Education et formation professionnelle : investir pour une croissance durable

L’éducation est un droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Dans les pays en développement, l’éducation et la formation professionnelle sont un investissement majeur pour la croissance et la lutte contre la pauvreté.

À la une

Mettre à la disposition des entreprises et industries togolaises, une main d'oeuvre compétente et qualifiée

25/04/2013

Disposer sur place d'un savoir-faire professionnelle, d'expériences de l'industrie, d'une expertise technique à porter de main des pouvours publics et organismes multilatéraux, prenant en compte les spécificités de l'environnement local, tels sont les objects que poursuive le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) en concluant un partenariat, le 22 avril dernier, avec Codifor, une agence experte en ingénierie de projet et de formation, dans le cadre du projet de modernisation de la formation professionnelle financé par l’AFD au Togo.

 
Contexte et enjeu de la modernisation de la formation professionnelle au Togo
 
Avec une croissance du PIB de 5.5% en 2012, le Togo bénéficie d’un environnement favorable au développement de son tissu économique. De nombreux projets industriels sont en cours de lancement, notamment dans le cadre de la zone portuaire. Par ailleurs, le secteur informel continue d’être dynamique. Toutefois, force est de constater que l’emploi des jeunes reste problématique.
 
Les entreprises, tant dans le secteur formel qu’informel, parviennent difficilement à trouver de la main d’œuvre qualifiée auprès des sortants du système de formation togolais. Ces entreprises ont dès lors recours à du personnel non-togolais, et consacrent une part très importante de leur budget de fonctionnement à la formation continue des salariés. Les entreprises du secteur informel également se trouvent confrontées à l’évolution nécessaire de leurs métiers, en lien avec l’évolution des technologies.
 
Le gouvernement togolais, en partenariat avec l’AFD, ont souhaité mettre en place un projet ambitieux de « modernisation de la formation professionnelle »  pour permettre aux entreprises de trouver sur place les personnels compétents dont elles ont besoin et de contribuer localement à l’amélioration des opportunités d’emplois pour les jeunes. Le projet se présente à cet effet comme un projet pilote visant à impliquer davantage les acteurs du secteur privé, afin de pouvoir offrir un dispositif de formation plus réactif aux besoins des entreprises et capable de s’adapter aux mutations de l’environnement économique.
 
Objectifs spécifiques et finalité du projet
 
Ce projet pilote, vise à contribuer à la croissance et à l’emploi en renforçant la disponibilité de personnels qualifiés. L’objectif est de moderniser plusieurs dispositifs de formation professionnelle diplomante et reconnue, dans le cadre d’un partenariat public – privé, l'associant étroitement à la gestion les opérateurs économiques. Le montant du projet s’élève à 8 M€ dont 6 M€, soit près de 4 milliards de FCFA financés par l’AFD.
 
L’organisation du projet s’articule autour de quatre grandes composantes :
 
  Composante 1 : création du Centre de formation aux métiers de l’industrie (CFMI) dans la zone portuaire de Lomé. Il s’agit d’offrir des formations qualifiantes initiales et continues sur les métiers transversaux, tels que mécaniciens d’entretiens, électromécaniciens et techniciens des systèmes automatisés, soudeurs et chaudronniers qualifiés, frigoristes et mécaniciens diésélistes, etc.;
  
  Composante 2 : modernisation de la formation professionnelle dans trois établissements publics régionaux de formation technique (régions Maritime, de la Kara et Centrale). La modernisation des filières de formation prioritaires portera sur trois secteurs porteurs pour l’économie régionale : équipements et engins motorisés (Centre régional d’enseignement technique et de formation professionnelle (CRETFP) Lomé et Kara) ; électricité bâtiment (CRETFP Lomé et Lycée technique de Sokodé) ; métallerie serrurerie (CRETFP Kara et Lycée technique de Sokodé) ;
 
   ► Composante 3 : développement des capacités d’intervention du FNAFPP. Elle permettra :
        ♦ d’optimiser la gouvernance stratégique et les moyens d’intervention du Fonds, 
        ♦ d’accompagner la structuration de l’offre et de la demande de formation, 
        ♦ de doter le Fonds d’une subvention exceptionnelle
participant à l’amorçage des formations d’entreprises
        au sein des centres soutenus dans le cadre des composantes 1 et 2 du projet.;

   ► Composante 4 : Renforcement du partenariat entre les acteurs publics et privés, coordination et gestion du projet.
 
Un atelier mécanique au centre régional de Sokodé - © AFD 2013 Nicolas Gury
 
 
Avec en moyenne 3000 bénéficiaires par an, le projet assurera près de 30% de l’effort national de formation technique industrielle prévu dans le Plan sectoriel de l’éducation (PSE) 2010-2020 qui vise à porter de 4600 en 2007 à 10600 le nombre de jeunes en formation technique industrielle publique d’ici 2020.
 
 
Appui d'expertise technique et professionnelle, et de savoir-faire en matière des services d'entreprises
 
Le partenariat qui vient d’être scellé entre le METFP et Codifor marque la première pierre à l’édifice du projet de modernisation de la formation professionnelle au Togo - Il permettra de rapprocher le monde de la formation professionnelle du secteur privé. Par ce contrat, Codifor jouera le rôle central d’assistance technique dans la coordination et la mise en place de toute l'expertise devant aboutir à la réussite du projet. Le dispositif d’expertise porte sur l’ensemble des dimensions du projet, depuis l’élaboration des programmes de formations, jusqu’à la définition des équipements, en passant par la modernisation de la gouvernance des centres de formation.
 
L'initiative de cet accord a été très bien saluée par les  représentant de l’AFD et des partenaires des secteurs professionnel et privé, devant qui  le ministre El Hadj Hamadou Bouraïma-Diabacté et le directeur de l'agence Codifor, Olivier Dambrine ont paraphé les documents, à la direction des Affaires administratives du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.
 
Poignée de main entre le ministre et le directeur de Codifor - © AFD 2013 Noël Améblé
 
 
Autres partenaires au projet
 
La réussite du projet repose sur l’efficacité du partenariat public - privé. A cet effet, différents partenaires font dors et déjà partis du projet : Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP) , Conseil national du patronat du Togo (CNPT) , Association des grandes entreprises du Togo (AGET) , Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCIT) , Groupement interprofessionnel des artisans du Togo (GIPATO) , Chambres régionales des métiers (CRM), Agence nationale pour l’emploi au Togo (ANPE) . Ce partenaire s’adresse à tous les acteurs économiques intéressés par la problématique de la formation professionnelle dans les métiers de l’industrie.
 
Le groupement des artisans de la ville de Sokodé - © AFD 2013 Nicolas Gury

 
 
CODIFOR AFPI Internationale
 
Association à but non lucratif, créée en 1981 par des organisations professionnelles, Agence de coopération de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, Codifor transfère à l’international son expérience, expertise et savoir-faire national en matière des services aux entreprises.
 
A ce jour, Codifor est intervenue dans plus de 40 pays et collabore avec les principaux bailleurs de fonds de la coopération bilatérale, multilatérale et décentralisée.


        www.codifor.com



L'AFD et le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie signent une convention d'affectation du 3e C2D

23/04/2013

L’AFD a signé le 15 avril 2013 avec le gouvernement de Mauritanie une convention d’affectation du troisième Contrat de Désendettement Développement (C2D) d’un montant de 3 millions d’euros, en faveur de la formation technique et professionnelle. Cette signature est intervenue dans le cadre d’une cérémonie plus large, en présence de Monsieur Laurent Fabius, visant l’adoption du Document Cadre de Partenariat de la coopération franco-mauritanienne 2013-2015.

Depuis 2000, des progrès ont été réalisés dans le domaine de la formation technique et professionnelle, qui ont permis d’améliorer la pertinence des programmes de formation et d’apporter un certain éclairage sur les besoins de l’économie en termes de compétences. Malgré des efforts soutenus, le dispositif actuel demeure sous dimensionné, aussi bien par rapport à la demande économique que par rapport au flux de jeunes quittant le système éducatif de façon prématurée. La qualité de la formation reste par ailleurs peu appréciée par les milieux professionnels, se traduisant in fine par une difficile insertion des jeunes formés.

Ainsi, l’appui de l’AFD permettra de renforcer l’offre et la pertinence de la formation technique et professionnelle, tout en soutenant son efficacité externe à travers la mise en place d’un dispositif d’insertion des jeunes.

Depuis la première intervention de l’AFD dans le secteur de l’éducation en Mauritanie en 2002, c’est au total près de 38.5 millions d’euros qui ont été engagés dans le secteur de l’éducation, dont 13.8 millions d’euros pour la formation professionnelle.



Mise en œuvre du Programme d'analyse des systèmes éducatifs en Afrique francophone

16/04/2013

La Conférence des ministres de l’Éducation des Etats et gouvernements de la francophonie (Confemen) et l'AFD ont signé, le 11 mars, une convention de financement d'un montant de 4 millions d'euros pour la mise en œuvre du Programme d'analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (PASEC) pour la période 2013-2016.

Evaluer la performance des systèmes éducatifs

Ce financement vient renouveler l’appui de l’AFD au PASEC puisqu’une première subvention de 1,3 million d’euros avait été octroyée en 2009 pour la mise en œuvre du plan d’activité 2010-2012.

Créé en 1991 suite à l’adoption du plan d’action Education pour Tous à Jomtien, le PASEC a pour mission principale d’évaluer la performance des systèmes éducatifs des pays membres de la CONFEMEN en mesurant les apprentissages des élèves du primaire. La mesure de la qualité de l’éducation à partir de l’évaluation des acquis des élèves est un enjeu essentiel pour l’analyse de la performance d’un système éducatif et pour fournir des pistes de réflexion et d’action aux gouvernements dans l’amélioration de leur éducation de base.

Rénovation des outils et des méthodologies

Le PASEC s’est engagé dans une rénovation de ses outils et méthodologies lui permettant une analyse fine des compétences des élèves de 2ème et 6ème années de primaire en langue et en mathématiques. L'approche méthodologique du programme est désormais orientée vers la comparaison internationale par l'organisation d'évaluations simultanées dans les pays de la CONFEMEN candidats à l’enquête. 10 pays sont concernés en 2014. Le PASEC étudiera la possibilité d’une évaluation des compétences des élèves de fin d’éducation de base.

Une des spécificités du PASEC par rapport aux autres programmes régionaux ou internationaux d’évaluations des acquis des élèves est de développer un important programme de renforcement de capacités des équipes nationales afin de permettre également le développement de dispositifs nationaux dans les pays partenaires. Ces formations concerneront aussi bien les cadres techniques de l’évaluation que les décideurs du secteur afin d’assurer un réel impact des évaluations sur le pilotage des systèmes éducatifs.



Poursuivre les efforts en faveur de l'éducation de base

11/04/2013

C’est « tout sourire » que s’est faite la poignée de mains entre Robert MOULIE, Directeur adjoint d’AFR et Koumba Boly Barry, ministre de l’éducation du Burkina Faso, qui a suivi la signature de convention consacrant le don de 7 millions d’euros de l’AFD destinés à l’éducation de base au Burkina Faso, ce 27 mars 2013 à Ouagadougou.

Depuis 2000, le Burkina Faso a enregistré à tous les niveaux de son système éducatif des progressions soutenues des effectifs de plus de 10% par an. Malgré ces progrès réalisés, le secteur de l’éducation souffre encore d’une efficacité et d’une qualité insuffisantes, dans un environnement où l'analphabétisme touche près de 70% de la population de plus de 15 ans.
 
Offrir une éducation pour tous de qualité
 
Ainsi, le Burkina Faso consacre, depuis 2002, l'éducation de base comme priorité nationale et vient d’adopter un nouveau Programme de Développement Stratégique de l’Education de Base (PDSEB) pour la période 2012-2021. La finalité du PDSEB est la promotion d’un développement équilibré du système éducatif afin de répondre durablement en quantité et en qualité, aux besoins de l’économie.
 
Depuis la première intervention de l’AFD pour l’éducation au Burkina Faso en 2002, c’est au total 59 millions d’euros qui ont été engagés en faveur de l’éducation de base auxquels s’ajoutent près de 7 millions d’euros pour la formation professionnelle. L’AFD contribue ainsi aux progressions spectaculaires des scolarisations observées en 10 ans.


Un modèle innovant d’insertion professionnelle de la jeunesse en Méditerranée

05/03/2013

Comment améliorer l’insertion économique et sociale des jeunes, en région Méditerranée ? C’est à ce défi que tente de répondre le réseau Nouvelle Chance (MedNC), destiné à des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et des jeunes diplômés au chômage. Le premier centre Nouvelle Chance, à Khouribga, au Maroc, devrait accueillir mille jeunes en 2013.


Lancé à l’initiative de l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient ( OCEMO ), en partenariat avec l’ Ecole de la Deuxième chance de Marseille , il est soutenu par l’AFD.

Le taux de chômage des jeunes le plus élevé du monde
Dans les pays méditerranéens , les jeunes recherchent de plus en plus d’emplois qualifiés. En Tunisie, parmi les nouveaux entrants sur le marché du travail, les diplômés universitaires sont en effet majoritaires. Paradoxalement, le marché du travail évolue lentement et le schéma ancien d’une spécialisation en travail peu qualifié reste plus qu’actuel.
D’où un taux de chômage élevé pour la jeunesse (le plus élevé du monde), marqué par deux caractéristiques :
-    il touche plus particulièrement les jeunes diplômés du supérieur et les « drops out » (les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification)
-    il est de longue durée.
Ces deux particularités entraînent un phénomène d’exclusion sociale durable des jeunes, notamment des plus diplômés pour lesquels la file d’attente pour accéder à un travail correspondant à leurs qualifications et compétences est très longue.


Des diplômes inadaptés aux futurs emplois
Ces derniers, encore fortement attirés par les emplois publics (et la prime salariale et de stabilité qui les accompagne), se tournent vers des formations peu spécialisées préparant à des concours de recrutement généralistes. Or, les emplois à venir se trouveront davantage dans le développement du secteur privé que dans le secteur public.
Les jeunes adultes sans qualification et sans aucun soutien social public (la très grande partie n’est pas considérée comme au chômage et donc pas répertoriée) doivent quant à eux retrouver un cadre de réinsertion par la formation, le soutien social et la connivence avec les réseaux d’entreprises dont bénéficient les enfants de l’élite.


Un changement de mentalité s’impose

Un changement de mentalité s’impose afin de replacer la culture managériale de base comme un élément de culture générale et non plus comme un enseignement réservé aux formations spécialisées.
Il semble donc urgent pour les pays de :
-    Réajuster l’approche diplômante classique vers davantage de qualité ;
-    Développer une approche orientée vers des compétences plus ciblées permettant notamment d’acquérir un socle de connaissances de base en création et gestion d’entreprise.


Les écoles de la seconde chance du réseau MedNC : un modèle innovant
Ce projet a pour objectif d’adapter le modèle des écoles de la deuxième chance, d’inspiration européenne, au contexte des pays arabes : en dotant les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et les jeunes diplômés au chômage d’un socle de compétences de base et d’un parcours pédagogique avec une expérience en entreprise,

Piloté par l’OCEMO en partenariat avec l’Ecole de la Deuxième chance de Marseille et soutenu par l’AFD, il vise à développer un réseau de dispositifs labellisés « nouvelle chance » destinés à la fois aux jeunes qui ont quitté le système scolaire sans diplôme (les drops out) et aux jeunes diplômés au chômage.
Il a pour objectif de proposer une réponse à l’ampleur du défi économique et social que représente le chômage des jeunes dans la région Méditerranée.
Ce réseau, porté par les dynamiques internes aux différents pays, se développe à ce jour avec cinq pays partenaires (Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Jordanie).
L’enjeu du projet MedNC est d’utiliser les acquis de l’école de la deuxième chance de Marseille et son centre de recherche pédagogique, ceux des réseaux méditerranéens d’écoles d’ingénieurs et de management ( RMEI-RMEM ), tous membres de l’OCEMO. Il s’agit de développer, en Méditerranée, un réseau de dispositifs labélisés « nouvelle chance » opérationnellement mis en place par des associations « nouvelle chance » appuyées par de grandes entreprises et/ou les pouvoirs publics.

La combinaison de l’alternance en entreprise, du suivi individualisé et d’un soutien social

Un dispositif labellisé Nouvelle Chance (école ou simple salle de classe dans un établissement déjà existant) propose notamment aux drop-outs et aux jeunes diplômés au chômage :
-    Un modèle pédagogique innovant qui allie alternance en entreprise, suivi individualisé et soutien social sur la base des principes qui fondent les écoles de la deuxième chance ;
-    Un socle de compétences de base notamment en création et gestion de petites entreprises (réalisation d’un business plan, recherche de financement, etc.) ;
-    Un appui à la création d’activités/ d’entreprises par les étudiants des écoles d’ingénieurs et de management membres du RMEI-RMEM, dans le cadre du projet « JEY – Jeunes Entrepreneurs- Entrepreneurship for Youth », projet co-piloté par le Réseau Méditerranéen des Ecoles d’Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) et l’OCEMO.
 
Impacts
Le premier centre Nouvelle Chance situé à Khouribga au Maroc devrait accueillir 1000 jeunes en 2013.
Etat d’avancement (janvier 2013)
Phase de construction et développement du réseau : 2013/2015
Création officielle du réseau MedNC : le 19 octobre 2012
Le 6 avril 2012, une convention entre l’E2C Marseille, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l’OCEMO a été signée en vue de l’installation par l’OCP (via son programme OCP Skills) de plusieurs centres labellisés « Nouvelle Chance » dans les villes minières d’El Jadida, Khouribga et Safi.


A l’occasion de la Semaine Economique de la Méditerranée qui s’est tenue en octobre 2012 à Marseille, un MoU multilatéral concrétisant et officialisant la création du réseau MedNC a été signé le 19 octobre par les partenaires suivants :
o    Maroc : L’Association New Chance,
o    Liban : La Fondation Nouvel Horizon,
o    Tunisie : L’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises,
o    Algérie : Le Management Development International Institute,
o    L’OCEMO (Office de Coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient)
o    L’Ecole de la Deuxième Chance de Marseille
o    Le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) représenté par Euromed Management

Le ministère de l’Education jordanien est également impliqué dans ce projet. Au sein du réseau, la Jordanie est représentée par Dr. Abdalla Ababneh, Président du National Center for Human Resources Development, et est à date membre associé du réseau.


En 2012, trois associations Nouvelle Chance ont été créées :
- Association Nouvelle Chance au Maroc, présidée par M. Chafiki (Directeur des Etudes et des Prévisions Financières, ministère de l’Economie et des Finances – MAROC)  ;
- Association Nouvel Horizon au Liban, présidée par M. Bifani (Directeur Général du ministère des Finances libanais- membre du conseil d’administration de la Banque Centrale au Liban)  ;
- Association Nouvelle Chance en Tunisie, présidée par M. Ben Kahla (Directeur de l’Institut supérieur de comptabilité et d'administration des entreprises) .

Le 12 décembre 2012, une convention de partenariat stratégique et financier entre l’OCEMO et l’AFD a été signée officialisant le soutien de l’AFD à ce projet.

Le premier Centre Nouvelle Chance ouvrira officiellement en avril 2013 à Khouribga, au Maroc.
Ce centre est financé et mis en place par l’Office Chérifien des Phosphates avec le soutien technique de l’E2C de Marseille et de l’association New Chance Maroc.



Soutenir les dispositifs innovants d'ONG pour l'insertion des jeunes

05/03/2013

Relever le défi de l’insertion des jeunes suppose des approches innovantes. L’AFD a accueilli le 29 Janvier un séminaire dédié à « l’insertion professionnelle des jeunes au Nord et au Sud : quels acteurs pour quelles politiques d’insertion » ? L’évaluation des initiatives de la société civile en Mauritanie et au Mozambique présentées lors de cette rencontre ont permis d’explorer des pistes d’actions futures.

Plus de cent participants du Sud et du Nord
L’AFD a accueilli le 29 Janvier 2013 un séminaire organisé par le CFSI (Comité français pour la solidarité internationale), en partenariat avec ESSOR et le GRET , dans le cadre du programme FISONG * financé par l’AFD, l’Union Européenne et la Région Ile de France : « l’insertion professionnelle des jeunes au Nord et au Sud : quels acteurs pour quelles politiques d’insertion » ?
Cet atelier a rassemblé pour une journée de débats près de cent participants du Nord et du Sud, issus d’horizons divers, tous acteurs du développement en faveur de l’insertion des jeunes. Il s’inscrit dans le cadre d’une réflexion menée par l’AFD avec le ministère des Affaires étrangères et la société civile sur les politiques publiques en faveur de l’insertion des jeunes.




Formation à la teinture. Photo : GRET

Un nécessaire changement d’échelle
Cette démarche de concertation, de dialogue et de partage d’expériences, a permis de faire émerger une compréhension commune des enjeux ainsi que des pistes pour favoriser le changement d’échelle d’initiatives pilotes menées par la société civile.
 
La structure du marché du travail et de l’économie en Afrique sub-saharienne (poids de l’informel, du rural, faible capacité d’absorption de l’industrie et du tissu urbain…) ne permet pas de « dupliquer » des dispositifs ou des politiques déployés au Nord (caractérisé par 80% de salariat et près de 100% de taux de scolarisation).
La problématique des jeunes ruraux notamment est particulièrement sensible dans les pays du Sud où les logiques d’insertion sont souvent liées à des logiques familiales.
Des enseignements croisés peuvent cependant être tirés d’une approche comparative Nord - Sud.

Un chaînon manquant
Alors que la notion d’insertion s’est imposée en France dans les dernières décennies du XXème siècle, elle est très récente en Afrique. La définition des concepts d’insertion, de jeunesse(s) doit encore y être approfondie afin de concevoir et mettre en œuvre des dispositifs d’insertion pertinents.

Le constat d’un chaînon manquant entre formation et marché du travail dans les pays du Sud fait à ce stade consensus.

Deux initiatives innovantes
Les discussions ont porté en particulier sur deux expériences dans le cadre du programme FISONG 2009-2012 « Formation professionnelle, accompagnement vers l’emploi et l’insertion : mise en place de dispositifs de proximité au Mozambique (UPA) et en Mauritanie (Cap Insertion) ».
Ce programme a été mené par le CFSI (comme chef de file du consortium des ONG et chargé de la capitalisation), ESSOR au Mozambique et le GRET (en Mauritanie).
Le séminaire a permis de présenter les résultats de l’évaluation du programme et de rendre compte, auprès des différentes parties prenantes, des effets des deux dispositifs, de leur pertinence, de leur efficacité, de la viabilité et de la pérennité enfin de ces initiatives.
En matière d’efficience, les coûts rapportés au nombre de jeunes insérés peuvent sembler très élevés. Cependant, les acteurs s’accordent sur la nécessité de prendre en compte le coût social, politique et économique de l’absence de tels dispositifs…

Les ONG, « poissons pilote » des politiques publiques
En l’absence de politique nationale d’insertion dans nombre de pays, ces initiatives occupent une « niche » au niveau de l’accompagnement à l’insertion des jeunes, et expérimentent des dispositifs jusque-là inexistants. Ils proposent des réponses complètes et de proximité en visant des quartiers et des jeunes en difficultés.
La société civile contribue ainsi à la construction des politiques publiques, comme « poissons pilotes », « laboratoires » mais aussi comme catalyseurs par la sensibilisation et la professionnalisation des acteurs.

L’ensemble des participants ont souligné la pertinence de la stratégie pluri-acteurs mobilisée par les deux dispositifs étant donné le caractère multidimensionnel de l’enjeu d’insertion des jeunes.
L’ambition de contribuer à la construction de politiques publiques impose par ailleurs la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs concernés.


Formation à la mécanique. Photo : ESSOR

Quels sont les facteurs-clés de réussite d’un projet ?
La rencontre a permis d’identifier des facteurs clés de succès pour inscrire ces projets dans la durée (autonomie et pérennité) et favoriser le changement d’échelle :
-la définition de parcours d’insertion, par essence multiples et non linéaires,
-la mobilisation, l’engagement et la coordination d’acteurs multiples et complémentaires (Etat, collectivités, entreprises, prestataires de formation, société civile…) à travers des cadres de concertation solides, et une claire définition des rôles et responsabilités ;
-l’ancrage institutionnel, l’objectif étant un service public (ensemblier) auquel contribue une multiplicité d’institutions en charge de la jeunesse (ministère emploi, jeunesse, affaires sociales, éducation, formation, supérieur…) et de parties prenantes ;
-la collecte, le traitement et la diffusion simple et équitable de l’information, l’asymétrie d’informations sur le marché de l’emploi et l’inégalité face aux réseaux sociaux étant des obstacles majeurs à l’insertion des jeunes ;
-la professionnalisation et la certification des métiers de l’insertion (accueil, information, collecte d’offres, accompagnement personnalisé, formation professionnelle, appui-conseil à la création d’activités, microcrédit…) ;
-la mobilisation de financements complémentaires (à la fois du secteur privé et du secteur public local et national, de la société civile et des bailleurs) et la définition de modèles économiques viables ;
-l’ancrage territorial et la contribution au développement local avec l’implication des collectivités locales pour toucher le public à insérer tout en répondant aux besoins d’un marché de l’emploi clairement identifié ;
-la combinaison de logiques d’offre et de demande et l’articulation entre finalité sociale (publics vulnérables) et économique (contribution au développement économique local).





Pour aller plus loin 
L’insertion socioprofessionnelle des jeunes est devenue un enjeu économique, social et politique majeur. Cette problématique est au cœur de la stratégie de l’AFD.
Une conférence « Idées pour le développement » est organisée à l’AFD le 13 juin 2013 afin de poursuivre les échanges et intensifier le plaidoyer en faveur de politiques d’insertion adossées à des moyens budgétaires (« accepter le coût budgétaire de la jeunesse »).
Un nouveau programme FISONG dédié à l’apprentissage est lancé en 2013. Il inclut un exercice de capitalisation.


L’AFD soutient les secteurs de l’éducation et de la formation en faveur d’une meilleure insertion sociale et professionnelle des jeunes générations et appuie les initiatives portées par les ONG :


* FISONG : Facilité d’innovation sectorielle pour les ONG, instrument dédié au financement de projets novateurs à l’initiative des organisations de solidarité internationale.

 

* Encadré - CAP Insertion
L’initiative « Cap insertion » repose sur un centre d’appui à l’insertion des jeunes offrant une variété de services (accueil et orientation, préparation à l’insertion, accompagnement et suivi des jeunes).
Dans un pays où 55% de la population a moins de 20 ans, « CAP insertion » oriente, accueille et aide les jeunes issus de milieux défavorisés dans la région de Nouakchott, à définir leurs choix professionnels et les accompagne dans leur parcours d’insertion.
Trois antennes ont été mises en place : elles ont permis d’accompagner 2500 jeunes dans leurs démarches et mis en réseau de nombreux partenaires (entreprises, organisations professionnelles, centres de formation, institutions nationales publiques, mairies et acteurs locaux…).
A compter de 2013, 2 antennes sont reprises par les autorités publiques (MEFPNT) et 1 par la communauté urbaine de Nouakchott.
 



 
 
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