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L’AFD souhaite développer ses partenariats avec les collectivités territoriales, les associer à la préparation et la mise en oeuvre de ses projets, et à bénéficier de leur expérience et de leur expertise.

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Les actions engagées par l’AFD en partenariat avec les collectivités françaises s’inscrivent dans le cadre des orientations définies par la CNCD

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L'observatoire des communes de Polynésie française: un nouvel outil d'appui aux collectivités publiques locales

17/06/2014

L'agence AFD de Papeete a publié un observatoire des communes de Polynésie française, couvrant la période 2008/2012, disponible librement sous format électronique. La démarche suivie, originale par son champ d'études (il s'agit du 1er observatoire des communes publié pour une collectivité d'outre-mer du Pacifique), a vocation à répondre au besoin relayé par les acteurs publics locaux, de pouvoir disposer d'une base de données fiable permettant de rendre compte de la constitution des grands équilibres budgétaires des communes de ce territoire.

 

Une base de données adaptée aux besoins des acteurs locaux

Au-delà de considérations financières, cet observatoire tente d'expliquer, au travers des équilibres budgétaires constatés, une double spécificité: celles des communes de polynésiennes vis-à-vis des autres communes françaises, mais aussi celles des communes polynésiennes entre elles. L'examen des budgets permet ainsi d'établir un certain nombre de constats:

  • ces communes se singularisent dans le paysage institutionnel français par une très faible autonomie financière,
  • face aux tensions constatées sur leurs recettes, les communes ont opéré des efforts de gestion notables (notamment la réduction de la masse salariale),
  • face à la baisse de la commande publique globale, les communes ont maintenu un effort d'équipement, toutefois largement subventionné par l'État et la Collectivité de Polynésie française.

L'observatoire constituera un nouvel outil d'aide à la décision pour les communes et l'ensemble de leurs partenaires institutionnels (État, Pays) et privés (cabinets d'études, bailleurs de fonds), sur les sujets afférents au développement de ces collectivités, et dans la perspective des futurs partenariats financiers entre l'État et les acteurs publics locaux polynésiens pour la période 2015-2020.

L'agence prévoit de publier chaque année la mise à jour synthétique de l'observatoire intégrant les derniers comptes connus, et ce dès 2015.



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



La région Nord-Pas de Calais et l'AFD, partenaires d'un projet pour le développement économique de la région de Kayes au Mali

11/04/2014

La région Nord-Pas de Calais et la région de Kayes au Mali sont partenaires de coopération décentralisée depuis plus de vingt ans. Le partenariat est aujourd’hui centré sur le développement économique du territoire malien et a pour ambition de positionner Kayes comme une région leader au Mali. 

Région des « trois frontières », confrontée à l’arrivée de nouvelles usines, à la croissance de l’entreprenariat informel et à une arrivée important de nouveaux travailleurs, la région malienne a choisi d’engager une nouvelle étape de son développement. La région Nord-Pas de Calais en sera un partenaire important.

Elle appuiera le Conseil régional de Kayes dans la réalisation de diagnostics territoriaux, dans l’identification d’actions économiques et d’aménagement du territoire à mettre en œuvre. Elle l’appuiera dans son rapprochement avec l’Etat malien (formation dispensée par la région française en vue d’un contrat de plan Kayes / État malien).

L’intérêt de ce partenariat réside dans l’expertise que la région française – qui poursuit sa reconversion territoriale – est en mesure de partager avec son partenaire malien.

L'AFD apporte aujourd’hui son soutien à ce partenariat par un financement de 400 000 €. Celui-ci permettra à la région de Kayes, autour de projets concrets, de piloter des actions de développement économique (comme l’ouverture à Kayes d’une antenne de l’Agence pour la promotion des investissements) et de se rapprocher d’acteurs économiques clés dans la région comme la Chambre d’agriculture.
 


  Majdouline Sbaï, vice-présidente de la région Nord-Pas de Calais, en charge de la citoyenneté, des relations internationales et de la coopération décentralisée, lors de la signature de la convention, avec Jacques Moineville, directeur général adjoint de l'AFD

Pour l’AFD, une nouvelle modalité de travail avec les collectivités françaises

Ce financement fait partie des engagements pris par la France lors de la conférence des donateurs du 15 mai 2013, à Bruxelles, en faveur du Mali. Il contribuera à la relance de l’économie malienne, axe central de notre réponse à la crise malienne. Il devrait permettre aussi, à plus long terme, d’améliorer la légitimité de l’action publique vis-à-vis des citoyens et d’accompagner les ambitions maliennes en terme de décentralisation.
Ce projet constitue la deuxième expérience du genre pour l’AFD, après la signature en février 2014 d’une convention avec la Région Bretagne pour un projet au Burkina Faso.

L’Agence expérimente en effet, en lien avec le Ministère des Affaires étrangères et du développement international, une nouvelle modalité de travail consistant à financer des projets dont l’initiative et la mise en œuvre reviennent à une collectivité française.
A travers cette modalité, l’AFD encourage les collectivités françaises à construire des projets d’envergure nouvelle, dans les pauvres prioritaires et ciblant les besoins des collectivités du Sud en matière d’investissement local.



La Région Bretagne et l’AFD, partenaires pour le développement solidaire de la région Centre du Burkina Faso

26/02/2014

Le Président de la Région Bretagne, Pierrick Massiot, et la Directrice Générale de l’AFD, Anne Paugam, ont signé ce 26 février, en présence de Pascal Canfin, ministre du Développement, une convention financière visant à soutenir un projet de structuration d’une filière coopérative maraîchère, en région Centre du Burkina Faso. Un premier partenariat du genre pour l’institution financière publique.

 Un projet-clé d’une filière maraîchère durable et économiquement viable

La convention porte sur le financement d’une partie du programme d’investissements lié au stockage et à conservation des produits maraîchers. L’AFD s’est engagée à contribuer à hauteur de 600 000 €, soit 56% du coût total du programme, estimé à plus d’1 M€.

La construction et la rénovation d’entrepôts de stockage constitue une étape clé dans la structuration d’une filière maraîchère bio au Burkina Faso, dont l’origine remonte à début 2010, date de la signature d’un accord de coopération entre la Région Bretagne et la Région du Centre du Burkina. Une coopération de long terme visant à organiser toute la filière : de l’amont (appui aux 6 coopératives maraichères locales, diversification des productions…) à l’aval (commercialisation), en passant par le maillon déterminant du stockage et de la conservation. L’objectif ? Augmenter significativement la qualité de la production maraîchère, que pratique une importante partie de la population active. L’histoire agricole de la Bretagne, son puissant secteur maraîcher, et son engagement dans nombre de coopérations économiques réussies ont fait de la Bretagne un partenaire privilégié pour accompagner ce projet stratégique, qui devrait permettre, in fine, de créer des milliers d’emplois, et de contribuer à assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire du territoire burkinabé. Accompagné par la Région Bretagne, c’est le Conseil régional du Centre du Burkina Faso qui assure la coordination de l’ensemble du programme, sur la période 2011-2015.


De gauche à droite : Anne Paugam, Directrice Générale de l’AFD, Pascal Canfin, ministre du Développement et Pierrick Massiot, Président de la Région Bretagne. Photo : Cyril Bailleul

 

Le financement de l’AFD permettra la rénovation complète d’entrepôts de stockage réfrigérés situés à Ouagadougou, et offrira à la filière maraîchère locale un outil indispensable pour la conservation des produits périssables (tomates, pommes de terre…) et leur commercialisation.

 

Utiliser l'expérience d'une région française pour appuyer une collectivité du Sud

L’objectif de ce montage est d’exploiter les avantages comparatifs de la coopération décentralisée et l’expérience d’une région française pour appuyer une collectivité du Sud dans son programme d’investissement.  Cette nouvelle modalité permet ainsi à l’AFD de répondre aux besoins de collectivités du Sud tout en laissant le soin à une collectivité française de mettre en place le dialogue technique.

Avec cette nouvelle approche, testée en lien avec le ministère des affaires étrangères, l’AFD entend répondre à une demande des collectivités françaises qui souhaitent que l’AFD accompagne leurs propres initiatives tout en les encourageant à construire, avec exigence, des projets d’envergure nouvelle.

Ce partenariat avec la Région Bretagne, ouvre ainsi pour l’AFD, un nouveau volet de son intervention avec les collectivités locales françaises. Depuis 2007, elle est partenaire de plus de vingt collectivités territoriales françaises, dont 8 Régions.

Lors de la signature, Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD a précisé : "La Facilité, que nous testons actuellement en lien avec le Ministère des affaires étrangères, représente une occasion unique de soutenir à la fois les collectivités du Sud dans le financement de leur investissement local et les collectivités françaises dans l’expertise technique qu’elles mobilisent au bénéfice de leurs partenaires. Elle permet à l’AFD, au travers des avantages de la coopération décentralisée, de renouveler ses formes d’appui aux collectivités locales des pays pauvres prioritaires et d’accompagner une dynamique de croissance durable et de création d’emplois dans ces territoires".

Le Président Massiot quant à lui s’est réjoui de cette première expérimentation entre la Région Bretagne et l’institution financière publique : "Je forme le voeu que cette expérimentation puisse devenir un dispositif financier à part entière, tant nos collectivités sont déjà amenées, et le seront encore plus, à jouer un rôle majeur pour conduire et porter des projets de développement concrets et à intérêts réciproques pour nos territoires, afin de répondre à nombre des considérables défis de notre planète" a-t-il exprimé.

La Région Bretagne conduit, depuis 2008, un programme de renforcement des filières agricoles en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Elle est fortement engagée dans des coopérations en faveur du développement économique des territoires parmi les plus pauvres du monde : Burkina Faso, Haïti, Madagascar et Mali (filière coton bio équitable).



Brest au secours de la magnifique baie d’Halong

26/06/2013

La magnifique baie d’Halong (classée au Patrimoine naturel mondial par l’Unesco) est gravement menacée par les activités humaines. La ville de Brest va apporter son savoir-faire pour concilier développement économique, activités de pêche et protection de l’environnement dans la baie ainsi que dans celle de Bai Tu Long et dans l’estuaire de Hai Phong.

Une merveille naturelle menacée

Les activités humaines dont la croissance est exponentielle dans ces zones côtières menace provoque des pollutions qui représentent une grave menace pour le site : pollution de l’eau (eaux douces et marines) et des produits issus de l’aquaculture et de la pêche, réduction de la biodiversité, érosion accélérée des côtes, envasement des estuaires et des zones portuaires, destruction d’espaces protégés (mangroves, en particulier).
La protection de l’environnement tout en maintenant le dynamisme de  l'économie du tourisme et de l'économie halieutique et conchylicole locale sont les grands objectifs du protocole d’entente (MoU) signé entre la métropole urbaine de Brest et le Vietnam Administration for Seas and Islands – dépendance du ministère des ressources naturelles et de l’Environnementdu Vietnam.

Un « Contrat de baie » adapté au Vietnam

L'objectif du projet est la mise en place d'une approche globale de gestion intégrée des zones côtières sur l'estuaire du Fleuve Rouge et les deux baies.
La ville de Brest, plus précisément l’entité Brest Métropole Océane, et l’AFD ont signé un accord de principe pour le développement durable et l’amélioration des eaux des deux baies vietnamiennes d’Halong et de Bai Tu Long et de l’estuaire d’Hai Phong.
Cette amélioration aura un impact direct sur la protection de la biodiversité locale des magnifiques baies d'Ha Long, de Bai Tu Long et de l’estuaire de Haiphong, le dynamisme de  l'économie du tourisme dans la région et de l'économie halieutique et conchylicole locale
Ce contrat de baie*, sur l’exemple de la rade de Brest, va permettre aux populations locales de profiter des retombées de leur patrimoine naturel tout en le préservant.

Brest, ville pionnière en la matière

Brest est une ville pionnière en la matière, avec la mise en place du Contrat de Baie de la Rade de Brest signé en 1998 par l’État, la Région Bretagne, des Conseils généraux (Bassin concerné : Finistère, Côtes d’Armor et Morbihan), l’agence de l’eau Loire-Bretagne et la communauté urbaine de Brest portant le projet. Il fédère l'action sur 137 communes.
Brest métropole océane conduit depuis 2007 avec la ville province vietnamienne de Hai Phong une coopération décentralisée sur le thème de l'environnement marin et côtier, avec le soutien du ministère français de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer.
Dans le prolongement de cette coopération, le gouvernement vietnamien a sollicité I'AFD pour contribuer au projet d'appui au développement durable baies d'Ha Long, de Bai Tu Long et de l’estuaire de Haiphong.
L’appui de l’AFD dans le projet devrait se concrétiser à travers l’implication du Fonds français pour l’environnement mondial. La ville de Brest mettrait à disposition son expertise et son personnel pour permettre aux vietnamiens d’adapter le Contrat de baie à leur littoral et à la configuration administrative.

Bonne gouvernance, diagnostic et plan d’actions

Prochaines étapes :
- La conception et la mise en place d’une gouvernance appropriée, selon les principes aujourd’hui reconnus au plan international de Gestion intégrée des zones côtières.
- La réalisation d’un diagnostic de l’état environnemental des baies de Halong,  Haïphong, et Bai Tu  Long, diagnostic initial qui sera prolongé par la mise en place d’un outil de suivi de l’évolution de cet état environnemental (monitoring);
- L’élaboration d’un plan d’actions qui couvrira aussi bien la question des investissements à consentir que celle des renforcements de capacité à opérer ou celle des évolutions règlementaires à adopter.
Une autre dimension sera l’impact négatif du changement climatique sur le littoral vietnamien (catastrophes naturelles, montée des eaux et sécurité alimentaire).

Renforcement de capacités des acteurs vietnamiens

Compte tenu de l'expérience accumulée ces dernières années par Brest métropole océane en matière de collaboration avec Hai Phong et avec l'Institut vietnamien de I ‘environnement marin et des ressources (IMER), I ‘action de Brest métropole océane porterait essentiellement sur la mise en place un contrat d'estuaire à Hai Phong et d'un contrat de baies à Quang Ninh, assortis de plans d'actions préliminaires et d'une avancée sur la voie de la création d'un observatoire des milieux marins, insulaires et côtiers. Un mémorandum relatif à une vision commune pourrait être signé entre les deux provinces et cosigné par le ministère vietnamien de l’Environnement à l'issue du Projet.
Brest métropole océane pourrait ainsi intervenir dans le cadre de ses opérations de coopération décentralisée sous la forme de mise à disposition de temps de son personnel : cet apport permettrait de financer un temps partiel (à définir) de cadre territorial (en France et au Vietnam) au service du projet, dont les frais de voyage et séjours seraient pris en charge par le projet. Cet appui pourrait porter (liste donnée à titre indicatif) sur :
- le pilotage du Projet par l'unité de gestion du projet.
- le formatage des stratégies générales, des contrats de baies/estuaire préliminaires et des plans d'action, en lien avec l'assistance technique.
- un appui à la mise en perspective du projet de manière à en assurer la durabilité. Un appui à la mise en place opérationnelle des comités préparatoires et des groupes de Travail, en lien avec l'assistance technique.
Dans ce contexte, I'AFD envisage de demander l'appui du Fonds français de l'environnement mondial (FFEM) pour l'octroi d'une subvention de 1M€. Afin de préparer le possible octroi de la subvention envisagée, le FFEM a réalisé une étude de faisabilité technique et institutionnelle du projet, dont les orientations et préconisations restent à valider par le gouvernement vietnamien.
L'étude de faisabilité précise les conditions de mise en œuvre du projet et en particulier l'importance d'un partenariat avec Brest métropole océane au titre de la coopération décentralisée :
 - Valorisation de l'expérience déjà acquise par Brest métropole océane dans la région de Haiphong.
- Transposition des acquis accumulés à Hai Phong au bénéfice de la province Quang Ninh.
- Capacité à adapter l'approche du contrat de baie de la rade de Brest aux cas de Hai Phong et de Quang Ninh, notamment en ce qui concerne le dialogue avec les acteurs économiques.
L’AFD assure le portage de ce projet, et en parallèle finance un projet de restauration environnemental d’un terril dans la Baie d’Halong.

*Un « Contrat de Baie » est en France un programme territorial et contractualisé, d’actions environnementales concernant l'échelle d'une Baie. Il s’agit donc d’un document de planification environnementale pour réglementer les activités au sein d’une baie.



Des bonnes pratiques agricoles pour une meilleure filière maraichère au Burkina Faso

25/06/2013

Depuis 2007, la région Bretagne s’est engagée auprès de l’Union monétaire de l’ouest africain (UEMOA) dans différents projets  de développement économique solidaire de la région. Au Burkina Faso, elle appuie un programme d’approvisionnement de la capitale en fruits et légumes bio.

Sécuriser l’approvisionnement de Ouagadougou

Le programme a été engagé en 2010 entre les conseils régionaux de Bretagne et du Centre du Burkina Faso afin de sécuriser l’approvisionnement de Ouagadougou en nourriture tout en développant la filière maraichère biologique.
Le programme comprend quatre étapes :
-    Accompagnement des six coopératives maraichères avoisinant la capitale en leur fournissant les financements, équipements et formations nécessaires pour avoir une production durable, intensive et diversifiée. Au total, ce sont plus de 600 maraîchers qui sont concernés par ce programme.
-    Financement de la construction de dix-huit bâtiments de stockage et de vente de la nourriture produite.
-    Rénovation de bâtiments frigorifiques déjà existants
-    Etablissement d’un partenariat avec les associations commerçantes de Ouagadougou.

L’AFD a renouvelé son soutien à la région Bretagne pour la réalisation de ce projet pour la troisième année consécutive.

Une production écologique, intensive et sobre en eau et énergies

A terme, le but est de produire plus et mieux pour une alimentation de qualité abordable. Les producteurs associés au programme s’engagent à avoir un mode de production écologiquement intensif, économique en eau et en énergies.
La conservation des aliments sera elle aussi économe, en utilisant l’énergie solaire pour alimenter les structures frigorifiques.
Des missions d’étude et de formation en Bretagne sont organisées pour les responsables burkinabés du projet.

Ce programme s’inscrit dans les six objectifs énoncés par la région Bretagne :
-    Le développement économique endogène, créateur d’emplois et de valeur ajoutée
-    La formation et l’acquisition de compétences par les travailleurs du secteur concernés
-    Le respect de l’environnement à travers des pratiques biologiques, renouvelables et une meilleure gestion de la ressource eau
-    L’autonomie et l’intégration des femmes
-    Le regroupement des acteurs en coopératives
-    La mise en valeur de l’intérêt des territoires



 
 
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