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L’AFD souhaite développer ses partenariats avec les collectivités territoriales, les associer à la préparation et la mise en oeuvre de ses projets, et à bénéficier de leur expérience et de leur expertise.

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L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Un nouveau moyen de soutenir l'action de la coopération décentralisée

02/09/2014

L’AFD expérimente une facilité de financement des projets de coopération décentralisée. A travers cette facilité pilote, l’AFD encourage ces collectivités à construire des projets d’envergure nouvelle, centrés sur l’investissement, dans les pays pauvres prioritaires. Trois questions à Quentin Berinchy, coordinateur du projet.

Question : Pourquoi l’AFD souhaite-t-elle davantage financer les actions de coopération décentralisée des collectivités locales françaises ?
Les collectivités françaises sont depuis longtemps à l’initiative en matière de projets de développement. Leur soutien aux collectivités du sud prend généralement la forme d’une assistance à maîtrise d’ouvrage et vise le renforcement des capacités de la collectivité, comme lorsqu’elles forment les personnels des services techniques de la collectivité du sud, etc.
 
Il leur plus difficile, par contre, de soutenir leurs partenaires dans le financement de petits investissements locaux. L’AFD, en lien avec le ministère des Affaires étrangères, souhaite donc encourager les collectivités françaises à financer des investissements qui bénéficient au territoire du sud et qui soient catalyseurs d’une dynamique économique et sociale.
 
Pour les petites collectivités locales du Sud qui n’ont pas les moyens de financer ces besoins d’investissement, ni même d’emprunter sur les marchés, cette facilité est intéressante : la collectivité du Nord l’aide à boucler le plan de financement tout en l’accompagnant dans la programmation et dans le pilotage du projet.  
 
Cette facilité part du principe que sur des sujets territoriaux, les collectivités françaises engagées à l’international ont un vrai savoir-faire.
 
Elles sont les plus à même d’appuyer les collectivités du sud dans l’expérimentation de projets d’aménagement du territoire et de développement économique, les deux thèmes que nous avons retenus pour cette expérimentation. 
 
Quels projets ont été lancés à ce jour ?
Le premier est un projet de structuration de la filière maraîchère de la Région du Centre du Burkina Faso et est développé par la Région Bretagne. Le financement de l’AFD permettra la rénovation complète d’entrepôts de stockage réfrigérés situés à Ouagadougou et offrira à la filière maraîchère locale un outil pour la conservation des produits périssables (tomates, pommes de terre…) et leur commercialisation.
 
Le second est un dispositif qui a pour objectif d’encourager le dynamisme économique de la région de Kayes, au sud du Mali, via un soutien aux entreprises locales. Le projet est porté par la Région Nord Pas de Calais et sera piloté par le Conseil régional de Kayes.
 
Dans chacun de ces projets, la collectivité du sud joue un rôle central puisqu’elle programme l’investissement et passe les marchés, dont elle est bénéficiaire. Par ailleurs, elle met en mouvement un ensemble large d’acteurs locaux autour de son projet économique (autres collectivités, associations, entreprises) et assure la cohérence des actions menées.  
 
En écho, un ensemble large d’acteurs issus de la collectivité française (associations, entreprises, bureaux d’études) intervient, dans un échange entre « pairs », qui nous paraît très vertueux. 
 
En quoi cette expérimentation est-elle innovante ?
Cette facilité constitue tout d’abord, la première expérience de financement d’un projet directement accordé à une collectivité française et pour lequel l’AFD reste en retrait du cycle d’identification et de mise en œuvre.
 
Cette facilité est innovante, aussi, en ce qu’elle permet de financer la partie « investissement » des projets de développement quand les outils à disposition de la coopération décentralisée privilégient le financement du fonctionnement. Nous intervenons là en complémentarité de ce que fait le ministère des affaires étrangères et du développement international. 
Par ailleurs, elle autorise un échange d’expérience avec les collectivités françaises. En posant aux collectivités les questions que l’AFD se pose pour ses propres projets – en termes d’effets, d’impacts, de risques – l’Agence diffuse ses pratiques et son expérience à ceux qui souhaitent enrichir leurs modalités de travail. Nous apprenons en retour beaucoup sur la façon dont les collectivités mettent en œuvre leurs projets internationaux. 

Enfin, cette facilité nous rapproche des foyers français d’expertise. Celle des collectivités territoriales d’abord, mais aussi celle des autres opérateurs des territoires, tel que des établissements publics locaux ou encore les bureaux d’études, les entreprises, les associations, engagés dans ces projets de développement. 

Nous croyons à cette nouvelle façon de travailler avec la coopération décentralisée. Cela dit, comme pour toute expérimentation ou toute action, nous procéderons à une évaluation de ses résultats, à partir desquels nous pourrons dessiner ses perspectives d’avenir.


L'observatoire des communes de Polynésie française: un nouvel outil d'appui aux collectivités publiques locales

17/06/2014

L'agence AFD de Papeete a publié un observatoire des communes de Polynésie française, couvrant la période 2008/2012, disponible librement sous format électronique. La démarche suivie, originale par son champ d'études (il s'agit du 1er observatoire des communes publié pour une collectivité d'outre-mer du Pacifique), a vocation à répondre au besoin relayé par les acteurs publics locaux, de pouvoir disposer d'une base de données fiable permettant de rendre compte de la constitution des grands équilibres budgétaires des communes de ce territoire.

 

Lire aussi : L'entretien avec le directeur de l'agence de Papeete, Frédéric Audras

Une base de données adaptée aux besoins des acteurs locaux

Au-delà de considérations financières, cet observatoire tente d'expliquer, au travers des équilibres budgétaires constatés, une double spécificité: celles des communes de polynésiennes vis-à-vis des autres communes françaises, mais aussi celles des communes polynésiennes entre elles. L'examen des budgets permet ainsi d'établir un certain nombre de constats:

  • ces communes se singularisent dans le paysage institutionnel français par une très faible autonomie financière,
  • face aux tensions constatées sur leurs recettes, les communes ont opéré des efforts de gestion notables (notamment la réduction de la masse salariale),
  • face à la baisse de la commande publique globale, les communes ont maintenu un effort d'équipement, toutefois largement subventionné par l'État et la Collectivité de Polynésie française.

L'observatoire constituera un nouvel outil d'aide à la décision pour les communes et l'ensemble de leurs partenaires institutionnels (État, Pays) et privés (cabinets d'études, bailleurs de fonds), sur les sujets afférents au développement de ces collectivités, et dans la perspective des futurs partenariats financiers entre l'État et les acteurs publics locaux polynésiens pour la période 2015-2020.

L'agence prévoit de publier chaque année la mise à jour synthétique de l'observatoire intégrant les derniers comptes connus, et ce dès 2015.



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



La région Nord-Pas de Calais et l'AFD, partenaires d'un projet pour le développement économique de la région de Kayes au Mali

11/04/2014

La région Nord-Pas de Calais et la région de Kayes au Mali sont partenaires de coopération décentralisée depuis plus de vingt ans. Le partenariat est aujourd’hui centré sur le développement économique du territoire malien et a pour ambition de positionner Kayes comme une région leader au Mali. 

Région des « trois frontières », confrontée à l’arrivée de nouvelles usines, à la croissance de l’entreprenariat informel et à une arrivée important de nouveaux travailleurs, la région malienne a choisi d’engager une nouvelle étape de son développement. La région Nord-Pas de Calais en sera un partenaire important.

Elle appuiera le Conseil régional de Kayes dans la réalisation de diagnostics territoriaux, dans l’identification d’actions économiques et d’aménagement du territoire à mettre en œuvre. Elle l’appuiera dans son rapprochement avec l’Etat malien (formation dispensée par la région française en vue d’un contrat de plan Kayes / État malien).

L’intérêt de ce partenariat réside dans l’expertise que la région française – qui poursuit sa reconversion territoriale – est en mesure de partager avec son partenaire malien.

L'AFD apporte aujourd’hui son soutien à ce partenariat par un financement de 400 000 €. Celui-ci permettra à la région de Kayes, autour de projets concrets, de piloter des actions de développement économique (comme l’ouverture à Kayes d’une antenne de l’Agence pour la promotion des investissements) et de se rapprocher d’acteurs économiques clés dans la région comme la Chambre d’agriculture.
 


  Majdouline Sbaï, vice-présidente de la région Nord-Pas de Calais, en charge de la citoyenneté, des relations internationales et de la coopération décentralisée, lors de la signature de la convention, avec Jacques Moineville, directeur général adjoint de l'AFD

Pour l’AFD, une nouvelle modalité de travail avec les collectivités françaises

Ce financement fait partie des engagements pris par la France lors de la conférence des donateurs du 15 mai 2013, à Bruxelles, en faveur du Mali. Il contribuera à la relance de l’économie malienne, axe central de notre réponse à la crise malienne. Il devrait permettre aussi, à plus long terme, d’améliorer la légitimité de l’action publique vis-à-vis des citoyens et d’accompagner les ambitions maliennes en terme de décentralisation.
Ce projet constitue la deuxième expérience du genre pour l’AFD, après la signature en février 2014 d’une convention avec la Région Bretagne pour un projet au Burkina Faso.

L’Agence expérimente en effet, en lien avec le Ministère des Affaires étrangères et du développement international, une nouvelle modalité de travail consistant à financer des projets dont l’initiative et la mise en œuvre reviennent à une collectivité française.
A travers cette modalité, l’AFD encourage les collectivités françaises à construire des projets d’envergure nouvelle, dans les pauvres prioritaires et ciblant les besoins des collectivités du Sud en matière d’investissement local.



La Région Bretagne et l’AFD, partenaires pour le développement solidaire de la région Centre du Burkina Faso

26/02/2014

Le Président de la Région Bretagne, Pierrick Massiot, et la Directrice Générale de l’AFD, Anne Paugam, ont signé ce 26 février, en présence de Pascal Canfin, ministre du Développement, une convention financière visant à soutenir un projet de structuration d’une filière coopérative maraîchère, en région Centre du Burkina Faso. Un premier partenariat du genre pour l’institution financière publique.

 Un projet-clé d’une filière maraîchère durable et économiquement viable

La convention porte sur le financement d’une partie du programme d’investissements lié au stockage et à conservation des produits maraîchers. L’AFD s’est engagée à contribuer à hauteur de 600 000 €, soit 56% du coût total du programme, estimé à plus d’1 M€.

La construction et la rénovation d’entrepôts de stockage constitue une étape clé dans la structuration d’une filière maraîchère bio au Burkina Faso, dont l’origine remonte à début 2010, date de la signature d’un accord de coopération entre la Région Bretagne et la Région du Centre du Burkina. Une coopération de long terme visant à organiser toute la filière : de l’amont (appui aux 6 coopératives maraichères locales, diversification des productions…) à l’aval (commercialisation), en passant par le maillon déterminant du stockage et de la conservation. L’objectif ? Augmenter significativement la qualité de la production maraîchère, que pratique une importante partie de la population active. L’histoire agricole de la Bretagne, son puissant secteur maraîcher, et son engagement dans nombre de coopérations économiques réussies ont fait de la Bretagne un partenaire privilégié pour accompagner ce projet stratégique, qui devrait permettre, in fine, de créer des milliers d’emplois, et de contribuer à assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire du territoire burkinabé. Accompagné par la Région Bretagne, c’est le Conseil régional du Centre du Burkina Faso qui assure la coordination de l’ensemble du programme, sur la période 2011-2015.


De gauche à droite : Anne Paugam, Directrice Générale de l’AFD, Pascal Canfin, ministre du Développement et Pierrick Massiot, Président de la Région Bretagne. Photo : Cyril Bailleul

 

Le financement de l’AFD permettra la rénovation complète d’entrepôts de stockage réfrigérés situés à Ouagadougou, et offrira à la filière maraîchère locale un outil indispensable pour la conservation des produits périssables (tomates, pommes de terre…) et leur commercialisation.

 

Utiliser l'expérience d'une région française pour appuyer une collectivité du Sud

L’objectif de ce montage est d’exploiter les avantages comparatifs de la coopération décentralisée et l’expérience d’une région française pour appuyer une collectivité du Sud dans son programme d’investissement.  Cette nouvelle modalité permet ainsi à l’AFD de répondre aux besoins de collectivités du Sud tout en laissant le soin à une collectivité française de mettre en place le dialogue technique.

Avec cette nouvelle approche, testée en lien avec le ministère des affaires étrangères, l’AFD entend répondre à une demande des collectivités françaises qui souhaitent que l’AFD accompagne leurs propres initiatives tout en les encourageant à construire, avec exigence, des projets d’envergure nouvelle.

Ce partenariat avec la Région Bretagne, ouvre ainsi pour l’AFD, un nouveau volet de son intervention avec les collectivités locales françaises. Depuis 2007, elle est partenaire de plus de vingt collectivités territoriales françaises, dont 8 Régions.

Lors de la signature, Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD a précisé : "La Facilité, que nous testons actuellement en lien avec le Ministère des affaires étrangères, représente une occasion unique de soutenir à la fois les collectivités du Sud dans le financement de leur investissement local et les collectivités françaises dans l’expertise technique qu’elles mobilisent au bénéfice de leurs partenaires. Elle permet à l’AFD, au travers des avantages de la coopération décentralisée, de renouveler ses formes d’appui aux collectivités locales des pays pauvres prioritaires et d’accompagner une dynamique de croissance durable et de création d’emplois dans ces territoires".

Le Président Massiot quant à lui s’est réjoui de cette première expérimentation entre la Région Bretagne et l’institution financière publique : "Je forme le voeu que cette expérimentation puisse devenir un dispositif financier à part entière, tant nos collectivités sont déjà amenées, et le seront encore plus, à jouer un rôle majeur pour conduire et porter des projets de développement concrets et à intérêts réciproques pour nos territoires, afin de répondre à nombre des considérables défis de notre planète" a-t-il exprimé.

La Région Bretagne conduit, depuis 2008, un programme de renforcement des filières agricoles en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Elle est fortement engagée dans des coopérations en faveur du développement économique des territoires parmi les plus pauvres du monde : Burkina Faso, Haïti, Madagascar et Mali (filière coton bio équitable).



 
 
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