L’eau, un bien public mondial sous pression

Domaine d'action majeur de l'AFD, l'action en matière d'eau et d'assinissement se concentre autour de trois axes principaux que sont l'accès à l'eau potable, l'assainissement et la gestion de la ressource. Pour atteindre ses objectifs, l’agence mobilise une palette d'outils d’interventions complémentaires.

Actualités

Abril en Ciencias, Historias del Agua : L'AFD fête l’eau du 8 au 16 avril à Bogotá

08/04/2013

L’AFD est fière de s’associer à l’Ambassade de France, le réseau d’Alliances Françaises en Colombie, l’Institut français, le Lycée français de Bogotá, Maloka, la Cinémathèque Distrital, et l’Université de Los Andes, pour fêter l’eau du 8 au 16 avril, à travers une série d’événements gratuits (projections, expositions, débats, ateliers) en Colombie. L’événement propose au grand public de découvrir les enjeux de développement liés à l’eau et à la préservation des ressources hydriques.

Dans le cadre de l’année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau de l’ONU, l’AFD s’est associée à de nombreux partenaires colombiens afin de mettre en place une série d’événements culturels autour de la thématique de l’eau dans le cadre d’ « Abril en Ciencias », une nouvelle façon d’aborder les enjeux de développement à travers des rendez-vous grands publics gratuits, qui se tiendra chaque année au mois d’avril.

Des expositions, des conférences, des projections de longs et courts métrages et des ateliers ouverts à tous prendront place du 8 au 16 avril à Bogota (voir calendrier ci-dessous).

Le rendez-vous se prolongera tout au long du mois d’avril sur la page Internet de l’événement avec la diffusion online de films sur la thématique de l’eau.

L’AFD est particulièrement impliquée dans le secteur de l’eau en Colombie : elle soutient ainsi la Politique Nationale de Gestion Intégrée des Ressources en eau, à travers un appui budgétaire de 100 millions de dollars sous forme de prêt (signature de la convention le 10/12/2012), en cofinancement avec la banque latino-américaine de développement, la CAF, qui a apporté 20 millions de dollars. Afin de compléter cet appui budgétaire, l’AFD a mis en place une coopération technique (4.5 millions d’euros au total), financée grâce au niveau dispositif de l’Union Européenne LAIF, afin :

  1. d’appuyer le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MADS) et CORPOBOYACA dans la mise en place d’un plan de gestion « pilote » du lac de Tota, plus grand lac andin de Colombie, écosystème particulièrement menacé,
  2. de soutenir le MADS dans la définition de plans stratégiques des macro-bassins du Pacifique, de l’Orénoque et de l’Amazonie et
  3. d’appuyer les travaux de réhabilitation de la Maison du Salto de Tequendama en Musée de l’Eau entrepris par la Fondation Granja Ecológica El Porvenir.

L’événement est ainsi l’occasion pour l’AFD de faire découvrir son travail au grand public et de sensibiliser les communautés colombienne et française aux travaux de protection des ressources en eau qu’elle soutient activement.

 

Calendrier de l’événement :

 

  • Lundi 8 avril : 8h30 – Inauguration du « Mois de la Science », au Lycée Français Louis Pasteur de Bogota, et de l’exposition « l’eau au cœur de la science » (CNRS, CIRAD, IRD) . Lycée français Louis Pasteur de Bogota, Calle 87 N7-77, Bogotá
     
  • Mardi 9 avril : à 18h : Projection de La Soif du Monde, de Yann Arthus-Bertrand, à Maloka (version originale en français, sous-titrée en espagnol, salle 3D) Cra 68 D No. 24 A 51. Bogotá
     
  • Mercredi 10 avril : dans l’après-midi, journée « portes ouvertes » au Lycée Français Louis Pasteur, projection de La Soif du Monde, un film de Yann Arthus-Bertrand. Organisation d’ateliers thématiques scientifiques liés à l’eau à destination des étudiants.  Lycée français Louis Pasteur de Bogota, Calle 87 N7-77, Bogotá
     
  • Jeudi 11 avril : de 14h à 18h, séminaire « Protection et gestion d’une ressource rare : l’eau douce. Usages, acteurs, problèmes et stratégies en Colombie », à l’Université de Los Andes, avec la participation d’experts colombiens (Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Université de Los Andes) et français (représentant de l’AFD en Colombie, représentants de l’Office International de l’Eau, consultants, etc). Universidad de los Andes, Auditorio A. Edificio Mario Laserna, Cra 1 N° 18A – 12, Bogotá
     
  • Vendredi 12 avril : 8h30 – Conférence « Gestion intégrée des ressources en eau – La bioindication » : intervention de Stéphane Roux, Responsable de la Gestion Environnementale et des Services Publics, Aïgos Colombie –  Lycée français Louis Pasteur de Bogota, Calle 87 N7-77, Bogota – Ouvert aux élèves du Lycée Français uniquement
     
  • Mardi 16 avril : A partir de 12h30, cycle de courts-métrages issus d’un partenariat avec le les Rencontres Internationales « Eau et Cinéma » (RIEC – Secrétariat International de l’Eau), à la Cinémathèque (voir programme de la cinémathèque en PJ) : Cinemateca Distrital, Cr 7 N° 22 – 79, Bogotá
     
  • Du mardi 16 avril au 28 avril : exposition « L’eau au cœur de la Science », au Musée du Salto del Tequendama, Km 6.9 via Mesitas
     
  • Pendant toute la semaine du 8 au 12 avril : projection de courts métrages des Rencontres Internationales Eau et Cinéma (Secrétariat International de l’Eau) au Lycée Français. (en espagnol ou français sous-titré espagnol)


Remporter la bataille de l’eau pour tous - Tribune de Dov Zerah

22/03/2013

Le combat contre la soif peut être remporté, même dans les pays les plus pauvres de la planète. En vingt ans, 2 milliards de personnes dans le monde ont accédé à l’eau potable. Cependant, le chemin est encore long avant l’accès universel : 800 millions de personnes ne disposent toujours pas d’un approvisionnement satisfaisant.

Comment remporter cette bataille de l’eau pour tous ? Les gouvernements du Sud doivent définir des cadres institutionnels précisant les responsabilités des acteurs, publics et privés, favoriser l’investissement et garantir la qualité du service. Des facilités pour payer le raccordement au réseau et des politiques tarifaires adaptées sont indispensables pour rendre accessible le prix de l’eau aux populations les plus démunies.

Cette bataille a un coût, et il est élevé. Les Etats du Sud en financeront la majeure partie mais l’aide demeure un soutien indispensable. La communauté internationale doit aussi inciter les pays en développement à accentuer leurs efforts en faveur du traitement des eaux usées. Aujourd’hui, le tiers de la population mondiale n’a pas accès à des toilettes décentes. Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique, trop souvent délaissé par les pouvoirs publics.

 


Cette tribune de Dov Zerah, directeur général de l'AFD, est parue le 22 mars 2013 dans le quotidien Metro à l'occasion de la journée mondiale de l'eau.



Le droit à l’eau : quelle mise en œuvre effective après sa reconnaissance internationale ? Conférence le 14 mars

14/03/2013

En 2010, le droit à l’eau potable et à l’assainissement a été reconnu comme un droit de l’homme par l’Assemblée générale des Nations Unies. En dépit de cette reconnaissance internationale, de nombreux progrès restent à accomplir : plus de 10 % de la population mondiale (783 millions de personnes, dont 40 % en Afrique subsaharienne) n’a toujours pas accès à l’eau potable, et 2,5 milliards de personnes manquent de toilettes décentes.

Photo : © Thibaut LE LOCH
14 Mars 2013
de 17h à 19h00
 
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Le droit à l’eau :
quelle mise en œuvre effective après sa reconnaissance internationale ?
Conférence-débat, animée par Lionel Goujon,expert eau à l’AFD
 
À l’agence française de développement / salle Jacques Alliot
En 2010, le droit à l’eau potable et à l’assainissement a été reconnu comme un droit de l’homme par l’Assemblée générale des Nations Unies. En dépit de cette reconnaissance internationale, de nombreux progrès restent à accomplir : plus de 10 % de la population mondiale (783 millions de personnes, dont 40 % en Afrique subsaharienne) n’a toujours pas accès à l’eau potable, et 2,5 milliards de personnes manquent de toilettes décentes. La reconnaissance du droit à l’eau potable et l’assainissement a-t-elle contribué à améliorer l’accès des populations les plus démunies ? Peut-elle permettre d’accélérer la mise en œuvre de politiques nationales visant l’accès universel ? Cette reconnaissance a-t-elle fait évoluer les pratiques des acteurs internationaux du développement, notamment les bailleurs de fonds et les ONG ? La mise en œuvre de ce droit prend-elle les mêmes formes dans les pays développés et ceux en développement ? Cette conférence sera l’occasion d’échanger sur ces questions en présence de quatre experts impliqués dans la mise en œuvre de ce droit. Yamba Harouna Ouibiga, directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) du Burkina Faso, apportera son témoignage sur les actions concrètes réalisées par la Commune de Ouagadougou avec l’aide de l’AFD.
 avec 
Gérard Payen
Président d’Aquafed et membre du Conseil consultatif pour l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire général de l’ONU (UNSGAB)
Yamba Harouna Ouibiga
Directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) du Burkina Faso
Anne Le Strat
Adjointe au maire de Paris, chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux, et présidente d’Eau de Paris
Cassilde Brenière
Responsable de la division eau et assainissement de l’AFD
 Programme 
Les implications concrètes du droit à l’eau potable et à l’assainissement pour les pouvoirs publics et les populations
Gérard Payen
Une stratégie nationale de mise en œuvre effective du droit à l’eau potable et à l’assainissement
Yamba Harouna Ouibiga
La signification du droit à l’eau potable et à l’assainissement pour une collectivité de pays développé
Anne Le Strat
La prise en compte du droit à l’eau potable et à l’assainissement dans les interventions des bailleurs
Cassilde Brenière
 Pour en savoir + 
INSCRIPTION OBLIGATOIRE SUR AFD.fr
Retrouvez l’interview de Yamba Harouna Ouibiga,
lors du 6 forum mondial de l’eau, sur le blog ID4D

www.id4d.org
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Transports en commun : Arrêt Gare de Lyon / Sortie 9


« La crise actuelle de l’eau est surtout une crise de gouvernance »

09/01/2013

A l'occasion de l'année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau, trois questions à Cassilde Brenière. Gouvernance, manque de considération pour l'assainissement, Objectifs du millénaire pour le développement, l'expert de l'AFD remet en question nos certitudes.

Quel est l’enjeu majeur de l’eau aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la crise de l’eau n’est pas due à un problème de disponibilité de la ressource eau (sauf dans certaines régions, bien sûr). C’est essentiellement une crise de gouvernance. Ainsi alors que  les solutions techniques pour fournir l’accès à l’eau sont connues et ont fait leur preuve, les difficultés résident en général dans la définition des rôles et des acteurs, le renforcement de leurs compétences et la disponibilité des moyens financier pour maintenir les ouvrages sur le long terme.

Un gros travail reste à faire pour améliorer cette gouvernance et pourvoir un service durable. La France, à travers l’AFD, défend un modèle multi-acteurs, composé de trois piliers : la collectivité (Etat, collectivité locale) propriétaire des réseaux ; l’opérateur, en charge de la maintenance du réseau, de la facturation, etc., et enfin la société civile (ONG, associations d’usagers, etc.). Ce dernier pilier peut avoir un impact fort sur l’amélioration de la gouvernance du système.


A l’approche de 2015, que peut-on dire des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) concernés par l’eau et l’assainissement ?

Il faut distinguer eau et assainissement.

L’objectif Eau est atteint. Mais il convient de faire deux remarques.
Tout d’abord, c’est un résultat global, mondial, porté par les résultats des pays émergents tel que la Chine ou l’Inde qui ont même dépassé les objectifs. L’OMD est loin d’être atteint dans les pays les plus pauvres, l’Afrique sub-saharienne, Haïti ou certains pays d’Asie du sud-est.

D’autre part, il ne s’agit pas d’un objectif d’accès à l’eau potable permanent stricto sensu mais d’un accès à un point d’eau amélioré, c'est-à-dire non partagé avec les animaux.


En revanche, l’assainissement est le parent pauvre du secteur. Nous sommes loin des objectifs du millénaire. Les raisons sont multiples. Au premier rang de celles-ci, le manque de demande de nos partenaires du Sud. Autant les bénéficiaires comprennent pourquoi l’accès à l’eau est primordial, et sont prêt à financer un meilleur service, autant la prise de conscience de l’importance de l’assainissement dans la lutte pour la santé et pour un meilleur environnement - et accessoirement pour une meilleure qualité de vie -, n’est pas encore faite.

Même les gestes élémentaires d’hygiène, tel que le lavage des mains, des aliments ou de la vaisselle avec une eau traitée, ne sont pas acquis. Ainsi, parallèlement au financement de la construction et du fonctionnement d’infrastructures, nous accompagnons les campagnes de sensibilisation menées par nos partenaires.


Que peut apporter le statut « Année de la coopération dans le domaine de l’eau » à votre action ?

Si l’objectif est de permettre une plus grande prise de conscience par le grand public et les décideurs, à quand une année de l’assainissement ? Car si on se rend compte que l’accès universel à l’eau est devenu possible au vu des progrès déjà réalisés, celui à l’assainissement est encore loin et une prise de conscience générale est indispensable.

 

A savoir :


Le montant des engagements de l’AFD dans le domaine de l’eau et de l’assainissement s’élève à 500 millions d’euros en 2012. 50 % de ces montants sont destinés à l’Afrique sub-saharienne, essentiellement pour des projets d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement et 30 % à la zone Méditerranée, principalement pour des projets de gestion durable de la ressource. Dans les pays émergents, l’AFD finance surtout des projets d’épuration de l’eau.



L'eau et l'assainissement au Togo : un secteur prioritaire pour la santé de la population

04/01/2013
L'AFD au Togo débute activement la nouvelle année, avec la subvention de six millions d’euros (soit près de 4 milliards de francs CFA), destinée à la mise en œuvre d’un projet visant à garantir les meilleures conditions sanitaires et un accès à l’eau potable en milieux scolaire et rural dans la Région des Savanes.
La cérémonie de signature a eu lieu le 4 janvier dans les locaux du ministère de l’économie et des finances, en présence d'Adji Otèth Ayassor, ministre de l’économie et des finances et de Bissouné Nabagou, ministre de l’eau, de l’assainissement et de l’hydraulique villageoise ainsi que de Nicolas Warnery, Ambassadeur de France au Togo.
 
Femmes à la fontaine: il s'agit d'un forage équipé d'un mécanisme manuel
(ou pompe à motricité humaine).  - © AFD 2009 Clémentine Dardy 
 
 
La nécessité d’agir durablement en faveur de la réduction de la pauvreté
 
Le taux de desserte en eau potable, en moyenne nationale au Togo en 2007, a été estimé à 34% et est resté inchangé jusqu’en 2010. Ceci se traduit par un déficit important d’équipements en infrastructures d’eau potable et un sous-investissement dans le secteur. On estime aujourd’hui que seulement 47,2 % de la population rurale a réellement accès à l’eau potable.
 
La proportion de la population nationale ayant accès à un système d’assainissement amélioré s’est dégradée durant les vingt dernières années (31,7% en 2006 contre 37% en 1990). Les populations rurales sont les principales victimes (seul 10% d’entre elles y ont accès). Depuis 2009, le niveau de construction de latrines publiques au Togo a continuellement diminué (3004 unités en 2009 contre seulement 563 en 2011) expliquant le faible taux de couverture en latrines du pays (de l’ordre de 11, 73 % en 2010).
 
Les populations rurales de la région des Savanes souffrent de conditions sanitaires particulièrement préoccupantes. La région se situe dans un environnement dégradé et difficile où le manque d’eau représente un défi au quotidien pour les populations rurales (seulement 28% de la population avait accès à un point d’eau en 2007). Le manque d’accès à l’eau potable dans un environnement insalubre est l’un des facteurs majeurs de pauvreté. Les enfants sont particulièrement touchés, puisque seulement 12% des écoles primaires de la région sont dotées de point d’eau et 5% d’entre elles disposent à la fois d’un point d’eau, de latrines et de dispositifs de lavage des mains.
 

Un forage équipé d'une pompe à motricité humaine (à g.) et des latrines
écologiques. -  © AFD 2011 Emilie Petereit
 
 
Assurer un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement
 
Afin de répondre aux besoins en eau et en assainissement , et d’influencer directement et positivement sur la santé des populations rurales les plus déshéritées en termes d’infrastructures de base, l’AFD a choisi de financer le « Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural dans la région des savanes » (PASSCO) , mis en œuvre par le Ministère de l’eau, de l’assainissement et de l’hydraulique villageoise (MEAHV).
 
Le PASSCO a pour objectif principal d’améliorer les conditions sanitaires des enfants scolarisés et des populations rurales de la région des Savanes, en améliorant le taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
La composante « infrastructures dans la région des Savanes » vise ainsi la construction de 170 nouveaux points d’eau (forages équipés de pompes à motricité humaine), de 100 latrines et la réhabilitation de 160 pompes à proximité de sites scolaires et sanitaires. Les communautés dépourvues de points d’eau avoisinant les sites sélectionnés bénéficieront aussi de ce volet.
 
 
Les élèves autour du site devant accueillir le nouveau forage d'eau (construction déjà entamée) dans leur établissement.
© photos AFD 2009 Clémentine Dardy 
 
Promouvoir l’hygiène et soutenir la meilleure gestion des points d’eau

La composante « appui à la gestion des points d’eau et la promotion de l’hygiène » du projet vise :
  • la mise en place et l’accompagnement des systèmes de gestion des points d’eau, en application de la Politique nationale d’accès à l’eau potable et à l’assainissement en milieu rural
  • les actions de sensibilisation et de promotion de l’hygiène afin d’améliorer durablement les conditions de vie des populations de la région.
 
 
Une équipe de supervision en discussion avec les bénéficiaires des points d'eau sur la bonne gestion des ouvrages. - © AFD 2009 Clémentine Dardy     
 
 
Renforcement de capacités des institutions de gestion du secteur
 
La composante « renforcement des capacités du Ministère et des Directions régionales » du projet permettra d’appuyer institutionnellement le MEAHV et la Direction régionale des Savanes (équipements, formations des agents et mise en place d’une assistance technique à la maîtrise d’ouvrage et à la maîtrise d’œuvre), de consolider la base de données et la cartographie du système d’information géographique PROGRES, outil d’aide à la décision du MEAHV de référence permettant le suivi des ouvrages hydrauliques sur l’ensemble du territoire.
 
 
Synergie et cohérence dans les interventions
 
Cette nouvelle convention s’inscrit en complémentarité directe des précédentes conventions signées avec le Gouvernement togolais, notamment dans le cadre des activités régionales du projet « Éducation pour tous au Togo » et de la poursuite des efforts engagés par l’AFD dans le secteur de l’hydraulique rurale à travers le précédent projet d’hydraulique villageoise dans la région des plateaux (7 millions d’euros, soit 4,6 milliards de francs CFA).
 
 
Appui de la coopération française en matière de l’eau et l’assainissement
 
L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un engagement fort de la France et de l’AFD au Togo. A ce titre l’Ambassadeur de France au Togo déclarait lors de la signature : « la politique d’accès à l’eau potable est pour nous un des vecteurs clé du développement du Togo. Nous avons priorisé notre action dans ce domaine sur la région des savanes la plus déshéritée en matière d’accès à l’eau et en ciblant partiellement le milieu scolaire pour viser les enfants et les familles. C’est donc une politique d’ensemble d’accès à l’eau et du développement. »  
 
L’AFD est très présente sur le secteur à travers la mise en œuvre de nombreux projet :
 

► Le Programme d’appui à la Société togolaise des Eaux, (11 M€, 2009-2013), qui contribue à l’amélioration du niveau d’accès à l’eau potable de la population de Lomé, notamment dans les quartiers Nord et Est de la ville. Le projet prévoit une série de travaux d’infrastructures qui permettront d’augmenter la capacité de production d’eau potable de la TdE et de réhabiliter les réseaux urbains endommagés.

► L’AFD a également étroitement accompagné la réforme du sous-secteur de l’eau potable en milieu urbain à travers le financement d’une assistance technique en appui à la Cellule interministérielle en charge de la réforme, ayant notamment permis d’opérationnaliser la Société de Patrimoine de l’Eau nouvellement créée.

► On notera également le soutien de l’AFD au gouvernement dans la mise en œuvre de la stratégie de « Gestion intégrée des ressources en eau » (GIRE) a travers la mise en œuvre d’un outil informatisé de connaissance de la ressource en eau du bassin sédimentaire côtier, destiné à une utilisation plus équilibrée de la nappe ; et à travers l’appui à l’élaboration des décrets d’application du Code de l’eau dont plusieurs ont été récemment adoptés en Conseil des Ministres.
 

L'ambassadeur de France au Togo, Nicolas Warnery (à g.) et le ministre de l'économie et des finances, Adji Otèth Ayassor échangeant les documents signés. - © photos AFD 2013 Noël Améblé

 

  
Les villageois (femmes et enfants) revenant du marigot situé à des kilomètres des habitations. - © AFD 2011 Emilie Petereit  

 

 



«La négociation internationale sur les changements climatiques reste un cadre indispensable pour dynamiser l’action »

27/11/2012

À l'occasion de la 18e Conférence des Parties à Doha sur le climat et de la parution du Plan d'actions Climat 2012-2016 de l'AFD, Pierre Forestier, responsable des opérations Climat, nous révèle les enjeux de la conférence et le rôle que va y tenir l'AFD.

 

Que peut-on attendre de la COP de Doha ?

Force est de constater que la négociation internationale sur les changements climatiques peine à mettre en place un processus par le haut qui permettrait d’engager les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour autant, ce cadre global de négociation reste important et nécessaire, y compris pour dynamiser l’action d’un nombre d’acteurs croissants, nationaux et internationaux, sur le terrain. Il est ainsi attendu en premier lieu de cette COP18 de Doha [ ndlr : qui accueille également le 8ème meeting des Parties du Protocol de Kyoto - CMP8] que soit mis sur les rails l’important engagement pris de formuler d’ici 2015 un accord global - que l’on espère ambitieux - de réduction de ces émissions, qui englobe les pollueurs d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
 
Au-delà, cette réunion internationale doit servir à renforcer la mobilisation concrète et croissante des pays, des communautés et des différents acteurs internationaux et nationaux pour la lutte contre le changement climatique. À ce titre, les acteurs financiers comme l'AFD cherchent à prendre toute leur place dans le cadre nouveau du financement international qui, d’un fonds vert très attendu à une mobilisation plus large des capacités des banques de développement du nord comme du sud, doit permettre la mobilisation massive, rapide et efficace de financements « climat ».
 
 
Que va faire l’AFD à Doha ?
 
L’AFD est très impliquée dans les négociations internationales « climat » à plus d'un titre. D’abord, en appui et conseil de notre gouvernement et de la délégation française dans l’objectif de partager avec eux notre expérience de terrain et de financer de l’investissement climat-développement.  
 
En effet, la négociation a également pour objectif d’aider à structurer et à dynamiser l’action à des niveaux très différents qui vont des financements internationaux (sujet sur lequel l’AFD est très impliqué) aux politiques publiques des pays, en passant par des sujets plus thématiques tels que la forêt, l’adaptation, l‘agriculture, les technologies ou transversaux tels que les mécanismes de redevabilité, de mesure d’impact, de pilotage, de renforcement de capacités, de comptabilisation des financements etc. ]
 
Ensuite, dans l’objectif de contribuer à soutenir notre positionnement d’institution financière internationale active sur les questions climat et capable de mobiliser des mandats et des ressources internationales. C’est un enjeu important pour le groupe et pleinement d’actualité avec la mise en place opérationnelle du fonds vert en cours. 
 
Enfin, dans l’objectif concret d’échanges sur les pratiques et les stratégies d'autres financeurs internationaux et agences de développement comme, par exemple, des décisions attendues à Doha sur les méthodes de comptabilisation des financements climat et celles de mesure d’empreinte carbone. De même qu’une meilleure connaissance des politiques et des actions conduites par les pays en matière de lutte contre le changement climatique.
 
 
Quelle est la stratégie « climat » de l’AFD ?
 
L’AFD s’est engagée sur la période 2012-2016 à mettre en place une stratégie ambitieuse « climat-développement » fondée sur trois piliers : un objectif de 50% de nos engagement financiers annuels dans les pays en développement sur des projets/programmes « climat » et de 30% pour Proparco en faveur des initiatives du secteur privé,  une estimation systématique de l’impact carbone des projets que nous finançons, et la prise en compte de cet impact dans nos critères d'intervention, à travers une approche qui tient compte du niveau de développement du pays considéré, de notre mandat dans ce pays et des efforts que celui-ci déploie pour intégrer le changement climatique dans ses priorités de développement.
 
L’AFD finance ainsi des projets dans le domaine des énergies renouvelables à la fois privés et publics, à l’image de projets de centrales solaires à concentration au Maroc ou encore en Afrique du sud, qui favoriseront la diversification du « mix » énergétique de ces pays. Elle finance également des projets d’efficacité énergétique en modernisant par exemple l’éclairage public de la ville de Phnom Penh, de transport urbain en Égypte ou au Bengladesh, de préservation et gestion de l’eau au Maroc avec l’Office nationale de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) ou encore de gestion durable de la forêt et des activités rurales en Centrafrique.
 
 
Cliquez sur l'image pour télécharger le Plan d'actions Climat 2012-2016 de l'AFD :

Pour obtenir davantage d'éléments de compréhension sur les enjeux complexes des négociations du COP18 et l'ampleur de la tâche à accomplir, consultez la Note de décryptage de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie (IEPF), réalisée par Pierre Radanne et son équipe.

 



 
 
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