actuel de formation professionnelle au Gabon ne répond pas de manière satisfaisante aux besoins en personnels qualifiés et opérationnels des entreprises. Ce secteur doit être dynamisé, en appuyant un dispositif de formation répondant à ces besoins et aux objectifs d’insertion sociale des jeunes par l’emploi. Le projet prévoit trois composantes : la mise en place de Centres sectoriels de formation professionnelle et de perfectionnement (CSFPP), l’appui à la mise à niveau des CFPP existants et l’appui au management des diverses structures de formation. Il favorisera le développement du secteur privé au Gabon.
Guinée-Bissau : aide budgétaire globale
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3 millions d’euros à la République de Guinée-Bissau affectée pour moitié à des dépenses du secteur de la santé et de l’éducation et pour moitié à l’assainissement financier, au vu du poids des dettes bancaires sur les finances publiques.
Dans un contexte politique difficile, le nouveau président Malam Bacai Sanhá investi le 8 septembre 2009, a témoigné de sa volonté d’ouvrir une période de stabilité et de travailler pour cela avec toutes les forces du pays ainsi qu’avec la communauté internationale.
Un retour durable à la croissance ne parait possible que si le pays est en mesure de mettre en œuvre à moyen terme les réformes structurelles indispensables à la pérennisation du cadre macroéconomique et au développement économique.
En accord avec les autorités locales l’AFD octroi une subvention de 3 millions d’euros, qui viendra en appui à la mise en œuvre du programme soutenu par l’Assistance d’Urgence Post Conflit (AUPC) du FMI et servira de tremplin pour la négociation d’un futur programme à moyen terme.
Haïti : augmentation et sécurisation de la production alimentaire
Sur fonds délégués de l’Union Européenne, Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 4,36 millions d’euros à la République d’Haïti pour augmenter et sécuriser la production alimentaire, en ciblant prioritairement le secteur irrigué.
Ce projet s’inscrit dans la continuité du Programme Sectoriel Irrigué, de 5,5 millions d’euros, qui a appuyé la construction, la réhabilitation de périmètres irrigués et l’organisation des irrigants, financé par l’AFD.
La maitrise de l’eau sur les périmètres irrigués et les retenues collinaires du Plateau Central améliorent la régularité des écoulements et l’infiltration, limitant les débits de crue et les dégâts qu’ils peuvent occasionner. Par ailleurs, cette maitrise de l’eau permettra le développement de nouvelles filières économiques dans le Plateau Central et créeront de nouvelles dynamiques économiques pour l’ensemble des familles rurales de ces régions.
Kenya : programme intégré de gestion urbaine à Kisumu
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 40 millions d’euros à la République du Kenya pour un programme pilote de gestion urbaine intégrée à Kisumu (Kisumu Urban Project).
La population urbaine au Kenya représente 35% de la population du pays et augmente au rythme de 4% par an. Cette forte croissance, non maîtrisée, a des effets négatifs importants (pollutions, ségrégation, quartiers informels, tensions sociales…). Troisième ville du pays, localisée au carrefour des principaux flux commerciaux et des axes de transport, Kisumu, malgré des mesures de rattrapage, reste affaiblie par un niveau d’endettement élevé et des ressources humaines insuffisantes et peu qualifiées. La question de l’intégration de ses différents espaces et l’amélioration des conditions de vie de ses habitants constitue un enjeu clé pour le pays. Le projet comprend cinq composantes : le renforcement des capacités de la municipalité, la gestion des déchets, la réhabilitation des quartiers informels, les équipements marchands et les infrastructures et équipements publics.
Kenya : amélioration et entretien de pistes rurales
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 40 millions d’euros à la République du Kenya pour l’amélioration et l’entretien du réseau de routes rurales de la Province Centrale.
Le transport routier, rural en particulier, est un catalyseur du développement économique. Le Kenya s’est doté d’un ensemble de lois pour le financement de la réhabilitation et de l’entretien permanent des routes rurales. Dans ce cadre, l’AFD a financé un premier projet pour la réhabilitation de 1.010 km et l’entretien permanent de 2.420 km de pistes rurales dans deux régions, qui a créé 600.000 journées de travail, dont 24% ont bénéficié à des femmes.
Ce second projet a pour objectif l’amélioration du réseau des routes rurales dans six régions (remise en état de 1.083 km de routes dégradées, renforcement de la chaussée sur 106 km de routes difficiles et entretien permanent des 5.057 km de routes en bon état) ainsi que le renforcement du système de gestion et d’entretien des routes.
Madagascar : sécurisation de la décharge d’Andalanitra
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2 millions d’euros à la République de Madagascar pour la sécurisation de la décharge d’Andralanitra, à Antananarivo.
La décharge d’Andalanitra est le principal site de stockage des déchets de l’agglomération de la capitale. Le site, qui a commencé à accueillir ses premiers dépôts en 1996, accepte aujourd’hui la totalité des déchets collectés, soit en moyenne 450 tonnes par jour. La décharge n’est ni aménagée, ni contrôlée. Elle présente un risque sanitaire important, une nuisance considérable pour le voisinage et un enjeu social, de nombreux foyers tirant tout ou partie de leur revenu de l’exploitation informelle de ses déchets. La décharge sera fermée à l’horizon de quatre à six ans, un autre centre d’enfouissement technique devant être construit.
La Communauté urbaine d’Antananarivo a décidé de profiter de cette période de transition pour mettre un terme à l’expansion incontrôlée de la décharge et améliorer son exploitation. L’aménagement d’un axe de circulation, en dehors de la décharge, permettra de réduire les risques sanitaires liés à sa traversée par les habitants. Ce projet aura par ailleurs un impact environnemental sur l’ensemble de l’agglomération. Enfin, les mesures de reconversion proposées aux familles qui vivent actuellement de la décharge limiteront les conséquences sociales de la fermeture du site à moyen terme.
Mali : alphabétisation
Sur fonds délégués de l’Union Européenne, Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 1,425 million d’euros à la République du Mali pour l’alphabétisation des producteurs de coton.
Ce projet constitue la composante « alphabétisation » du projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance et des systèmes d’exploitation en zone cotonnière financé par l’AFD. Il s’inscrit dans la continuité du programme d’appui à la structuration des producteurs et à la réforme institutionnelle du secteur du coton, également soutenu par l’Agence.
Ce concours vise à mettre en place un programme d’alphabétisation des membres du réseau coopératif des producteurs de coton du Mali (formation de 260 formateurs, qui auront à dispenser la formation de 7 800 personnes), en vue de renforcer la gestion des coopératives et de leurs unions.
Mediterranée : extension géographique du dispositif Ariz
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’affectation de 45 millions d’euros adossés à ses fonds propres, pour développer l’activité en garanties ARIZ dans les pays d’intervention du pourtour méditerranéen.
Tous les outils de la gamme ARIZ facilitant l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au crédit, offerts en Afrique sub-saharienne, seront proposés aux banques de la zone méditerranéenne. L’activité d’ARIZ devrait principalement se développer avec la garantie de prêts à moyen et long terme (garantie individuelle et garantie de portefeuille) et la garantie de ressources apportés par les banques aux IMF matures sous formes de lignes de financement.
ARIZ s’appuiera principalement sur le réseau des groupes bancaires déjà utilisateurs en Afrique sub-saharienne pour atteindre ses objectifs d’engagement et prendra en compte les spécificités de la région en recherchant la complémentarité avec les fonds de garantie nationaux, sur les segments et les tailles de prêts non couverts par les offres de garanties existantes.
Mozambique : production de gaz naturel
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 50 millions de dollars US à la Comapanhia mocambicana de hidrocarbonetos (CMH) pour l’extension des capacités d’exploitation des champs gaziers de Pande et Temane.
La CMH a été créée par la société publique mozambicaine Empresa Nacional de Hidrocarbonetos (ENH) pour porter la participation de l’Etat mozambicain dans un projet d’exploitation des champs gaziers de Pande et Temane, dans la province d’Inhambane, au Nord est de Maputo. L’enjeu est d’accroître les ressources financières de l’Etat et de soutenir la participation du Mozambique au programme d’exploitation de ses ressources naturelles, dans lequel le partenaire sud africain SASOL joue un rôle majeur. Le projet permettra d’augmenter de plus de 50% les capacités actuelles de production et de traitement du gaz extrait de ces champs gaziers.
Sénégal : production de riz
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi de deux subventions, d’un montant global de 10 millions d’euros, à la République du Sénégal pour un Programme de Promotion de Partenariat Rizicole dans le Delta du fleuve Sénégal (3PRD).
Après avoir libéralisé le secteur rizicole puis entrepris les réformes nécessaires aux investissements, le gouvernement sénégalais a lancé en avril 2008 la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA), qui vise à assurer la sécurité alimentaire du pays. Concernant le riz, la GOANA introduit le Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR), qui a pour objectif la production de un million de tonnes de riz paddy en 2012. Dans cette perspective, le 3PRD permettra d’accroître la productivité agricole à partir de la réalisation d’infrastructures hydrauliques publiques puis de mettre en valeur 2.500 ha de nouvelles terres irrigables par des investisseurs privés. Il contribuera par ailleurs à l’amélioration des conditions de financement des investissements agricoles et d’accès aux crédits bancaires. Enfin, il soutiendra l’organisation des acteurs de la filière rizicole. L’augmentation escomptée de la production de riz blanc est de 20.000 tonnes par an.
Sénégal : programme d’aménagement urbain de Dakar
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt 30 millions d’euros à la République du Sénégal pour participer au financement d’un programme d’aménagement urbain et autoroutier à Dakar. La contribution financière totale de l’AFD est de 60 millions d’euros, sous forme de deux prêts de 30 millions d’euros chacun, le premier ayant été octroyé en mai 2009.
Ce programme d’aménagement urbain vise à contribuer à la croissance économique de la région et du Sénégal en désenclavant sa capitale et en facilitant les échanges avec le reste du pays. Si ce projet favorisera la circulation routière des habitants du Grand Dakar, il permettra également le développement d’un nouveau quartier à l’est, une restructuration de quartiers irréguliers et initiera un processus de réorganisation de la filière déchets.
Togo : renforcement du secteur de la santé
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 8 millions d’euros à la République du Togo pour améliorer son système de santé et la qualité des soins.
Le Togo est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu par habitant de 380 USD, et l’état de santé de la population reste précaire. Le projet permettra de soutenir la gestion et le développement des ressources humaines des secteurs santé/pharmacie et de renforcer les services du ministère de la santé.
Egypte : appui au financement des PME
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 30 millions d’euros à la National Bank of Egypt (NBE) pour le financement du développement de son activité de crédit aux PME.
L’Egypte compte 2,4 millions de micro, petites et moyennes entreprises, qui représentent plus des deux tiers des emplois. L’Etat souhaite faire de la NBE, première banque commerciale d’Egypte et dont il détient 100% du capital, un instrument privilégié de sa politique de soutien au développement des PME.
Ce concours financera l’activité de prêts à moyen et long terme aux PME de la banque et sera assorti de critères permettant de cibler prioritairement les petites entreprises, actuellement les moins bien desservies par le secteur bancaire, notamment dans les zones rurales et dans les secteurs de l’éducation et de la santé. La banque mettra en œuvre un programme de renforcement de ses compétences internes dans ce secteur ainsi qu’un programme d’appui à destination des PME. Ce programme pourrait bénéficier à 500 PME.
Territoires palestiniens : stockage et gestion des médicaments
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 5,8 millions d’euros à l’Autorité palestinienne pour soutenir son secteur pharmaceutique.
Dans le domaine de la santé, l’augmentation de l’offre et l’amélioration de la qualité des soins sont les principaux axes retenus par l’Autorité palestinienne dans son Plan de réforme et de développement. La mise en place d’une politique du médicament et la construction d’une pharmacie centrale s’inscrivent dans ce double objectif. Ce projet donnera au Ministère de la santé un outil de stockage et de gestion des médicaments répondant aux bonnes pratiques internationales et contribuera à l’amélioration de la politique du médicament. Il entrainera une réduction des dépenses de santé et une rationalisation de l’usage de médicaments, tout en améliorant la qualité des soins.
Laos : développement des zones montagneuses du nord
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2 millions d’euros à la République Démocratique Populaire Lao pour appuyer son programme de développement rural dans les zones montagneuses du Nord. Ce projet bénéficiera par ailleurs d’une subvention de 7,41 millions d’euros de l’Union Européenne et de 1,463 million d’euros de l’Agence suisse en charge de la coopération (SDC), dont la mise en œuvre sera déléguée à l’AFD.
Les districts des provinces de Luang Prabang, Phongsaly et Huaphanh, situées près de la cordillère annamitique, vivent presque exclusivement de l’exploitation agricole et font partie des plus pauvres du pays. Le programme vise l’amélioration et la sécurisation du revenu agricole de ces populations et l’amélioration des politiques et interventions de développement rural. Il soutiendra la sécurisation du revenu agricole de ces populations et l’amélioration de leur participation au développement local. Le projet permettra par ailleurs d’apporter des conseils techniques aux producteurs et soutiendra leur organisation et leurs filières de productions.
République dominicaine : centre cardiovasculaire et programme social
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 18 millions de dollars US à la Fondation CEDIMAT pour la construction et l’équipement d’un centre cardiovasculaire et la réalisation d’un programme social.
En République dominicaine, les maladies cardiovasculaires représentent aujourd’hui la première cause de mortalité, avec 25% des décès. L’offre de soins y est insuffisante, en particulier dans cette spécialité. Le projet permettra d’établir un centre de référence de haut niveau en médecine et chirurgie cardiovasculaire. Le centre proposera au plus grand nombre l’ensemble des services dans cette spécialité et permettra de dépister et traiter ces pathologies. Il sera réalisé par la fondation Centro de diagnostico y medecina avanzada y de conferencias medicas y telemedicina (CEDIMAT).
Afrique du Sud : alimentation en eau potable de Durban
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 70 millions d’euros à la Trans-Caledon Tunnel Authority (TCTA) pour un projet de transfert d’eau destinée à alimenter l’agglomération de Durban.
Le projet Mooi Mgeni Transfert Scheme phase 2 (MMTS-2), mis en œuvre par l’entité publique TCTA, vise à accroitre de 15% la capacité du système Mgeni, qui alimente en eau potable la ville de Durban et sa région. Ce projet consiste en la construction d’un barrage sur la rivière Mooi, permettant de créer une retenue d’eau de 140 millions de m3, d’une station de pompage et d’une canalisation de transfert d’une partie de cette eau vers le système de Mgeni. Les travaux s’étendront sur deux ans, la mise en eau du barrage étant prévue pour juin 2012. Le projet fait partie d’un ensemble de mesures destinées à fournir un accès à l’eau à 5,5 millions de personnes à l’horizon 2025, contre 4,9 millions aujourd’hui. Sa réalisation contribuera à réduire le risque de pénurie et ses conséquences économiques et sociales, en cas de sécheresse prolongée.
Maroc : transport du phosphate par minéroduc
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvéé l’octroi d’un prêt de 240 millions d’euros à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) pour la construction d’un système de minéroduc pour le transport de phosphate par voie humide.
Avec des réserves prouvées équivalant à plus de la moitié des réserves mondiales, le Maroc est aujourd’hui le troisième producteur mondial de phosphate brut et, depuis 1997, en est le premier exportateur. L’OCP, qui est la première entreprise du Maroc, joue un rôle économique et social important dans les régions où se trouvent ses centres miniers et industriels et a une contribution significative dans l’économie nationale. Le transport du phosphate des mines de Khourigba vers Jorf Lasfar et Casablanca est assuré par voie ferrée. Le minéroduc permettra le transport hydraulique de toute cette production, ce qui permettra d’améliorer la compétitivité de l’OCP et d’éviter 712.000 tonnes par an d’émissions de gaz à effet de serre.
Philippines : financement des collectivités locales
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 150 millions d’euros (ou son équivalent en dollars US) à la république des Philippines pour soutenir son Programme de réforme du financement des collectivités locales.
L’archipel philippin est constitué de plus de 7.000 îles, comprenant plus de 40.000 collectivités locales. Le gouvernement a mis en place le Local Government Financing and Budget Program (LGFBR), dont l’objectif est de renforcer le financement de ces collectivités et de promouvoir la mise en œuvre de leurs compétences environnementales, sanitaires et sociales.
L’appui budgétaire fourni par l’AFD dans le cadre de ce programme sera ciblé notamment sur le renforcement des capacités des collectivités, afin de leur permettre d’exercer leurs compétences environnementales et sociales. Il sera accompagné par une assistance technique auprès d’un échantillon de collectivités pour préparer des programmes d’investissement, en particulier dans le domaine de l’environnement.
Colombie : investissement des collectivités territoriales
Le conseil d'administration de l'AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 100 millions d’euros à la République de Colombie pour soutenir l’investissement des collectivités territoriales.
En Colombie, la décentralisation vise maintenant le développement durable des territoires et l’amélioration des conditions de vie des populations, par le biais du renforcement de l’offre de services publics locaux. Le concours de l’AFD permettra à l’Etat de poursuivre sa politique de renforcement de la décentralisation. Il contribuera au développement durable des villes et ses effets seront d’ordre économique, sociaux (accès des populations aux services de base), environnementaux (infrastructures « propres, protection du Rio Magdalena) et institutionnels.
Etablissement public dont la mission est définie par le gouvernement français, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement des pays du Sud. Présente sur le terrain dans plus de 60 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs, soutien aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2008, l’Agence a consacré 4,5 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements ont notamment concerné la scolarisation de 7 millions d’enfants et l’approvisionnement en eau potable de 4,4 millions de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 3,3 millions de tonnes de CO2 par an. www.afd.fr
Société Générale et l'AFD s’associent pour faciliter l’accès des entrepreneurs au financement sur le continent africain et dans la région Méditerranée
Afin d’accélérer la dynamique de financement en faveur des entrepreneurs sur le continent africain et dans la région Méditerranée, Frédéric Oudéa, Président directeur général de Société Générale, a signé ce jour un protocole avec Jean Michel Severino, Directeur Général de l'AFD, en présence de Jean Louis Mattei, Directeur de la banque de détail à l’international du groupe Société Générale.
Ce protocole concerne les filiales des régions Afrique et Méditerranée mais le périmètre géographique pourra être élargi. En vertu de l’accord conclu, l’Agence Française de Développement (AFD) garantira à hauteur de 50 % le risque assumé par Société Générale dans son activité de financement des entrepreneurs à l’intérieur d’une enveloppe globale de 50 MEUR environ. Les crédits visés sont les crédits d’investissement de montant unitaire inférieurs à 300 000 EUR. Le mécanisme de garantie est simple et rapide.
L’accès des entrepreneurs au financement est un enjeu majeur pour la croissance économique et la création d’emplois durables. Le groupe Agence Française de Développement encourage et soutient l’investissement des petites et moyennes entreprises du continent africain et des pays de sa zone d’intervention au travers de plusieurs outils créés au bénéfice des systèmes financiers locaux.
Société Générale partage le même objectif en France et dans les 36 pays où la banque mène des activités de détail. Ses filiales jouent un rôle central dans le financement de l’économie et du secteur privé pour faciliter l’accès au crédit aux acteurs économiques, dont les professionnels, petites et moyennes entreprises.
Commentant la conclusion de cet accord, Jean Michel Severino a déclaré : « En offrant de partager avec les banques le risque de non remboursement des crédits, l’AFD entend contribuer à la dynamisation à grande échelle d’une offre de financement adaptée aux besoins des petites entreprises. Ce partenariat avec Société Générale et son réseau étendu dans 17 pays est un pas important vers l’atteinte de cet objectif en Afrique et en Méditerranée. »
Pour Jean Louis Mattei : « Nos filiales font un effort particulier en direction des entrepreneurs. Beaucoup ont adapté leur dispositif commercial et d’octroi de crédit pour répondre aux besoins de ces entreprises et mieux en appréhender le risque. Ce partenariat avec l’Agence Française de Développement va stimuler notre production de crédit et nous permettre de monter plus vite en capacité sur ce segment de clientèle ».
Société Générale
Société Générale est l’un des tout premiers groupes de services financiers de la zone euro. Avec 163 000 personnes dans le monde, son activité se concentre autour de trois grands métiers :
- Réseaux de détail & Services financiers qui comptent plus de 30 millions de clients particuliers en France et à l'international.
- Gestions d'actifs & Services aux investisseurs, où le Groupe compte parmi les principales banques de la zone euro avec 3 073 milliards d’euros d’actifs en conservation et 348 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin septembre 2009.
- Accompagnant ses clients dans de nombreux secteurs, la Banque de financement & d'investissement, Société Générale Corporate & Investment Banking offre des solutions sur mesure en s’appuyant sur son expertise globale en matière de banque d’investissement, de financements et d’activités de marchés.
Société Générale figure dans les indices internationaux de développement durable : FTSE4good et ASPI.
www.societegenerale.com
La plateforme de blogs Solidaires du monde souffle sa 1ère bougie !
Pour célébrer sa première année d’existence, la plateforme de blogs de l’Agence Française de Développement organise une soirée d’échanges et de rencontres autour de la solidarité sur le web.
Rendez-vous jeudi 3 décembre de 17h à 20h à l’AFD !
- Comment le web 2.0 favorise-t-il les actions de solidarité ?
- Où en est la communauté en ligne des acteurs de la solidarité ?
- Comment le blog peut-il être un outil de médiatisation efficace ?
- pendant la conférence, le dessinateur Faujour réalisera des dessins en direct qui seront projetés sur un écran géant.
- le film « Qu’est-ce que la solidarité ? ///» sera projeté. Ce film réalisé par Solidaires du monde à l’occasion des Solidays présente divers acteurs associatifs, rencontrés dans le cadre du festival, qui donnent leur vision de la solidarité.
- des panneaux présentant des blogs de Solidaires du monde et les photos gagnantes du concours Planète Jeunes / Solidaires du monde seront exposés.
Solidaires du monde, porte-voix incontournable des actions de solidarité
Retour sur une année riche en partenariats avec des acteurs majeurs de la solidarité
Un Monde Solidaire
- Sur France 2, du lundi au dimanche en seconde partie de soirée, vers 22H30.
- Sur France 5 tous les week-ends, à 17H40 le samedi avant l’émission Cinémas, à 17H40 le dimanche avant le magazine C Politique.
- Mohamed Wedith Abdallahi Ould Sidi, chef du service de pédiatrie du centre Hospitalier National de Nouakchott en Mauritanie, qui nous sensibilise sur l’accès aux soins pour tous.
- Marcos Antônio Dalcin, directeur d’une société de collecte d’huile alimentaire au Brésil qui nous parle de sa « ville durable ».
- Roger Randriamiarison, agriculteur malgache qui soutient une agriculture durable.
- Yulin Xu, promoteur immobilier qui s’investit pour l’utilisation des techniques économes en énergie dans le bâtiment pour lutter contre le changement climatique.
- Nithakhong Somsanith qui protège le patrimoine de son pays, Tahar Ben Lakhdar, fondateur d’une école supérieure d’ingénieur à Tunis… Ou encore Michel Watrone, qui surveille quotidiennement les Aires Marines Protégées dans le Pacifique Sud afin de protéger les récifs coralliens.

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